Exposition – A la table des Normands

à la table  des normandsA la table des Normands 
Exposition – Martainville-Epreville (76)

→ Jusqu’au 11 janvier 2015

 
En partant des objets et ustensiles utilisés au quotidien en Normandie pour préparer le repas, cette rétrospective sur  l’alimentation de notre région, de la fin du Moyen âge à nos jours, élargit son propos aux productions agricoles traditionnelles  et à leur évolution et spécialisation au fil du temps (culture, animaux d’élevage, pêche, produits laitiers et dérivés, cidre et autres boissons à base de pommes…). Elle évoque également les filières de commercialisation qui acheminaient les produits agricoles vers l’important foyer de population de la région parisienne. L’évolution des habitudes alimentaires en milieu rural et des coutumes liées au repas y est retracée, de même que les dispositifs de préservation de protection de ce patrimoine immatériel.
Visites commentées de l’exposition le dimanche à 15h30.
Animations autour des traditions culinaires normandes
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h et de 14h à 18h30 le dimanche.
Tarif compris avec l’accès au château : 3,5 €, réduit 2 €, gratuit -18 ans.

 

 
Informations pratiques :
Musée des Traditions et Arts normands
Château de Martainville
76116, Martainville-Epreville
Tél. : 02.35.23.44.70
www.chateaudemartainville.fr

 


Exposition « Alfred de Dreux »

Alfred de DreuxAlfred de Dreux 
Villa Montebello – Trouville-sur-Mer (14)

→ Jusqu’au 29 septembre 2014

 
2014 en Normandie est une année marquée par le cheval. Au musée Villa Montebello, c’est avec le peintre Alfred de Dreux (1810 – 1860) que nous passons l’été ! Qui mieux que lui a su peindre et dessiner les chevaux ? Seul ou accompagné, posant ou au galop, cheval intime ou cheval d’apparat, les représentations d’Alfred de Dreux mettent toujours l’animal au centre de l’œuvre et laissent découvrir toute sa majesté, toute sa puissance, toute sa beauté. 
Cavalier lui-même, le peintre s’est fait une spécialité des scènes équestres dans lesquelles, parfois, il introduit les grands de ce monde. Proche de l’entourage de Louis-Philippe durant toute la monarchie de Juillet, il a su également se faire apprécier de l’aristocratie anglaise – dont il a fait de nombreux portraits équestres –  puis de la famille impériale. 
Bien sûr, les collections permanentes sont toujours visibles au 1er étage de la Villa et l’exposition « Savignac, sagas publicitaires » continue d’animer les espaces de la galerie du Musée. 

 

Informations pratiques :
Musée Villa Montebello 
64, rue Général-Leclerc
14360, Trouville-sur-Mer
Tél. : 02.31.88.16.26

 

 


Duel au large

Duel au large
La guerre de Sécession devant Cherbourg (19 juin 1864)


Duel au large - La guerre de Sécession devant Cherbourg

Le 19 juin 1864 à Cherbourg, des milliers de curieux tournés vers le large assistèrent à un combat de la guerre de Sécession. Ils virent la corvette nordiste Kearsarge couler le croiseur sudiste Alabama. Ainsi se termina l’aventure du corsaire qui avait incendié plus de cinquante navires marchands de l’Union.
L’événement illustra le caractère impitoyable et tragique de la guerre civile américaine. Mais les spectateurs ignoraient que s’incarnait devant eux une lutte sans merci entre deux sociétés : l’Alabama portait dans ses flancs un esclave saisi comme prise, alors qu’à bord du Kearsarge se battaient quinze marins de couleur librement engagés.
À Paris, le gouvernement impérial se montra fort embarrassé par cet affrontement qui se prolongea sur le terrain de la propagande.
Déjà célèbre par ses exploits, Raphael Semmes, le commandant confédéré, prit immédiatement dans les publications du Sud comme dans certains journaux français la figure séduisante d’un gentleman ayant livré bataille comme on livre un duel.

Par Jacky Desquesnes – 248 pages (éditions Corlet).

