(fil-fax 02/07/14)
En Haute-Normandie, seule Veules-les-Roses, parmi les 31 zones de baignade, 23 en mer et 8 en eaux douces, surveillées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) pose problème. Le maire (SE) Jean-Claude Claire assure que sa commune dont l’eau est classée « insuffisante » paie encore ses « mauvais résultats » de 2011. « Un regard s’était cassé et les eaux d’assainissement étaient parties directement avec les eaux pluviales dans la Veules », explique-t-il. Mais cet épisode singulier n’explique pas tout. Depuis plus de vingt ans, cette commune cauchoise est connues pour ses résultats bactériologiques médiocres. Ils tiennent à la faible longueur de la Veules, le plus petit fleuve de France, où le phénomène de traitement naturel des polluants par la lumière n’a pas le temps d’opérer, au courant côtier orienté vers l’est, de l’embouchure vers la plage, et à l’importance des résidents secondaires. « La commune passe de 550 habitants l’hiver à 3.900 l’été », souligne Jean-Claude Claire. Une nouvelle campagne de recherches des dysfonctionnements dans les réseaux va être mise en œuvre durant l’été avec le concours de l’Agence de l’eau Seine- Normandie et de l’ARS.
De son côté l’ARS a réalisé, dans toute la région, ses analyses bactériologiques de pré-saison le 10 juin et entamé son programme estival le 25. Entre 11 et 20 analyses bactériologiques seront effectuées durant l’été sur chaque site de baignade en mer et entre 7 et 13 sur chaque site de baignade en eaux douces.
Le classement établi à la fin de la saison estivale 2013 et rendu public ces jours-ci prend en compte les analyses effectuées depuis 2011. Il montre que sur quatre ans la grande majorité des baignades de la région sont d’excellente ou de bonne qualité. Au total 21 plages sont classées “excellentes“ et 7 plages sont classées “bonnes“. Hormis Veules-les-Roses, deux autres plages (Sainte-Marguerite sur-Mer et Le Tréport) classées tout juste « suffisantes » semblent particulièrement vulnérables aux pollutions microbiologiques en raison, elles-aussi, de leur proximité avec un fleuve côtier et d’une courantologie défavorable.
• Les résultats des analyses effectuées en Haute-Normandie sont actualisés sur http://ars.haute-normandie.sante.fr/Eaux-et-littoral.81230.0.html