(fil-fax 17/12/13)
La première des socialistes à Fécamp, la députée Estelle Grelier, trouvera sur sa route une autre liste de gauche, lors des prochaines élections municipales : elle sera emmenée par des militants et des élus du courant de gauche du PS qui ont quitté le parti en octobre dernier. Ils voulaient marquer ainsi leur différence avec la politique du gouvernement « pas à la hauteur des promesses électorales » mais aussi protester contre l’opacité qui règne, selon eux, dans le passage de témoin entre le maire sortant Patrick Jeanne (PS) qui ne se représente pas et Estelle Grelier.
Sur cette liste figureront des membres du Parti de Gauche ainsi que des communistes, en particulier l’adjoint au maire Maurice Richard. Dans leur déclaration d’intentions publiée samedi, les candidats soulignent que « la politique n’est l’apanage ni de carrières personnelles ni d’intérêts à court terme ». Une phrase qui vise clairement Estelle Grelier à qui ils reprochent d’attendre 2017 pour se mettre en conformité avec la loi sur le cumul des mandats.
Cette annonce coïncide avec le lancement de la campagne de Marie-Agnès Poussier-Winsback conseillère régionale UMP de Haute-Normandie, tête de liste de la droite et du centre. En inaugurant sa permanence samedi, la candidate qui est conseillère municipale d’opposition depuis 2001 a pris l’engagement de baisser les impôts si sa liste l’emporte.
Dans cette ville de 19.000 habitants où la gauche l’avait emporté haut la main dès le premier tour en 2008 avec 67% des suffrages, deux autres listes sont en préparation. Celle du Front National sera conduite par Geneviève Salvisberg qui a obtenu 14,6% aux élections législatives dans la 9ème circonscription. Celle de Bernard Corruble annoncée dès août reste à confirmer. Cet électron libre qui affirme n’appartenir à aucun parti politique veut « faire bouger les choses » dans la campagne. Enfin l’incertitude règne toujours sur une éventuelle entrée en lice de Frédérique Bredin qui fut maire PS de 1989 à 1995 et qui est actuellement directrice du Centre national du cinéma (CNC).
Dominique Aubin