Un poids lourd en panne sur l’A86 à Thiais : circulation difficile sur 13 km
Découvrez la nouvelle présentation de mon blog
Vous pouvez découvrir mon nouveau blog à cette adresse : http://dominiquegambier.fr/
L’équipe première du GAC football retrouve l’excellence
L’équipe première du GAC football jouera la saison prochaine en championnat excellence et la réserve en troisième division. Les U 18 terminent premiers de leur groupe.
SPLENDEUR de l’EVIDENCE NORMANDE: une belle infographie parue dans Ouest France
L’évidence normande débarque dans les pages ligéro-bretonne du quotidien Ouest France: c’était hier, le 4 juin 2014, à la page 3 mais surtout à la page 6 de l’édition caennaise de Ouest-France avec une page quasi intégrale (comme les plages le jour du DDay) conquise de haute lutte par Xavier Oriot, le journaliste de la rédaction caennaise de OF qui rend compte de la matière normande depuis des années: qu’il soit salué cordialement ici !
http://www.ouest-france.fr/fusion-des-regions-une-grande-normandie-de-33-millions-dhabitants-2595521
La Normandie réunifiée comptera 3,3 millions d’habitants. Plus de 1,8 million d’habitants venant de la Haute Normandie, près d’1,5 million de la Basse-Normandie.
C’est aussi en Haute Normandie que se trouve le département comptant le plus d’habitants : 1 276 908 Seinomarins. L’Orne avec ses 290 891 habitants est le plus petit et le plus rural des cinq départements normands.
Rouen, plus grande communauté d’agglomération
La plus grande communauté d’agglomération, qui devrait obtenir le statut de métropole en 2015, est Rouen qui s’étend jusqu’à Elbeuf et Austreberthe (Crea). Elle compte 494 000 habitants dans 71 communes. Suivent Caen-la-Mer, et ses 241 000 habitants pour 35 communes et la Communauté d’agglomération du Havre (Codah) : 238 000 habitants pour 17 communes.
LIRE AUSSI : Quelle capitale pour la Normandie réunifiée ?
Un PIB de 86 milliards d’euros
Le Produit intérieur brut (PIB) de la Haute-Normandie s’élevait en 2012 à 49 milliards d’euros (14e région de la France métropolitaine), celui de la Basse-Normandie, 36 milliards, pointait au 19e rang sur 22. Ensemble le PIB atteindra plus 86 milliards d’euros et fera de la nouvelle Normandie unifiée la dixième des quatorze régions françaises.
Ressemblances, différences
Les deux sœurs siamoises ont de profondes différences. Si elles sont toutes les deux agricoles, la Haute Normandie est plus industrialisée depuis le XIXe siècle avec des unités plus importantes dans les métaux, la construction, les activités portuaires ou la pétrochimie au Havre et dans la vallée de Seine… Certaines industries comme l’automobile et les chantiers navals ont été secouées par des restructurations économiques.
À l’opposé la Basse Normandie n’est pas seulement agricole comme on le croit. Après la fermeture de la Société métallurgique de Normandie (SMN) il y a vingt ans, Tréfimétaux, Moulinex, les arsenaux… il reste peu de grandes unités industrielles mais des PME et TPE disséminées dans le milieu rural. À côté l’automobile, l’industrie électrique et électronique se sont développées dans les années soixante.
L’agroalimentaire est important en Basse Normandie avec le puissant groupe Agrial et des coopératives comme Isigny Sainte-Mère qui vend son lait pour bébé en Chine. La recherche s’y est développée notamment dans la médecine nucléaire pour traiter les cancers. Caen est dans ce domaine au rang de villes européennes deux à quatre fois plus importantes.
Des économies complémentaires
Les économies de deux Normandie sont complémentaires. Industrie d’un côté, agriculture de l’autre. La grande Normandie va devenir la troisième région française pour l’aéronautique derrière le Midi-Pyrénées et l’Île de France. Avec les grands groupes (Thalès, Safran…) en Haute Normandie et un tissu de PME performant en Basse.
Dans les convergences, il y a encore la façade maritime avec 610 km de côtes du Mont Saint-Michel au Tréport : 470 km en Basse Normandie et 140 en Haute Normandie. Avec, au cœur de la baie de Seine de Cherbourg à Dieppe, Le Havre, porte maritime de la France et de l’Europe.
Les deux Normandie se sont lancées toutes les deux mais séparément dans les énergies marines renouvelables avec des projets d’usines à Cherbourg et au Havre pour monter les mâts et pales d’éoliennes offshore des champs au large de Courseulles en Basse-Normandie et du Tréport en Haute Normandie. Les consortia étaient différents : Alstom-EDF en Basse Normandie et Areva-GDF au Havre.
Une grande région touristique
La Normandie est aussi une région très touristique du Mont Saint-Michel qui accueille quelque 2,5 millions de visiteurs par an dont 10 % de Japonais aux Falaises d’Étretat, les boucles de la Seine, Honfleur… en passant par les plages du Débarquement candidates pour figurer au patrimoine mondial de l’Unesco.
Enfin la culture avait aussi anticipé ce rapprochement. Le festival Normandie impressionniste en 2010 et 2015 sur les deux régions a attiré près de 2 millions de visiteurs. Le prochain est programmé en juin 2016… dans une seule Normandie.
Commentaire de Florestan:
Malgré tout, il y a encore une erreur d’appréciation dans cette infographie: la population donnée pour Caen Rouen et Le Havre est celle des communes centres d’agglomération respectives alors que ce sont les agglomérations qui vont compter:
ROUEN: 595 000 habitants
LE HAVRE: 350 000 habitants
CAEN: 225 000 habitants
Sur la même page était à lire un article sur nos deux présidents de région désormais normands (on sait bien que l’un l’était avant l’autre…) :
On pouvait lire aussi le témoignage de grands acteurs régionaux qui se préparaient déjà depuis longtemps à l’évidence de l’unité normande :
Enfin, on pouvait lire une excellente mise au point proposée par le géographe universitaire caennais Pascal Buléon sur le potentiel d’une Normandie en tant que grande région maritime:
Vanessa défend sur M6 la « Plus belle région de France »
C’est une exploitation agricole du pays de Bray qui contribuera à représenter la Haute-Normandie pour l’émission TV « La plus belle région de France » qui sera diffusée jeudi 5 juin sur M6.Et plus précisément, la ferme du Mont au Bec d’Haussez. Vanessa, installée depuis 2010, y travaille avec son frère. « Nous avons été prévenus par les Défis […]
Cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement: avez-vous votre AUSWEISS ?