A lire :
Haro sur l’Alabama – La guerre de Sécession devant Cherbourg
 

L’église Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée.

 Léglise Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée

Exposition 
L’église Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée.


  Extrait Patrimoine Normand N°90

Le musée Canel accompagne la restauration de l’église Saint-Ouen de Pont-Audemer qui débutera fin 2014, en lui consacrant deux expositions.

Découvrez l’histoire de l’église Saint-Ouen commencée au XIe siècle et achevée, ou presque, au XVIe siècle. La visite présente les différentes étapes de construction de l’église afin de comprendre la curieuse architecture. La première église fut construite du XIe siècle au XIIIe siècle. Il existe encore de cette époque l’ancienne croisée du transept où sont érigés l’autel actuel et une partie du chœur. Après la guerre de 100 ans, de nouveaux travaux sont entrepris, sous la direction de Michel Gohier, en commençant par l’érection de la tour nord qui devait servir de beffroi. A partir de 1550, le comble de la nef est terminé mais l’absence de motivation et le manque d’argent entraînent l’abandon des travaux. L’édifice demeure aujourd’hui dans l’état où il fut laissé au milieu du XVIe siècle. Le massif occidental (la façade et les tours) est resté inachevé. Seule la tour nord, construite en 1488, est terminée. La prochaine rénovation de l’église lui redonnera tout son éclat. Au XVIe siècle, le cardinal d’Annebaut, évêque et comte de Lisieux, qui séjournait souvent à Pont-Audemer, regardait l’église Saint-Ouen comme une cathédrale où il prêchait parfois.

La visite guidée est aussi l’occasion d’évoquer des anecdotes telle que celle qui s’est passée en 1645. Le cardinal d’Annebaut, évêque et comte de Lisieux érigea les 12 prêtres de la paroisse Saint-Ouen en chanoine. Ils avaient donc la suprématie, lors des processions, sur tous les prêtres des trois autres paroisses de Pont-Audemer. Mais après la mort de l’ecclésiastique, les prêtres des autres paroisses attaquèrent ceux de Saint-Ouen en dénonçant que leur bulle n’avait pas été homologuée. La visite se termine sur la présentation de vitraux. Le XVe siècle est une période de transition où dominent les ateliers de verriers flamands. Ce siècle est caractérisé par l’abandon des vitraux à médaillons et par un vif intérêt pour la figure humaine. 
Quant aux verrières du XXe siècle du célèbre Max Ingrand, installées dans le choeur et sur la façade de l’église Saint-Ouen, elles montrent une oeuvre à mi-chemin entre le figuratif et l’art abstrait d’avant-garde. La lumière, élément constitutif du vitrail, est rendue d’une façon remarquable par le talent du maître.

Visites guidées :

  • le samedi 26 juillet 2014 à partir de 15h
  • le samedi 2 août 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 3 août 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 17 août 2014 à partir de 16h
  • le samedi 30 août 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 31 août 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 14 septembre 2014 à partir de 16h
  • le samedi 27 septembre 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 28 septembre 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 12 octobre 2014 à partir de 16h
Plus d’informations : http://www.ville-pont-audemer.fr

L’église Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée.

 Léglise Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée

Exposition 
L’église Saint-Ouen de Pont-Audemer, la belle inachevée.


  Extrait Patrimoine Normand N°90

Le musée Canel accompagne la restauration de l’église Saint-Ouen de Pont-Audemer qui débutera fin 2014, en lui consacrant deux expositions.

