Saint-Étienne-du-Rouvray accueille les 14 et 15 décembre le championnat national de chiens de traîneau. Un championnat en deux manches qui rassemblera des dizaines d’attelages à La Sapinière. Pour sa onzième édition, la course de chiens de traîneau stéphanaise voit grand : cette année, c’est le championnat national qui va se dérouler en forêt du Rouvray les 14 et 15 décembre. Environ 140 attelages sont attendus, venus d’un peu partout de France et même de Belgique. À raison d’un à huit chiens par attelage, les samoyèdes, huskies, malamutes et groenlandais seront nombreux autour de La Sapinière.
La fédération française de pulka et traîneau à chiens (FFPTC), une des deux fédérations de mushers, organisatrice de ce championnat national, n’accepte dans les attelages que les chiens de race nordique. Le championnat se déroule en deux manches le samedi et le dimanche, avec chaque jour une épreuve de 7,5 km. "C’est un beau parcours, estime Yohann Henry, responsable du club stéphanais, le Tyee’s mushing club. La course en forêt est plus intéressante qu’en plaine. Il y a un peu de dénivelé, c’est un parcours technique, il faudra de bons chiens de tête." On parle là des chefs de file d’attelages, ceux ou celles qui donnent le rythme, qui répondent aux ordres et savent emmener tout l’attelage quand il faut tourner ou s’arrêter. "Nous souhaitons faire de cette course un bel événement", ajoute Yohann Henry. À côté de la course, qui a le soutien de la Ville et du Département, le club prévoit un marché de Noël à La Sapinière les deux jours pour proposer aux visiteurs quelques stands de producteurs locaux.
Ceux qui s’étonnent de voir une ville normande accueillir un championnat de chiens de traîneau apprendront avec intérêt que le rendez-vous stéphanais est une des plus anciennes courses hors neige du pays, et que les mushers ne sont pas toujours des montagnards, ils sont même très nombreux dans le Nord-Ouest de la France, du Nord à la Bretagne. Comme Yohann Henry, horticulteur à Quincampoix avec sa femme Marie-France, et musher passionné. "On commence avec un husky et, si on aime la nature, on court avec lui, explique-t-il. À l’occasion, on découvre la course de traîneau et on se dit que c’est mieux que le VTT avec le chien à côté. Et après, on commence les compétitions."
Il dispose aujourd’hui de 19 chiens. "Chacun a ses différences, le malamute, c’est l’endurance, le husky, c’est le sprint." De course en course, Yohann Henry est aujourd’hui responsable à la fédération, chargé de la logistique et du contrôle des karts. Lors des courses, les pulkas et karts – mais aussi les chiens – sont très contrôlés, encore plus pour ce championnat national où l’attelage doit être le même lors des deux manches.
• À La Sapinière, chemin des Cateliers. Courses samedi 14 décembre à partir de 11 heures, jusqu’à 16 h 30, dimanche 15 décembre à partir de 10 heures jusqu’à 16 heures. Il est conseillé d’éviter de promener son chien en forêt ces deux jours.