Jacky Mabille, 55 ans, restaurateur. Jacky Mabille a toujours vécu à Saint-Sever. Il y travaille depuis 2001.
J’AIME
. «Plutôt de parler de ce que j’aime dans ce quartier, je devrais plutôt évoquer ce que j’aimais… Cette ambiance village qui y régnait et qui, malheureusement tend à disparaître. Bien sûr je pourrai me réjouir du multiculturalisme qui, peu à peu, a remplacé la société d’autrefois, mais je crois que cette nouveauté ne s’est pas faite dans des conditions idéales… Et cela se ressent au niveau de l’offre commerciale. Pour exemple, la rue Saint-Sever et celles adjacentes ne proposent plus la diversité qui en faisait une référence auparavant. Restauration rapide, coiffeurs… ont poussé comme des champignons. Je pense que la mairie pourrait parfois faire valoir son droit de préemption pour racheter du foncier et, peu à peu, réorienter l’offre. Pour autant, j’aime voir les constructions de nouveaux logements car synonyme de chalandise mais là encore je reviens sur l’offre commerciale. Pour garder ces éventuels consommateurs il faudra mettre en face de la qualité et de la diversité ».
JE N’AIME PAS
. «La politique menée contre la voiture ! Pas ou peu de stationnement pour de courtes durée. Il y a le parking du centre commercial un point c’est tout. Pas de possibilité de s’arrêter pour faire une course de cinq minutes et gare à celui qui fait fi du code de la route. La semaine dernière j’ai été verbalisé trois fois alors que je déchargeais des marchandises pour mon restaurant. Certes il y a les lignes de bus dont il faut préserver la libre circulation mais là, on est tombé dans l’absurde, qui plus est avec la fermeture du pont Mathilde qui a drainé des centaines d’automobilistes perdus dans un sens de circulation incompréhensible. Cela devrait s’améliorer avec sa réouverture ».
J’AIMERAIS
. «Une concertation plus évidente avec les riverains pour tout ce qui touche les grands changements. Bientôt, la nouvelle halle des Emmurés va être mise en service. Il serait bon de connaître quels seront les commerces qui y seront présents. Si c’est pour faire du neuf avec du vieux, l’allure du quartier n’est pas prête de changer ».