A l’instar de la colère de la population brésilienne à la veille de l’organisation de la coupe du Monde de football, les populations normandes directement concernées par l’organisation des cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement sont quelque peu agacées par l’ampleur du dispositif policier, de sécurité et par la mise en place d’une véritable zone interdite littorale toute la journée du 6 juin 2014 entre Isigny à l’Ouest et Ouistreham à l’Est avec le périphérique de Caen fermé au Nord et à l’Ouest quasiment toute la journée, avec des routes interdites à la circulation dans la « ZCR » (pour Zone de Circulation Régulée) et des écoles qui restent ouvertes et des entreprises qui doivent continuer de travailler car le préfet de région de Basse-Normandie n’a pas cru bon octroyer un jour férié en Normandie pour commémorer la mémoire des victimes civiles normandes et les héros libérateurs du 6 juin 1944.
La réponse de la préfecture du Calvados est plutôt consternante quand elle rappelle qu’il fallait veiller à l’accueil et à la circulation de 28000 invités avec plus de… 6000 militaires ou policiers. Faut-il, par exemple, casser les oreilles des Caennais ou des habitants de Bénouville avec de gros hélicoptères militaires en station quasi permanente? Fallait-il interdire toute sortie en mer pour les pêcheurs entre Isigny et Ouistreham? Au risque de rappeler les mauvais souvenirs de la zone interdite littorale de l’occupant nazi chassé de la terre normande par les héros de l’opération Overlord il y a 70 ans: les crânes d’oeuf de la préfecture du Calvados ne savent, visiblement pas ce qu’un symbole peut signifier !
Commémorations du 70e anniversaire du D-Day: la galère des riverains
-
- Publié le 04/06/2014 à 14:48
La zone de circulation régulée, destinée à « acheminer à temps et dans de bonnes conditions 28.000 invités », concerne 145 communes qui s’étendent de Ouistreham au département de la Manche. Un « chamboulement » qui met les entreprises et les salariés sur les dents.
Si les commémorations du 70e anniversaire du D-Day soulèvent l’enthousiasme de toute une région, elles font aussi monter la grogne de nombreux riverains. Le dispositif de circulation très restreinte prévu pour le 6 juin dans tout le département entrave les déplacements des travailleurs, malgré la mise en place de laissez-passer pour eux et pour les résidents. « C’est bien beau les hommages et les frais au gratin mais pas au détriment du boulot des gens qui ne peuvent pas se permettre de chômer en ces temps de crise », rage Henri, entrepreneur de la région.
La ZCR (zone de circulation régulée) concerne 145 communes qui s’étendent d’Ouistreham au département de la Manche. Un périmètre dans lequel certains axes seront totalement fermés de 6 heures à 18 heures, 14h30 pour d’autres. Comme la N13 et la 4 voies Caen-Ouistreham ou encore le périphérique nord, entre la porte de Bretagne et la porte de Paris, qui sera fermé dans les deux sens. Quant aux aéroports de Carpiquet et de Deauville, ils seront fermés à tout vol commercial. Camions de plus 7,5 tonnes, engins agricoles mais aussi bateaux au large des sites choisis sont également interdits de séjour dans le Calvados le jour J. Enfin, les transports en commun seront maintenus mais « forcément impactés », concède la préfecture du Calvados, à Caen. Idem pour les transports scolaires dont «des perturbations sont à prévoir». La gare routière de Caen, elle, sera même déplacée.
5500 gendarmes, 2000 policiers et 500 militaires
« Démesuré » pour certains, le dispositif a un objectif: « acheminer à temps et dans de bonnes conditions 28.000 invités », rappelle le sous-préfet de Bayeux, Benoît Lemaire, en charge de ce dispositif. Outre les questions de sécurité liées à la présence de nombreux chefs d’État et personnalités, les autorités veulent surtout éviter un accident de la route qui compliquerait très vite la circulation. Les événements vont mobiliser pas moins de 5500 gendarmes, 2000 policiers et 500 militaires, indique la préfecture.
Le « chamboulement » met les entreprises et les salariés sur les dents, témoigne Christian, commercial dans la région. « Leurs impératifs ne s’arrêtent pas avec les cérémonies, peste-t-il. Le chiffre d’affaires d’une journée, les rendez-vous avec la clientèle, ça compte pour tout le mois! » Pour Chantal, dans l’entreprise familiale de livraison de fioul, « c’est la galère! ». Le transport des produits dangereux est particulièrement proscrit par le dispositif. Toutes les livraisons du 6 juin ont donc été « gelées ». Benjamin, lui, a pu s’organiser: il fera du télétravail ce jour-là. Informaticien, il habite près de Caen mais travaille à Saint-Lô, à une soixantaine de kilomètres. « Pour moi, c’est un moindre mal, dit-il, mais c’est un vrai souci pour beaucoup d’autres qui ne peuvent pas avoir cette souplesse. Il faut se dire que c’est un dispositif exceptionnel, qui apportera peut-être un bénéfice à terme pour l’image de la région », positive-t-il.
Lire aussi:
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/05/01016-20140605ARTFIG00101-70e-anniversaire-du-d-day-les-normands-se-sentent-exclus-de-la-fete.php
70e anniversaire du D-Day : les Normands se sentent exclus de la fête
-
- Par Judith Duportail
- Mis à jour le 05/06/2014 à 11:44
REPORTAGE – Le préfet de Basse-Normandie a clairement déconseillé aux habitants de venir assister aux cérémonies officielles du 70e anniversaire du débarquement.
Envoyée spéciale
«C’est marrant, j’ai l’impression de vivre en zone occupée, alors qu’ils étaient nos libérateurs. Partout dans les rues il y a des soldats. Devant l’école de ma fille, il y a même un campement d’Anglais», sourit Cécile, jeune trentenaire normande. Impossible en effet de se promener dans les rues de Caen ce jeudi sans croiser un escadron militaire, une jeep, ou qu’un soldat américain ou britannique vous salue d’un «hello» retentissant. Une atmosphère curieuse qui amuserait les habitants si elle n’était pas accompagnée d’une foule de désagréments. Pour les habitants de Caen, Ouistreham et alentours, les commémorations du 70e anniversaire du débarquement sont plutôt synonymes de galère. Avant l’arrivée des convois officiels, les routes sont déjà surchargées dans les zones où la circulation est autorisée. Vendredi, les embouteillages promettent d’être mémorables: le convoi de Barack Obama et de ses collaborateurs occupe à lui seul trois kilomètres de route.