Découvrez l’histoire de l’église Saint-Ouen commencée au XIe siècle et achevée, ou presque, au XVIe siècle. La visite présente les différentes étapes de construction de l’église afin de comprendre la curieuse architecture. La première église fut construite du XIe siècle au XIIIe siècle. Il existe encore de cette époque l’ancienne croisée du transept où sont érigés l’autel actuel et une partie du chœur. Après la guerre de 100 ans, de nouveaux travaux sont entrepris, sous la direction de Michel Gohier, en commençant par l’érection de la tour nord qui devait servir de beffroi. A partir de 1550, le comble de la nef est terminé mais l’absence de motivation et le manque d’argent entraînent l’abandon des travaux. L’édifice demeure aujourd’hui dans l’état où il fut laissé au milieu du XVIe siècle. Le massif occidental (la façade et les tours) est resté inachevé. Seule la tour nord, construite en 1488, est terminée. La prochaine rénovation de l’église lui redonnera tout son éclat. Au XVIe siècle, le cardinal d’Annebaut, évêque et comte de Lisieux, qui séjournait souvent à Pont-Audemer, regardait l’église Saint-Ouen comme une cathédrale où il prêchait parfois.

La visite guidée est aussi l’occasion d’évoquer des anecdotes telle que celle qui s’est passée en 1645. Le cardinal d’Annebaut, évêque et comte de Lisieux érigea les 12 prêtres de la paroisse Saint-Ouen en chanoine. Ils avaient donc la suprématie, lors des processions, sur tous les prêtres des trois autres paroisses de Pont-Audemer. Mais après la mort de l’ecclésiastique, les prêtres des autres paroisses attaquèrent ceux de Saint-Ouen en dénonçant que leur bulle n’avait pas été homologuée. La visite se termine sur la présentation de vitraux. Le XVe siècle est une période de transition où dominent les ateliers de verriers flamands. Ce siècle est caractérisé par l’abandon des vitraux à médaillons et par un vif intérêt pour la figure humaine. 
Quant aux verrières du XXe siècle du célèbre Max Ingrand, installées dans le choeur et sur la façade de l’église Saint-Ouen, elles montrent une oeuvre à mi-chemin entre le figuratif et l’art abstrait d’avant-garde. La lumière, élément constitutif du vitrail, est rendue d’une façon remarquable par le talent du maître.

Visites guidées :

  • le samedi 26 juillet 2014 à partir de 15h
  • le samedi 2 août 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 3 août 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 17 août 2014 à partir de 16h
  • le samedi 30 août 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 31 août 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 14 septembre 2014 à partir de 16h
  • le samedi 27 septembre 2014 à partir de 15h
  • le dimanche 28 septembre 2014 à partir de 16h
  • le dimanche 12 octobre 2014 à partir de 16h
Plus d’informations : http://www.ville-pont-audemer.fr

Cathédrales 1789-1914, un mythe moderne

Cathédrales 1789-1914, un mythe moderne

Rouen, cathédrales à l’honneur


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

La Normandie est décidément une terre où la culture est reine, un carrefour de l’Histoire et du patrimoine. À Rouen cette fois, sur les cimaises du vénérable musée des Beaux-Arts, ce sont les cathédrales qui font leur show jusqu’au 30 août prochain. 180 œuvres ont ici été regroupées, avec l’ambition d’offrir un angle d’approche inédit de la thématique : la place de la cathédrale dans l’imaginaire artistique et le débat national, depuis Goethe et Victor Hugo, jusqu’aux cruels bombardements allemands sur la cathédrale de Reims, durant la Première Guerre mondiale. Comme un symbole, c’est avec le Wallraf-Richartz Museum de Cologne (Allemagne) que le musée des Beaux-Arts s’est associé pour finaliser le projet. Un symbole de paix et de concorde donc, entre deux villes de deux pays souvent ennemis par le passé, qui ont payé un lourd tribut à la guerre. La châsse de saint Taurin, que nous vous présentons ce trimestre dans notre rubrique « Talents Normands », fait partie de la liste des joyaux réunis. À elle seule, elle justifie le déplacement ! L’une de ces expos rares, dont on ne ressort pas exactement comme on y est entré.

Tous renseignements sur le site Internet dédié : http://cathedrales1789-1914.fr/. Plein tarif 5 €.
 

