Intervention de J’aime Sotteville au Conseil du 13/11/2014 – Charlotte LEMOINE

Intervention J’aime Sotteville – CM 13 novembre2014

Sur les délibérations relatives aux ventes des biens immobiliers

Charlotte LEMOINE

Premières décisions en matière d’urbanisme : ça commence mal…

Sotteville est la ville de la rive gauche où il fait bon vivre. Rien de cela n’aurait été possible sans l’action globale, continue et permanente menée par Pierre Bourguignon dès 1989 et jusqu’en mars dernier. Nous avons été l'une des première ville a utilisé les réserves foncières ainsi que le droit de préemption.

Aujourd'hui, sans son action, sans son courage politique, nous pourrions être dans une ville « dortoir », sans vie, nous pourrions être dans une ville avec des quartiers de non droit, sans commerces de proximité…

Nous avons évité tout cela, tous ces pièges contemporains.

Nous sommes dans une ville avec de nombreux services et équipements publics qui permettent une vraie vie en ville ; bien loin des clichés de la ville « dortoir ». Nous avons encore des commerces de proximité contrairement aux villes de même taille.

Faire la ville pour et avec les habitants, ce n'est pas une formule, ca n'est pas une posture, c'est une manière de faire.

Une manière de faire à laquelle vous avez renoncé.

Toutes les villes doivent envisager leur développement à long terme et se moderniser en tenant compte des besoins de tous, pour le présent mais aussi et surtout pour l’avenir.

La règle d’or pour éviter qu’une ville ne perde son dynamisme, c’est d’assurer le développement du logement tant en quantité qu’en qualité.

A Sotteville, ne l'oublions jamais, pour garder le même nombre d'habitants et assurer l'avenir de nos enfants dans une ville attractive, nous devons construire 150 logements environ par an. Ralentir le rythme de construction serait la mort assurée de nos commerces, de nos services de proximité, de notre richesse sportive et culturelle puisque nos jeunes iront habiter ailleurs.

Malheureusement, c'est ce que vous mettez en œuvre.

L’adjointe à l'urbanisme actuelle était déjà adjointe à l’urbanisme. Ce n'est donc pas l'ignorance qui peut expliquer les premières décisions mais bien une volonté politique de ne pas inscrire votre action dans la continuité de ce qui avait été fait par Pierre Bourguignon depuis 1989 et qui avait plutôt bien réussi à notre ville comme les uns et les autres le reconnaissent.

C’est une totale rupture de politique et de méthode. En fait, vous n’avez pas de méthode de travail. Vous êtes dans la posture. C'est de la poudre aux yeux.

Vous prétendez travailler dans l'intérêt des commerçants. Mais distribuer de l'argent public sans aucun contrôle aux associations de commerçants cela n’aura qu’un temps. Pendant ce temps, vous arrêtez le projet immobilier de la place Voltaire qui aurait permis d'augmenter le nombre d'habitants et donc le nombre de clients pour les commerçants.

Un défilé de mode, un marché artisanal, même si ils sont appréciés par quelques marchants, quelques habitants, ne permettent pas de sauver le commerce de proximité.

L'essentiel c'est de préparer l'avenir de Sotteville.

Il n'y a pas de stratégie foncière sans projet de ville de long terme.

Comment sera notre ville dans 10 ans, dans 20 ans ?

Vous êtes totalement incapable de le dire, de le prévoir, de le réfléchir. Vous agissez sur le court terme.

Vous vendez les biens de notre ville. Pourquoi pas. Il n’y a pas d’opposition de principe. Mais que proposez-vous ? Vous ne proposez rien.

Pire vous prenez un malin plaisir à détruire petit à petit mais assurément ce qui a été construit auparavant.

Certes, des projets sont en cours jusqu’en 2017 mais il s'agit de projets qui avaient déjà été engagés avant les élections. Vous ne prévoyez rien pour la suite.

Il n'y a plus d'ambition pour Sotteville dont le destin est laissé ouvertement au bon vouloir du Président de la Créa, maire de Petit-Quevilly. Le poids de Sotteville s'est considérablement affaibli dans la Créa et future Métropole en témoigne l'absence de Vice-Président Sottevillais à la Créa alors que Petit-Quevilly, Grand-Quevilly et Saint-Etienne du Rouvray sont représentés.

Faire de la ville, c'est agir sans cesse pour améliorer le cadre de vie. Ce n'est ni bavarder, ni « avoir l'air », ni laisser faire. Ce n’est pas non plus de la gestion à la petite semaine.

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