«Comme si on faisait une grande fête chez vous sans vous inviter»
Un habitant de Ouistreham
Mais il y a plus que la galère, que les Normands réputés flegmatiques et taiseux comme leurs voisins d’en face Britanniques prennent avec philosophie. Il y a le sentiment d’être exclus. «C’est comme si on faisait une grand fête chez vous sans vous inviter», résume Jérôme, sous le soleil, devant l’église de Ouistreham. Très peu sont en effet conviés aux cérémonies officielles, et le préfet de Basse-Normandie leur a carrément déconseillé d’y venir. Pour ceux qui tenteraient quand même d’y assister, la préfecture a distribué des dépliants informatifs. Il y est notamment indiqué de «prendre un bon petit déjeuner, car manger un sandwich dans un cimetière ne sera pas apprécié», raconte Yvette, bientôt 70 ans et autant de temps passé en Normandie. «Ils nous prennent pour des rustres? Qui va s’imaginer ramener son sandwich au camembert pendant une commémoration?» Patrick se souvient que les cérémonies du 40e anniversaire du débarquement étaient elles nettement plus populaires. «La foule défilait dans les rues de Caen, même la reine était venue à la rencontre de la population.» S’ils ne sont pas conviés à la fête, il convient de rappeler que les habitants ne sont pas complètement oubliés. François Hollande doit prononcer vendredi matin à Caen un discours pour rendre hommage aux 20.000 victimes civiles normandes, mortes lors des batailles qui ont suivi le débarquement. C’est la première fois qu’un hommage aussi explicite leur est rendu lors d’une commémoration.
Commentaire de Florestan:
Beaucoup de Caennais et de Normands resteront chez eux le 6 juin 2014 parce qu’ils n’ont pas eu le temps, ni l’envie ou les moyens d’aller à la mairie ou la préfecture à des horaires parfois peu adaptés un « ausweiss » pour circuler dans ladite ZCR. Ne parlons même pas des précieuses invitations pour assister aux cérémonies qui sont distribuées aux amis des amis de Monsieur le Maire ou de Madame la députée: cet entre soi aussi ridicule que mesquin en vient même à décourager les héros encore les héros survivants. Ainsi, cet ancien du commando Kieffer qui a débarqué à Ouistreham témoigne pudiquement de son amertume:
70e D-Day. Le 6 juin 1944, le commando Kieffer fonçait sous les balles
-
Yves Meudal (1er à gauche) fut l’un des 177 Français du commando Kieffer ayant participé au Débarquement, le 6 juin 1944, en Normandie. | Crédit photo : DR
Ancien commando Kieffer, dont il est l’unique survivant originaire des Côtes-d’Armor, le Pleubiannais raconte le Débarquement, tel qu’il l’a vécu, à Sword Beach.
Témoignage
Il y a 70 ans, les 177 commandos Kieffer étaient les seuls Français à participer au Débarquement, le 6 juin, sur la plage de Ouistreham, nommée, pour l’opération Overlord du D-Day, Sword beach. « Quand on a 20 ans et que son pays est occupé, on veut se battre, tout simplement », explique Yves Meudal, Pleubiannais de 91 ans aujourd’hui.Marin novice depuis l’âge de 14 ans, il profite d’une escale de son cargo à Dakar, en 1942, pour embarquer sur un autre navire et rejoindre l’Angleterre. Dans les Forces françaises libres, il est volontaire pour les commandos mis sur pied par Philippe Kieffer, capitaine de corvette alsacien.
« Nous étions quatre des Côtes-du-Nord, comme l’on disait à l’époque. Il y avait avec moi Yves Quintric, un autre Pleubiannais, lui aussi marin de commerce et qui avait rejoint Londres par l’Amérique et le Canada. Nous avons été surpris de nous retrouver. Lui, avait le matricule 58 et moi le 59, se souvient le vétéran. Il y avait aussi Yves Guillou, de Ploubazlanec, qui a vécu aussi neuf ans à Pleubian avant son décès, et Robert Le Rigoleur, de Châtelaudren. Malheureusement je suis le dernier survivant. »
Le Jour J
L’entraînement en Écosse était très dur, beaucoup renonçaient. « Nous étions consignés à Southampton depuis huit jours. On se doutait bien que le moment tant attendu arriverait, mais nos officiers nous avaient juste informés qu’il allait y avoir de la casse et que beaucoup ne reviendraient pas, se souvient Yves Meudal. Nos cartes étaient muettes. Pas une indication de nom de lieu. On savait juste qu’il nous fallait rejoindre les ruines d’une ancienne colonie de vacances, pour nous abriter. Nous étions avec des commandos britanniques, sous haut commandement anglais. Il y avait aussi des Polonais, des Belges et même des Allemands qui combattaient le nazisme. »Le 6 juin, à 6 h 45, il sautait des barges, redécouvrant la France : « Mais pas le temps de regarder le paysage ! Bien que surpris, les Allemands tiraient de partout et la plage était minée. On nous avait appris qu’il fallait suivre le fil blanc déroulé par les démineurs, mais on n’a pas eu le temps d’attendre. Sous les balles, on a foncé, traversé les 400 m de sable à découvert et on s’est regroupé dans la ruine prévue. Sauf cinq ou six camarades déjà tués sur la plage. Puis, durant 3 heures de combats acharnés, nous avons nettoyé Ouistreham, dont le casino, pris à 9 h 30, grâce à l’aide d’un char Sherman réquisitionné par le commandant Kieffer. »Dans l’après-midi, les hommes du commando rejoignaient les rives de l’Orne, et le célèbre pont de Bénouville, Pegasus bridge, tenu depuis la nuit par les Royal marines, aéroportés en planeurs. Au soir de cette journée, dix commandos avaient été tués et 31 blessés, dont le commandant Kieffer.
Les premiers Français
« À Ouistreham tout le monde se terrait et il fallait se méfier des snipers. Pas le temps de discuter. Ce n’est que le soir, à Amfreville, que nous avons pu souffler un peu. » Les Français qui les voyaient n’en croyaient pas leurs yeux. « Des Anglais ou des Américains, oui. Mais des Français qui débarquent, on n’aurait jamais cru ! », leur disaient-ils.
Ce n’est qu’en 2004 que la France a marqué sa reconnaissance à ces héros oubliés, en décernant la Légion d’honneur aux commandos encore en vie. Cette année, pour le 70e anniversaire, Yves Meudal ne sera pas à Ouistreham comme les autres fois. « Tout était réservé pour les officiels. Il n’y avait pas de place pour nous. On n’a jamais beaucoup compté », regrette-t-il, un peu amer, mais la mémoire emplie encore de tous ses souvenirs.
Sauvons l’Europe : « Nous accusons !
Je soumets à votre lecture ce billet très offensif de l’association « Sauvons l’Europe » « Le 25 mai 2014, l’Europe a vécu un jour historique. Pour la première fois, une élection démocratique à l’échelle du continent a eu lieu pour choisir le président de la Commission européenne et le mandat politique de cette dernière. …
Elbeuf : interpellés en flagrant délit
Lundi 2 juin, trois hommes ont été interpellés alors qu’ils étaient en plein trafic de stupéfiants à Elbeuf.
Les architectes ouvrent leurs portes
Demain et samedi, les cabinets d’architectes ouvriront leurs portes pour faire découvrir leur métier.
