
Mardi 5 mars à appel de la CGT, de FO, la FSU et Solidaires, avec le soutien du Front de Gauche, se déroulait, comme dans la plupart des grandes villes en France, une manifestation contre l’accord intitulé « sécurisation de l’emploi » qui a été conclu entre le MEDEF et la CFDT. Cet accord, soi-disant historique, signé sous pression du gouvernement, n’est en aucun cas une bonne nouvelle. Sauf peut-être pour le Medef qui n’en espérait sûrement pas tant, neuf mois après la défaite de Sarkozy. Le Medef a en effet gagné de nouvelles et importantes régressions pour les droits des salariés : l’accord facilite les licenciements et évite les poursuites des employeurs. Il organise le chantage à l’emploi, aux mobilités forcées et piège les salariés avec le temps partiel. Il dynamite le code du travail en détruisant les garanties collectives au niveau national au profit d’accords d’entreprise, voire de gré à gré entre employeur et salarié.
Ce texte va être bientôt examiné au parlement, et le gouvernement fait pression sur les parlementaires pour qu’ils transcrivent ce texte en état dans la loi. Pourquoi une majorité de gauche devrait-elle adopter un accord qui fait reculer les droits des salariés ? Le Front de Gauche interpelle les parlementaires socialistes et écologistes pour que ceux-ci prennent leur responsabilité. En s’associant aux parlementaires du Front de Gauche qui ont déjà annoncé leur refus de ce texte, ils peuvent empêcher cette régression sociale et au contraire faire enfin voter des lois favorables au monde du travail, notamment la loi contre les licenciements boursiers.
La résistance est nécessaire, l’alternative est possible !