Souvenir explosif.
Alors que l’on commémore cette année le soixante-dixième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, celle-ci ne manque pas de se rappeler, de temps à autre, à notre souvenir. Il n’est pas rare, en effet, que des vestiges des 600.000 tonnes de bombes larguées sur 1.700 communes françaises entre juin 1940 et 1945, réapparaissent à l’occasion de chantiers de construction ou de mouvements naturels des terrains. Si le littoral normand est fréquemment le théâtre de découvertes de ces indésirables conduisant à des opérations de déminage, il est plus rare qu’elles se produisent dans l’agglomération rouennaise. Les dernières en date se sont produites sur le territoire de Saint-Etienne du Rouvray. En 2008, lorsque 4 bombes britanniques de 120 kg, 31 kg d’explosifs chacune, furent découvertes dans l’emprise de l’hôpital du Rouvray, 62 logements furent évacués et 55 patients de l’établissement dirigés vers d’autres unités de soin. En 2010, toujours dans l’enceinte de l’hôpital, un engin de 250 kg fut mis à jour nécessitant l’évacuation de 1.500 habitants ainsi que d’une école maternelle. De moindre importance mais traitée avec la même célérité, c’est sur le site du futur éco quartier Flaubert que la prochaine opération va se dérouler. En effet, « dans le cadre d’un chantier de réhabilitation d’un ancien site industriel, un engin explosif d’environ 40 kg, datant de la Seconde Guerre Mondiale, a été découvert sur la commune de Petit- Quevilly » ont déclaré les services de la préfecture, précisant « que celui-ci a fait l’objet d’une expertise immédiate par le service de déminage de la sécurité civile » et, qu’en attendant sa neutralisation, « des mesures de protection écartant tout danger ont été prises ». Ainsi, dès 7 h dimanche 14 septembre, la zone d’habitation à proximité du site où se trouve l’engin sera évacuée. 80 foyers sont concernés par ces directives et ont d’ores et déjà été contactés par les services préfectoraux. Un dispositif d’accueil sera prévu dès 7 h dans la salle polyvalente l’Astrolabe, à proximité de l’Hôtel de Ville de Petit-Quevilly. Dans le secteur de la rue de La Motte, touché par ces dispositions, l’on ne semble pas s’émouvoir outre mesure. « Bien sûr on ne pourra pas faire de grasse matinée » confie Laura qui ira chez ses parents à Rouen, « mais je préfère être loin si jamais … ».