Cérémonies du Débarquement de Normandie : 5 500 gendarmes, 2 000 policiers
Sur fond de conflit ukrainien, entre menaces terroristes et affluence record, la sécurité est ultra-renforcée pour les cérémonies du Débarquement. 11 000 hommes sont sur le pont.
L’ombre de Tiananmen plane toujours
C’est une date qui, encore aujourd’hui, donne des sueurs froides aux hiérarques chinois. Le 4 juin 1989, le « printemps de Pékin », qui avait éclos sur la place Tiananmen quelques semaines auparavant, avec l’espoir de voir émerger une société réellement démocratique, était violemment maté par l’armée. Bilan : des centaines, voire des milliers de victimes. Vingt-cinq ans plus tard, les autorités imposent à la population une « amnésie collective » à propos de ces événements, toujours qualifiés, selon la rhétorique officielle, « d’émeutes contre-révolutionnaires ». Cette année, la répression est nettement plus active: plusieurs dizaines de militants des droits humains et d’intellectuels ont été assignés à résidence. Reflet d’une restriction patente des libertés individuelles, la censure idéologique imprime sa marque partout, dans la presse et sur Internet. Pour autant, certains dissidents refusent de se laisser intimider, à l’instar des membres de l’ONG Open Constitution Initiative (Gong men) ou du mouvement Weiquan. La contestation a changé de visage : hier, la « rébellion et la critique » tenaient le haut du pavé ; à présent, elle s’exprime par le rejet des « valeurs modernes », notamment du consumérisme. Le pouvoir chinois n’a pas le choix : s’il veut préserver le « miracle de la croissance », il ne peut séparer plus longtemps réforme économique et libéralisation politique. L’écrivain Ma Jian veut croire que le « courage » des héritiers de Tiananmen – goutte d’eau dans un océan de 1,3 milliard de citoyens – tirera la jeunesse de son « apathie ». Depuis 1989, le Parti communiste s’est montré étonnamment habile pour gérer une série de crises. Mais il devra l’être davantage s’il veut se maintenir au pouvoir encore vingt-cinq ans.
Sept accidents en dix ans sur le passage à niveau de Pavilly, près de Rouen
La 7e édition de la Journée nationale de sécurité routière aux passages à niveau s’est tenue, pour la Normandie, à Pavilly, près de Rouen, mardi 3 juin 2014. Explications.
Le CGT poursuit sa campagne sur le coût du capital

Le CGT poursuit sa campagne sur le coût du capital Le CGT lance une campagne sur le coût du capital Pierric Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, lance la campagne sur le coût du capital et crée un point d’indice permettant d’évaluer le poids, de plus en plus lourd, des dépenses des[…]
[Vidéo] La Haute-Normandie à l’honneur sur M6, jeudi 5 juin 2014
La nouvelle émission de M6 destinée à élire la plus belle région de France fait escale en Haute-Normandie, jeudi 5 juin 2014. Partez à la découverte des trésors de la région.
Exposition au Tétris, du 10 juin au 12 juillet 2014
FORT DE TOUNEVILLE, LE HAVRE, GRATUIT Découvrez ‘L’instrumentarium’,…
Découvrez l’archéosite mérovingien de Blangy-sur-Bresle, jusqu’au 8 juin 2014
Du vendredi 6 juin au dimanche 8 juin 2014, l’archéologie est à la fête en France. À cette occasion, vous pourrez partir à la découverte de sites anciens. Coups de cœur de 76actu.
Fin des départements: un moratoire sur la construction du futur siège de la Métropole
Nous remettons en ligne un article paru sur le blog le 5 juin 2014. Il reste complètement d’actuallité. Millefeuille, clafoutis, Paris-Brest, bûche, le président a jeté un sacré coup de pied dans la pièce montée institutionnelle. Le même jour, Laurent […]
A Valérie Fourneyron, notre soutien, notre amitié
La Fédération de Seine-Maritime du Parti Socialiste adresse à Valérie Fourneyron ses vœux chaleureux de soutien et…
Rouen : au bout de l’égalité, marche des fiertés
JEUDI 5 JUIN, Mairie de ROUEN, à 15H Conférence de Presse sur la Marche des Fiertés. La…
URGENCE ! Y aura-t-il encore du camembert à CAMEMBERT?
Alors que la Normandie va pouvoir se réunifier et qu’elle va être célébrée par le Monde entier, alors qu’une campagne de publicité présente sur les murs de nos villes les quatre fromages normands AOC au lait cru, voici que nous apprenons une nouvelle pour le moins consternante:

Le camembert pourrait disparaître de Camembert
-
- par Eric de La Chesnais
- Mis à jour le 03/06/2014 à 19:14
- Publié le 03/06/2014 à 18:08
L’unique fabricant de la commune de Camembert dans l’Orne cherche un repreneur. Pour l’instant personne ne s’est manifesté pour reprendre une affaire pourtant rentable de 600.000 euros de chiffre d’affaires.
Le camembert pourrait bientôt ne plus faire partie du patrimoine du petit village de Camembert, dans l’Orne. Le dernier fabricant de ce fromage à pâte molle et croûte fleurie, né il y a plus de deux siècles et qui bénéficie d’une Aop (appellation d’origine protégée), cherche un repreneur. Mais les candidats ne se bousculent pas au portillon de la fromagerie Durand. Cette affaire artisanale est pourtant rentable; elle vend ses camemberts au prix moyen de 3,80 euros l’unité et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 600.000 euros par an, avec trois associés et deux employés. «Nos clients sont les grossistes spécialisés qui fournissent les crémeries et épiceries fines, comme Odéon à Rungis, ainsi que 10% de vente directe à la ferme», commente Nadia Durand, l’une des trois associés de la fromagerie, épouse du fondateur, François Durand. En revanche, les camemberts Durand ne côtoient pas les rayons de la grande distribution.
Revers de la médaille, «c’est un travail très contraignant, qui demande une présence 7 jours sur 7 à la ferme. En 25 ans, nous avons dû prendre 11 jours de vacances avec mon mari et nos 3 enfants, ajoute-t-elle. Son mari François fabrique les fromages, à raison de 600 par jour. Leur beau-frère, Nicolas, s’occupe des 70 vaches laitières qui doivent être -pour moitié au moins selon l’Aop-, des vaches de race normande. «Il faut 2,25 litres de lait par camembert moulé à la louche en cinq couches successives, avec un temps de repos de 45 minutes entre chacune des cinq louchées», précise-t-elle. Les journées de travail commencent à 6h30. Elles se terminent 13 heures plus tard.
Des clients du monde entier
Aucun des trois enfants des Durand ne veut prendre la suite. «Notre aîné Maxime, est cuisinier dans un restaurant gastronomique à Caen; le second, Pierre se prépare à être infirmier et notre dernière, Eloane, est en CP», détaille Nadia. A 46 ans, elle voudrait souffler un peu, son mari, âgé de 52 ans, aussi. «Nous aimons le fromage et avons un projet en tête dans la vente en Normandie qui nous donnerait plus de temps libre», indique-t-elle.
