Jeannot Djereke , 49 ans semble un peu perdu dans tout ce tumulte provoqué par le refus de l’administration d’accepter la transformation de ses douze dernières années de contrats à durées déterminées en un contrat à durée indéterminée tel que, selon l’intersyndicale UNSA-FO-FSU-CFDT-CGT, « il aurait pu bénéficier ». Seulement voilà. La loi a ses raison que la raison de connaît pas… « En fait », explique Philippe Costa le secrétaire général de l’UNSA, « ce dossier est scabreux. Notre collègue Jeannot qui a oeuvré au sein de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF)depuis plus d’une dizaine d’années, a été versé, a un moment de sa carrière, chez France-Agrimer, autre établissement public. En janvier dernier, ce dernier a signifié à Jeannot la non reconduction de son contrat. Il pensait alors pouvoir bénéficier de la loi du 12 mars 2012, relative à l’accès à l’emploi public qui prévoit entre autre, « qu’un contractuel puisse avoir accès à un contrat à durée indéterminée après avoir vu renouvelés plusieurs contrats précaires ». Or, les instances du ministère ont refusé ce droit à Jeannot Djereke, arguant du fait que la loi stipule que les contrats antérieurs doivent avoir été émis par un seul employeur. Pour elles, « monsieur Djereke a été employé par la DRAAF et par France-Agrimer, ce qui fait donc deux! ». Daniel Heudron, délégué départemental de l’UNSA s’en indigne : « France-Agrimer est sous la tutelle du ministère de l’agriculture, cela en fait donc une subdivision et non un employeur différent… ». Réunis dans les locaux de la cité administrative vendredi dernier, les représentants de l’intersyndicale ont réitéré leur revendication en faveur de leur collègue. « La possibilité d’obtenir une dérogation à la loi du 12 mars 2012 en vue de faire accéder Jeannot Djereke à une « cédéisation » après 12 années de loyaux services à la DRAAF et à France Agrimer ». « Ce qui nous consterne le plus, c’est la fin de non recevoir de tous les courriers que nous avons adressés aux différents intervenants et, notamment à la ministre Marylise Lebranchu. Nous nous heurtons à un mur de silence alors que ce problème pourrait être solutionnée de manière rapide permettant à monsieur Djereke d’envisager de nouveau l’avenir sereinement.