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 90, Eté 2014)


 

Cathédrales 1789-1914, un mythe moderne

Cathédrales 1789-1914, un mythe moderne

Rouen, cathédrales à l’honneur


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

La Normandie est décidément une terre où la culture est reine, un carrefour de l’Histoire et du patrimoine. À Rouen cette fois, sur les cimaises du vénérable musée des Beaux-Arts, ce sont les cathédrales qui font leur show jusqu’au 30 août prochain. 180 œuvres ont ici été regroupées, avec l’ambition d’offrir un angle d’approche inédit de la thématique : la place de la cathédrale dans l’imaginaire artistique et le débat national, depuis Goethe et Victor Hugo, jusqu’aux cruels bombardements allemands sur la cathédrale de Reims, durant la Première Guerre mondiale. Comme un symbole, c’est avec le Wallraf-Richartz Museum de Cologne (Allemagne) que le musée des Beaux-Arts s’est associé pour finaliser le projet. Un symbole de paix et de concorde donc, entre deux villes de deux pays souvent ennemis par le passé, qui ont payé un lourd tribut à la guerre. La châsse de saint Taurin, que nous vous présentons ce trimestre dans notre rubrique « Talents Normands », fait partie de la liste des joyaux réunis. À elle seule, elle justifie le déplacement ! L’une de ces expos rares, dont on ne ressort pas exactement comme on y est entré.

Tous renseignements sur le site Internet dédié : http://cathedrales1789-1914.fr/. Plein tarif 5 €.
 

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 90, Eté 2014)


 

1944-2014, l’été du souvenir

1944-2014, l`été du souvenir

1944-2014, l’été du souvenir


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

Les 6, 7 et 8 juin derniers marquèrent le point d’orgue des manifestations organisées à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie, avec notamment la venue de nombreux chefs d’État, parmi lesquels le président américain Barack Obama et Sa Majesté la reine d’Angleterre, Elizabeth II. Les images des cérémonies sur les plages, mais aussi celles des réceptions officielles, dans le climat international tendu que nous connaissons, ont tourné en boucle dans les médias du monde entier et marqueront pour longtemps les esprits. Un bel hommage a ainsi pu être rendu aux derniers vétérans et au sacrifice suprême de tous ceux qui ont perdu la vie à l’été 44.
Cet événement majeur a bien sûr renforcé la pertinence de la candidature des plages du Débarquement à un classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. En attendant le verdict de la vénérable institution, que l’on espère évidemment positif, il convient cependant de ne pas oublier que la bataille de Normandie ne s’est pas limitée au D-Day et que chaque jour de juillet, d’août ou de septembre, marque une date anniversaire. C’est pourquoi sont organisées partout encore des expositions, des projections en plein air, des commémorations… Et puis, la saison estivale est le moment idéal pour aller découvrir les lieux mêmes où tout à basculé, depuis l’assaut sur les plages jusqu’à la réduction de la poche de Falaise.

Tous les renseignements sur le site : http://www.normandie-tourisme.fr/ – Pour le classement à l’UNESCO, voir www.liberte-normandie.com/.
 

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 90, Eté 2014)


 

1944-2014, l’été du souvenir

1944-2014, l`été du souvenir

1944-2014, l’été du souvenir


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

Les 6, 7 et 8 juin derniers marquèrent le point d’orgue des manifestations organisées à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie, avec notamment la venue de nombreux chefs d’État, parmi lesquels le président américain Barack Obama et Sa Majesté la reine d’Angleterre, Elizabeth II. Les images des cérémonies sur les plages, mais aussi celles des réceptions officielles, dans le climat international tendu que nous connaissons, ont tourné en boucle dans les médias du monde entier et marqueront pour longtemps les esprits. Un bel hommage a ainsi pu être rendu aux derniers vétérans et au sacrifice suprême de tous ceux qui ont perdu la vie à l’été 44.
Cet événement majeur a bien sûr renforcé la pertinence de la candidature des plages du Débarquement à un classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. En attendant le verdict de la vénérable institution, que l’on espère évidemment positif, il convient cependant de ne pas oublier que la bataille de Normandie ne s’est pas limitée au D-Day et que chaque jour de juillet, d’août ou de septembre, marque une date anniversaire. C’est pourquoi sont organisées partout encore des expositions, des projections en plein air, des commémorations… Et puis, la saison estivale est le moment idéal pour aller découvrir les lieux mêmes où tout à basculé, depuis l’assaut sur les plages jusqu’à la réduction de la poche de Falaise.