En attendant qu’un successeur se présente à Camembert, la mairie suit l’affaire avec attention. «Cela nous inquiète énormément. Avec le musée sur le camembert cela forme un ensemble cohérent, indique la première adjointe Cécile Leblanc. Mais que pouvons-nous faire, il s’agit d’une affaire privée», rappelle-t-elle, un brin fataliste.
Commentaire de Florestan:
ça rumine dans les champs, ça va ruminer dans les réseaux sociaux… Mais ça roupille au conseil municipal de Camembert ! Au lieu de fermer la fromagerie, on devrait plutôt fermer la mairie ! Personne n’en ferait … un fromage !
On attend le coup de gueule (un de plus !) de l’ami Périco LEGASSE…
VOIX SUR SEINE 2014: Un nouveau festival de qualité s’annonce!!!
![]() |
| http://www.voix-sur-seine.fr/ |
http://mannevillais.blogspot.com/
Pour l’abandon des poursuites contre Emmanuel Giboulot, viticulteur Bio ayant refusé l’épandage de pesticides
Fait de société : Pétition
Pour l’abandon des poursuites contre Emmanuel Giboulot, viticulteur Bio ayant
refusé l’épandage de pesticides
Pétition de Raphaël Vanmansart
« Aujourd’hui, un viticulteur encourt 30 000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement pour avoir refusé de traiter, à titre
préventif, sa propre production avec des pesticides. Retour sur une affaire étonnante qui révèle l’incompatibilité et l’incompréhension entre deux modes de production agricole : le conventionnel
et la biodynamie.
Juin 2013 : dans le cadre de la lutte contre un insecte vecteur d’une maladie de la vigne, la cicadelle (Scaphoideus titanus), agent
vecteur de la flavescence dorée, un arrêté préfectoral impose « dans toutes les vignes en production ou non (…) une application unique d’un insecticide disposant d’une autorisation de mise sur
le marché pour cet usage. » Ceci sur « l’ensemble des vignobles de la Côte d’Or excepté ceux du Châtillonnais et de l’Auxois ».
Emmanuel Giboulot, viticulteur engagé en biodynamie, un mode de culture relativement proche de l’Agriculture Biologique, exploite 10
ha de côtes-de-beaune et de hautes-côtes de nuits. Or, la biodynamie rejette catégoriquement l’épandage préventif de pesticides. C’est pourquoi, au début de l’été 2013, il refuse de traiter ses
vignes contre la flavescence dorée, comme l’exige l’arrêté. Comme d’autres viticulteurs qui s’y opposent, il s’expose alors aux dispositions pénales prévues à l’article L 251-20 du code rural et
de la pêche maritime, c’est à dire « six mois d’emprisonnement » et « 30 000 euros d’amende », rien que ça.
Emmanuel Giboulot, exploitant bio, est alors contrôlé par la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt
(Draaf), fin juillet et fait aujourd’hui l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur de la République du tribunal d’instance de Beaune pour infraction au Code rural. »(Source
notre-planete.info)
La comparution devant le tribunal de Beaune initialement prévue en décembre, a été reportée au lundi 24 février prochain au tribunal
de Dijon.
Nous demandons l’abandon pur et simple des charges retenues contre Emmanuel Giboulot.
Signez et partagez cette pétition avec le plus grand nombre, l’éthique ne doit pas se soustraire à l’Etat.
Merci pour votre attention.
Pétition adressée à :
Draaf Bourgogne, Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Bourgogne
Pascal MAILHOS, Préfet de la région Bourgogne et Côte d’Or
Délégué du procureur de la République du tribunal d’instance de Beaune, Tribunal d’instance de Beaune
Monsieur le délégué du procureur de la République du tribunal d’instance de Beaune.
Nous demandons l’abandon pur et simple des charges retenues contre Emmanuel Giboulot car celui-ci a agi dans le respect de l’esprit
et du texte de la loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1.03.2005 relative à la Charte de l’Environnement.
Il ne devrait encourir aucune poursuite mais être au contraire aidé de mieux que nous le pouvons.
A l’heure actuelle où tout pousse à favoriser la biodynamie et les cultures biologiques, comment ce fait-il que nous accordions
encore du crédit au lobby?
Merci d’annuler les poursuites et d’allouer nos impôts à des causes plus nobles que celle-ci.
Cordialement,
Pour signer vous aussi cette pétition, il suffit de cliquer sur le lien
ci-dessous :
email&utm_content=social_digest&utm_medium=email&utm_source=digest&utm_term=1
les 10 kms d’auffay 2014
Sport : course à pied

ATTENTION ! Du côté picard, les pompiers pyromanes fabiusiens sont toujours en manoeuvre…
Tout à notre bonheur de savourer enfin ce que nous attendions depuis plus de 40 ans, à savoir la reconnaissance officielle de l’évidente unité normande, nous aurions tort de baisser la garde contre les malfaisants qui sont toujours à l’oeuvre malgré le grand coup sur leurs têtes que leur a donné celui qu’ils avaient osé appelé « Flamby », « fraise des bois » ou… « Guimauve le Conquérant »: ils n’ont pas renoncé, disons plutôt qu’il n’a pas renoncé et qu’il agite tant qu’il peut ses marionnettes tant en Haute Normandie qu’en Picardie où le désarroi suscité par la fusion proposée avec la Champagne est profond !
Comme Martine Aubry a sottement refusé la perspective évidente sinon idéale d’une région « Nord – Picardie » sous prétexte que cette grande région pouvait partir dans l’escarcelle du Front National aux prochaines élections régionales, Laurent Fabius, qui n’a toujours pas digéré la réunification de la Normandie que lui inflige « Guimauve le Conquérant », fait encore entendre sa petite tierce picarde qui écorche nos oreilles normandes.
Le projet fabiusien de grande région littorale Nord Ouest a pourtant été abandonné ne serait-ce que par décence face à la toute puissance morale et historique de l’évidence normande qui sera commémorée le 6 juin prochain: Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères à la Normandie sera présent, es qualités, sur les plages normandes à la cérémonie de Ouistreham. Il aura certainement quelques occasions de méditer sur l’évidence normande.
On peut donc craindre que passé le temps des commémorations du DDay, les attaques contre le principe de la réunification de la Normandie ne reprennent sur le mode: « la Normandie c’est ringard, c’est trop petit, il faut fusionner avec la Picardie »… Sauf que dans leur immense majorité, Normands et Picards ne veulent pas de cette fusion, tout au plus, faute de mieux côté picard où on est très déçu par le refus de Martine Aubry… Et encore, pas tous les Picards ! Car la presse locale et régionale picarde (aucun titre de presse ne diffuse sur l’intégralité des trois actuels départements picards) donne plutôt la parole aux habitants du Ponthieu et du Vimeu qui se sentent proches de la Normandie.
Et les pompiers pyromanes fabiusiens (à commencer par Claude Gewerc le président de région désagréablement surpris par la fusion décidée avec Champagne-Ardennes) d’envenimer la question picarde en mettant en avant leur pseudo région littorale Nord-Ouest qui n’intéresse ni l’Oise ni l’Aisne.
Manifestement, à l’instar du grand fourre tout picto-limogeo-ligérien destiné à embrouiller un pachyderme Royal ou Auxiette, l’improbable fusion Picardie-Champagne est une solution d’attente destinée à peser sur la position de Martine Aubry et sur la posture (pour ne pas dire l’imposture) de Laurent Fabius.
La Picardie historique étendue tel un croissant du Pas de Calais à la frontière belge (Thiérache et Vermandois) ne doit pas venir remettre en cause le principe chèrement acquis de l’unité normande:
La Picardie n’est pas un boomerang et encore moins une banane placée par un certain Laurent Fabius sous les premiers pas d’une Normandie réunifiée !
Sur la mise en oeuvre de la réforme: lire l’article du Monde ci-dessous… C’est édifiant ! Confirmation qu’aucun géographe spécialiste des questions régionales n’a été consulté !
Réforme territoriale : petites histoires autour d’un grand marchandage
LE MONDE | 04.06.2014 à 11h23 • Mis à jour le 04.06.2014 à 17h56 |Par Hélène Bekmezian (avec le service France)
Les premiers coups de crayon ont été simples. « Nous avons d’abord acté les mariages qui paraissaient naturels : l’Alsace avec la Lorraine, la Franche-Comté et la Bourgogne, et les deux Normandies, introduit un conseiller gouvernemental.Nous avons ensuite isolé les régions qui étaient trop grosses pour fusionner, comme l’Ile-de-France ou Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Puis nous avons identifié celles qui avaient une histoire et une identité très marquées. »
Et puis, soudain, le dessin est devenu beaucoup plus compliqué. La Bretagne, d’abord. En privé, Bernard Poignant, l’ancien maire de Quimper et conseiller deFrançois Hollande à l’Elysée, plaidait pour un rapprochement avec les Pays de la Loire. C’était aussi l’avis de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes. Manuel Valls, son successeur à Matignon, n’était pas contre non plus. Mais le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a emporté le morceau pour une Bretagne indépendante, démontrant la puissance du lobby breton.
Contrarié, le président socialiste des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, ne voulait quant à lui ni d’un rapprochement avec le Centre ni d’un mariage avec Poitou-Charentes, au grand regret de Ségolène Royal. Il est donc resté tout seul. De son côté, refusée également par l’Aquitaine, la ministre de l’écologie se retrouve finalement dans un « gros haricot », selon les mots d’un conseiller ministériel, avec le Centre et le Limousin… au grand dam de la Corrèze et notamment du maire de Tulle, Bernard Combes, conseiller à l’Elysée, qui aurait préféré un rattachement à l’Aquitaine. Tout au nord, Martine Aubry, qui avait plaidé contre une fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, peut être soulagée : Lille ne cohabitera pas avec Amiens.
C’est presque un euphémisme : « Le poids des barons locaux est bien évidemment une dimension qui a joué dans la décision du président », reconnaît un proche du chef de l’Etat. Pour autant, rien de bien neuf, d’après le député du Nord Bernard Roman qui se souvient des conditions dans lesquelles a été dessinée la France des vingt-deux régions en 1982. « Pierre Mauroy avait d’abord présenté une carte de seize régions, mais François Mitterrand lui a répondu qu’il y avait plus de seize socialistes qui voulaient devenir président de région. Le premier ministre est ressorti du bureau avec vingt-deux régions. »
Lire aussi : Régions : une réforme élaborée « sur un coin de table à l’Elysée »
Une fois ces questions de baronnies régionales réglées, « il restait un solde de quelques régions qu’il fallait assembler », poursuit le conseiller gouvernemental. Rejetée par le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie se retrouve obligée de fusionneravec la Champagne-Ardenne. « Nous aurions préféré rester seul, proteste Barbara Pompili, député écologiste de la Somme, mais quitte à choisir, le Nord-Pas-de-Calais aurait eu plus de sens. »
Comme elle, ils sont plusieurs à penser que le gouvernement s’est refusé à créercette région géante au nord pour ne pas offrir un boulevard électoral au Front national. Le principal intéressé, le patron socialiste de Picardie, Claude Gewerc, a, quant à lui, tout découvert devant sa télévision : « à 20 heures, TF1 annonçait la Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais » et « deux heures plus tard, sur France 2, nous étions avec la Champagne-Ardenne ».
Plus au sud, le patron de la région Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, avait plaidé auprès de Matignon pour rester indépendant tout en faisant savoir qu’il n’aurait rien contre récupérer l’Auvergne. Si cette région a basculé de son côté, c’est à la suite, dit-il, « d’un lobbying actif des élus du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire ». Le président de la région Auvergne, René Souchon en a été un peu vexé : « Je n’ai reçu de coup de fil de personne, d’aucun ministre, je l’ai appris sur le site de l’Elysée. Je le regrette profondément. En termes de méthode, ce n’est pas optimal… »
En descendant plus au sud, le moral n’est pas meilleur. Obligé de fusionner avecMidi-Pyrénées, le président de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, dénonce pour sa part une « carte de la France des copains ». Il n’est pas le seul. « François Hollande a agi comme s’il était dans un congrès du PS. Cela a été du grand marchandage, sans aucune réflexion sur les territoires », appuie un autre président de région socialiste.
Lire aussi : Réforme des régions : Verts et centristes dénoncent la « politique à papa »
Lors de ses consultations à l’Elysée, une quinzaine d’entretiens dans le « salon vert » attenant à son bureau du premier étage, entre le 13 et le 16 mai, le chef de l’Etat s’était pourtant montré ouvert. Sauf sur un point : la suppression à terme des départements. « Il était très clair là-dessus, on a vite compris que ce n’était pas négociable », confie l’un des socialistes ayant participé aux entretiens. « Comme ancien président du conseil général de Corrèze, il a vécu la complexité de la nouvelle carte territoriale et a pris acte du fait que le département n’est plus le bon échelon pour agir », ajoute un ami du chef de l’Etat.
Est-ce alors parce que « les critiques d’élus locaux étaient inévitables », comme l’a dit le premier ministre, mardi 3 juin, que le gouvernement s’est hâté au dernier moment de façon si brouillonne ? Annoncée le 8 avril par Manuel Valls lors de son discours de politique générale, « la réforme a été pour l’essentiel décidée lundi 2 juin lors du déjeuner entre le président et le premier ministre, et de la réunion du soir à l’Elysée », rapporte un proche du président. Dans la précipitation, une première version est envoyée à la presse régionale, faisant mention de la volonté du président de « ramener le nombre de régions de 22 à XXX ».