Tous les renseignements sur le site : http://www.normandie-tourisme.fr/ – Pour le classement à l’UNESCO, voir www.liberte-normandie.com/.
 

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 90, Eté 2014)


 

Les paysages de Nicolas de Staël au MuMa du Havre

Nicolas de Staël. Lumières du Nord Lumières du Sud

Les paysages de Nicolas de Staël
au MuMa du Havre


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

Amateurs d’art contemporain, alors même que vous viendrez explorer Sainte-Adresse sur les traces des Belges (voir dossier Sainte-Adresse Patrimoine Normand N°90), ne manquez pas à proximité l’exposition temporaire consacrée au peintre français d’origine russe Nicolas de Staël (1914-1955), intitulée Lumières du Nord, Lumières du Sud. À l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste, ce sont au total pas moins de 130 œuvres qui ont été réunies dans l’écrin de verre de la Porte-Océane, grâce à des prêts consentis par de grands musées internationaux ou des collectionneurs privés. Près d’un quart d’entre elles n’ont d’ailleurs jamais été exposées en public. Cette manifestation, qui a reçu le label Exposition d’intérêt national, met en perspective la façon dont De Staël s’employa à saisir les formes et les lumières selon les lieux où il se trouvait. C’est donc à un voyage initiatique en Europe, à travers le regard exclusif du peintre, que sont conviés les visiteurs, depuis les côtes normandes (Le Havre, Dieppe…) jusqu’en Italie méridionale et en Provence. C’est d’ailleurs à Antibes, après avoir peint ses ultimes toiles, que l’existence de Nicolas de Staël s’achève tragiquement. Pour comprendre tout son travail, des esquisses, des ébauches, des études très dépouillées, bien mises en valeur par un éclairage soigné, sont également sorties de leurs espaces habituels de conservation.
Mais le Muma (Musée d’Art moderne André Malraux) du Havre est également riche d’une extraordinaire collection de toiles impressionnistes et fauves, l’une des plus denses de France, qu’il est bon de (re)découvrir : Renoir, Monet, Pissaro, Degas, Manet, Boudin, Dufy, Van Dongen, Marquet…
Visite de l’exposition Lumières du Nord, Lumières du Sud et collections du MuMa du Havre,
tarif 9 €. Jusqu’au 9 novembre 2014.
Tous renseignements sur le site Internet : http://www.muma-lehavre.fr/
 

Les paysages de Nicolas de Staël au MuMa du Havre

Nicolas de Staël. Lumières du Nord Lumières du Sud

Les paysages de Nicolas de Staël
au MuMa du Havre


  Extrait Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

Amateurs d’art contemporain, alors même que vous viendrez explorer Sainte-Adresse sur les traces des Belges (voir dossier Sainte-Adresse Patrimoine Normand N°90), ne manquez pas à proximité l’exposition temporaire consacrée au peintre français d’origine russe Nicolas de Staël (1914-1955), intitulée Lumières du Nord, Lumières du Sud. À l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste, ce sont au total pas moins de 130 œuvres qui ont été réunies dans l’écrin de verre de la Porte-Océane, grâce à des prêts consentis par de grands musées internationaux ou des collectionneurs privés. Près d’un quart d’entre elles n’ont d’ailleurs jamais été exposées en public. Cette manifestation, qui a reçu le label Exposition d’intérêt national, met en perspective la façon dont De Staël s’employa à saisir les formes et les lumières selon les lieux où il se trouvait. C’est donc à un voyage initiatique en Europe, à travers le regard exclusif du peintre, que sont conviés les visiteurs, depuis les côtes normandes (Le Havre, Dieppe…) jusqu’en Italie méridionale et en Provence. C’est d’ailleurs à Antibes, après avoir peint ses ultimes toiles, que l’existence de Nicolas de Staël s’achève tragiquement. Pour comprendre tout son travail, des esquisses, des ébauches, des études très dépouillées, bien mises en valeur par un éclairage soigné, sont également sorties de leurs espaces habituels de conservation.
Mais le Muma (Musée d’Art moderne André Malraux) du Havre est également riche d’une extraordinaire collection de toiles impressionnistes et fauves, l’une des plus denses de France, qu’il est bon de (re)découvrir : Renoir, Monet, Pissaro, Degas, Manet, Boudin, Dufy, Van Dongen, Marquet…
Visite de l’exposition Lumières du Nord, Lumières du Sud et collections du MuMa du Havre,
tarif 9 €. Jusqu’au 9 novembre 2014.
Tous renseignements sur le site Internet : http://www.muma-lehavre.fr/
 