Lire aussi : Les données clés des 14 nouvelles régions
Mardi, le premier ministre s’est appliqué à développer la méthode et le calendrier, pendant vingt-cinq minutes au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC le matin, puis en répondant lui-même à près de la moitié des questions au gouvernement à l’Assemblée l’après-midi, avant de rentrer à pied à Matignon et d’improviser une petite conférence de presse devant le 57, rue de Varenne. Reprenant ses propos du matin, il temporise alors sur les « évolutions » possibles de la réforme. « Je n’ai pas voulu fermer le débat parlementaire, il fallait laisser un peu de jeu, je ne pouvais pas dire d’emblée : “C’est fini”, se justifie-t-il. Il ne peut pas y avoir plus de quatorze régions, mais si l’on trouve des solutions dans le débat parlementaire pour en avoir moins, cela est ouvert. » Pas question en revanche d’éclater les régions : « Il n’y aura pas de droit d’option pour les départements », assure Manuel Valls.
Deux projets de lois devraient être présentés au conseil des ministres du 18 juin. Le premier, censé définir la carte des régions et le report des élections, pourraitêtre examiné au Sénat dans la première quinzaine de juillet et promulgué fin novembre. Le rapporteur devrait être Carlos Da Silva, proche de Manuel Valls ou Sébastien Denaja, jeune député socialiste de l’Hérault. Quant au second projet de loi, qui portera sur les compétences des régions et des intercommunalités, et sera présenté avant les sénatoriales, il pourrait avoir pour rapporteur Olivier Dussopt, député de l’Ardèche.
Leur tâche sera ardue. Plusieurs élus avancent déjà la possibilité de faire passer le texte avec l’article 49-3 de la Constitution, en engageant la responsabilité du gouvernement. « Je vois mal comment il peut y avoir une majorité en l’état », confiait Thierry Mandon, mardi, quelques heures à peine avant d’apprendre sa nomination comme secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat. « La carte peut être améliorée, mais il ne faut pas dénaturer la réforme », prévenait-il déjà. Pour Carlos Da Silva, « la réforme territoriale est plus qu’une simple réforme technique, elle est un symbole politique. Si nous devions reculer pour des raisons purement tactiques ou politiques, c’en serait terminé de notre puissance à agir dans l’opinion ».
Lire aussi : Régions : « C’est la gauche qui a le plus à perdre avec de tels redécoupages »
Un autre proche de Manuel Valls en est cependant convaincu : « Ne nous emballons pas, les départements ont encore une belle vie devant eux car il y a un postulat pour que la réforme aboutisse en 2020 : il faut qu’on soit d’abord réélus en 2017… Si la droite repasse, elle détricotera notre réforme comme nous-mêmes l’avons fait avec celle de Nicolas Sarkozy créant les conseillers territoriaux… »
Lire aussi : Le FN pourrait conquérir des « super-régions »
Quant à la réforme régionale elle-même voilà ce que Laurent Fabius en pense véritablement si l’on en croit cette captation video faite d’un entretien du ministère des affaires étrangères à la Normandie avec Jean-Noël Guérini président PS du conseil général des Bouches du Rhône:
Quand la confusion est totale entre l’intérêt général des territoires et de leurs habitants et l’intérêt particulier des élus ! Une région, un département, une commune, ce n’est pas simplement qu’une circonscription qui autorise une paire de fesses dirigeantes de s’asseoir dans tel ou tel fauteuil !
70ème anniversaire du Débarquement: découvrez l’affiche officielle

Voici donc l’affiche officielle du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie (1944 – 2014):
Rappelons qu’entre les premiers bombardements fin avril 1944 sur Rouen, les opérations militaires de la bataille de Normandie proprement dite entre le 6 juin et fin août 1944 et, pour finir, le bombardement tragique du Havre en septembre 1944, au moins 20 000 civils normands et 98 000 soldats (quelle que soit la couleur de l’uniforme) ont été tués sur la terre normande labourée par les bombes. L’affiche montre, et elle a raison de le faire, que les Normands surent accueillir les Libérateurs: vu les souffrances endurées pendant ce terrible été 1944, cette joie était aussi héroïque que le courage qu’il fallut avoir pour survivre dans l’enfer du martyre des villes normandes…
http://www.cotecaen.fr/25802/1944-2014-la-normandie-fete-la-liberte/
1944-2014 : La Normandie fête la liberté
C’est le titre de l’affiche réalisée pour promouvoir le 70e anniversaire du Débarquement et la Bataille de Normandie. Elle a été dévoilée ce vendredi 25 octobre à Caen.
Dernière mise à jour : 02/06/2014 à 18:46
Raphaël Chauvois, vice-président de la Région basse-Normandie en charge du tourisme, a dévoilé ce vendredi 25 octobre 2013, le visuel qui sera utilisé pour faire la promotion du 70e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de la Normandie. L’affiche a été réalisée par l’artiste britannique Alex Green avec l’agence spécialisée en marketing et communication touristique Léon travel & tourism.
C’est ce visuel qui portera les couleurs de la Normandie et sur lui que reposent les retombées tant attendues. Obtenir l’inscription des Plages du débarquement au patrimoine mondial de l’Unesco d’abord, et ensuite permettre à la Normandie d’accéder à une place de premier plan en Europe en tant que région porteuse des valeurs de paix, de réconciliation et de liberté.
La réunification de la Normandie ?
Les deux régions normandes se sont unies pour mettre en place une stratégie commune qui fixe les ambitions pour la destination “Normandie” à l’horizon 2020 et ainsi se hisser au rang des destinations de premier plan. Aujourd’hui, la Normandie, c’est un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros et 24 000 emplois. À eux seuls, les sites et musées de la Bataille de Normandie totalisent plus de 5 millions de visites chaque année.
La Basse-Normandie organise le 1er Forum régional du tourisme de Mémoire les 6 et 7 novembre à Caen. Trois-cents professionnels du tourisme, gestionnaires de sites mémoriels, élus locaux et parlementaires vont discuter de l’avenir de la filière du tourisme de mémoire qu’elle souhaite conforter.
Suivez le programme du 70e anniversaire du Débarquement sur le site internet www.le70e-normandie.fr.
Commentaire de Florestan:
Il serait judicieux que les deux présidents de région normands assistent ensemble aux diverses cérémonies officielles du 70ème anniversaire du Débarquement.
Après les années de plomb LE VERN… Le printemps normand arrive à ROUEN
Si la Hot Normandy sous Le Vern était une « démocratie populaire » nous devrions parler de « glasnost » à la normande pour qualifier les étonnants changements que l’on peut observer depuis deux jours à Rouen et en Haute Normandie…
La chappe de plomb de l’hiver anti-normand imposé par Alain Le Vern et d’autres élus de la clique fabiusienne depuis 1998 vient d’exploser: grand merci à François Hollande !
Du coup, la parole et les initiatives normandes se libèrent et se multiplient: le désert de la Hot Normandy se couvre soudain de jolies fleurs rouges et dorées…

Ainsi, coup sur coup, on apprend ce jour que le nouveau logo de la future métropole rouennaise serait une… pomme ! Que le slogan de l’office du tourisme départemental de la Seine Maritime devient: « Seine Maritime, la Normandie impressionnante ». Quant à l’office de tourisme de Rouen, il a été décidé de ne plus le noyer dans la Seine mais de choisir la Normandie…
Comment la future métropole de Rouen se prépare déjà à la réunification de la Normandie
Alors que la « Métropole Rouen Normandie » sera officiellement formée en 2015, elle renomme déjà ses différentes structures en fonction de la future grande Normandie. Explications.
Dernière mise à jour : 04/06/2014 à 16:19
Rouen associe son nom avec la « Normandy ». (Photo D.R.)
C’est à l’occasion de la première projection du spectacle son et lumière sur la cathédrale de Rouen, vendredi 13 juin 2014, que sera dévoilé le logo de la future Métropole Rouen Normandie. Lors de la présentation du futur Panorama XXL de Rouen, le président de la Communauté d’agglomération de Rouen Elbeuf Austreberthe (CREA) avait lâché le nom de la future métropole de Rouen, qui sera officialisée le 1er janvier 2015. Mais le changement de nom, c’est maintenant dans les différentes structures liées à la Communauté d’agglomération. L’idée : placer le mot Normandie en tant que marque. Ou plutôt Normandy, puisqu’il s’agit d’internationaliser le terme par sa version anglaise, marketing oblige.
— LaCREA (@LaCREA76) 4 Juin 2014
L’A.D.E.A.R. Rouen Développement devient ainsi Rouen Normandy Invest. Cette agence propose aux entreprises et aux collectivités un accompagnement et une expertise à toute activité désireuse de s’implanter à Rouen ou dans son agglomération, notamment dans les secteurs du tertiaire, de l’innovation, du transport et de la logistique.
L’Office de tourisme Rouen Vallée de Seine Normandie vient, de son côté, d’être renommé Rouen Normandy Tourisme, suite à un vote du conseil d’administration de la structure, mardi 3 juin 2014.
Du côté du Département de Seine-Maritime et des ressources touristiques, on avait aussi anticipé les choses avec la marque Seine-Maritime, avec, pour sous-appellation « La Normandie Impressionnante »…
Enfin du côté de Paris Normandie, on lache littéralement les léopards ! Après la croix de Saint Olaf en une du Havre Presse lundi 1er juin, voici que ce 4 juin, en une de l’édition papier rouennaise de Paris Normandie, on pouvait voir une photo où le drapeau au logo haut-normand était descendu au profit de nos léopards normands…

Les temps funestes où un demi-léopard se noyait dans la Seine en regardant vers PARIS sont enfin révolus !

Au fil des mois, journal d’élu régional -39
J’ai entrepris depuis notre élection en 2010 de rendre compte ici des principales décisions prises par l’exécutif régional auquel je participe. Le 19 mai dernier se réunissait la 39 ème Commission permanente de la mandature. J’en retiendrai l’adoption de l’aide Région coopérative en faveur de la transmission en SCOP de l’entreprise SETCO au Houlme déjà […]
Isolé par la marée, un pêcheur à pied récupéré sain et sauf à Boulogne-sur-Mer
UNE SEULE NORMANDIE: OUI, ENFIN ! le communiqué des 15 GEOGRAPHES universitaires normands
L’Etoile de Normandie a le grand plaisir de vous faire part du communiqué de presse de nos amis géographes universitaires normands:

Une seule Normandie : oui, enfin !
Le gouvernement vient de proposer l’unification de la Normandie. Les 15 géographes qui travaillent sur cette question depuis plusieurs années s’en félicitent. Cette proposition attendue depuis longtemps ouvre de nouvelles possibilités d’innovations et d’actions aux habitants.
Que représente cette Normandie unifiée dans la nouvelle France des régions ?
Une image régionale forte reconnue dans le monde entier qui se nourrit à la fois de l’histoire longue, depuis le Duché de Normandie jusqu’aux évènements de l’histoire contemporaine – dont le débarquement du 6 juin 1944 et le rayonnement international de son 70e anniversaire – et de son rayonnement culturel ;
Un territoire de taille raisonnable : 30 000 km2 – la superficie de la Belgique –, 300 km dans sa plus grande longueur ;
Une population quasi doublée : on passe de 1,8 million d’habitants pour la Haute-Normandie et 1,5 million d’habitants pour la Basse-Normandie, à 3,3 millions soit une population voisine de celles de la Bretagne, des Pays-de-la-Loire ou de la Picardie-Champagne-Ardenne.
Sans doute fallait-il regrouper les plus petites régions : le Limousin (741 000 habitants), la Franche-Comté (1 180 000 habitants). Mais la notion de « seuil critique » européen est un leurre : 8 des 16 Länder allemands sont moins peuplés que la Normandie !
Une région avec trois grandes villes proches dont les agglomérations totalisent près d’1 million d’habitants. Rouen, Caen, Le Havre forment le triangle possible d’une métropole capitale de la Normandie, de rang international et capable d’animer l’ensemble de la Région.
La Seine, son estuaire et les territoires qui la bordent, tracent un axe économique majeur entre Paris, ville mondiale, et une mer ouvrant sur le monde entier. La position maritime de la Normandie en sera redynamisée.
La Normandie réunie rassemble ainsi beaucoup d’atouts à faire valoir.
Ces atouts permettent maintenant la construction commune d’un espace de projet.
A plusieurs conditions :
Redéfinir les compétences et les ressources de la nouvelle Région, à la fois par rapport à l’Etat et par rapport aux collectivités territoriales qui la composent
Promouvoir une « métropole normande » associant Rouen, Caen et Le Havre serait la meilleure manière de régler le faux problème de la capitale
Clarifier la question des compétences des collectivités territoriales qui constituent la Normandie des communes aux départements en passant par des intercommunalités renforcées (plus de 20 000 habitants mais nombre d’intercommunalités rurales ont moins de 10 000 habitants)
Renforcer les coopérations avec les régions voisines, l’Ile-de-France, la Bretagne, les Pays de la Loire, la Picardie …
Par l’information et l’instauration de débats aussi ouverts que possibles pour sensibiliser les Normands aux enjeux auxquels la Région est et sera confrontée.
Les quinze géographes
Commentaire de Florestan:
la Normandie divisée était toujours présentée comme le « cas d’école » de la question régionale en France. Maintenant que la Normandie va être enfin unifiée, les cancres vont devoir enfin se mettre au travail !