Le Pays d’Auge, terre de cheval ! visites de haras.

Le Pays d`Auge, terre de cheval !

Le Pays d’Auge, terre de cheval !


Visites-de-haras-normandie

En amont des Jeux Equestres Mondiaux, qui se déroulent du 23 août au 7 septembre en Normandie, les offices de tourisme du sud Pays d’Auge se mobilisent et vous proposent la visite de 9 haras différents. Chaque visite sera effectuée par le propriétaire/responsable du haras. Il vous présentera le site, les chevaux et les hommes qui y travaillent.

Programme des visites de haras

  • 03/07 à 16h15 : haras d’Ecajeul à le Mesnil Mauger

  • 08/07 à 10h30 : haras des Krières à Saint Ouen le Houx
  • 16/07 à 10h30 : haras du Hoguenet à Lessard et Le Chêne
  • 18/07 à 14h30 : haras du Ma à Sainte Marie aux Anglais
  • 23/07 à 10h30 : haras du Lieu des Champs à Coupesarte
  • 29/07 à 14h : haras de la Barbotière à Saint Julien le Faucon
  • 01/08 à 11h : Ecurie Prévost Baratte à Le Mesnil Eudes
  • 06/08 à 10h : haras de la Rousserie à Lessard et le Chêne
  • 12/08 à 10h : haras de Saint Martin du Chêne à Lessard et le Chêne

Tarifs
Plein Tarif : 5 € ; Tarif réduit : 3€
Renseignements 
Inscriptions obligatoires au préalable (nombre de places limité) auprès de l’Office de Tourisme de Lisieux. Tél : 02 31 48 18 10
 


 

L’histoire normande sur le Web

histoire normandie


L’histoire normande sur le Web

 


  Extrait de Patrimoine Normand N°90
Par Stéphane William Gondoin

Notre ami et collaborateur Laurent Ridel, qui a signé deux des articles que vous pourrez découvrir dans le numéro 90 de Patrimoine Normand, est également le créateur et l’animateur d’un site Internet entièrement consacré à l’histoire de notre région :  www.histoire-normandie.fr. En s’appuyant sur les travaux de chercheurs reconnus et en allant puiser dans les meilleures sources, cet historien de formation veut à terme offrir au plus grand nombre un panorama complet de toute la richesse et de toute la diversité historiques normandes, depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours. L’iconographie présentée est particulièrement bien choisie et le propos, à la fois clair, concis et précis, convient parfaitement à la lecture sur écran. À lire notamment, sur fond d’actualité brûlante, une très bonne analyse, purement historique, sur les origines des divergences entre Haute et Basse Normandie. La conclusion met davantage le doigt sur les points de convergence : « Les facteurs de rapprochement sont au moins aussi nombreux que les fractures […] Auprès d’inconnus, un Normand se présente rarement comme un Haut-Normand ou un Bas-Normand. La fusion des deux Normandie a indéniablement une pertinence. » Dans une interview donnée en 2004 au magazine L’Express, Serge Antoine, l’homme qui procéda au découpage des régions en 1960, confirmait lui-même : « Si c’était à refaire, je ne ferais qu’une seule Normandie. » Comme le pont de Normandie au-dessus de la Seine, Histoirenormandie.fr est un trait d’union entre tous les Normands.

 

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 90, Eté 2014)


 

Musée A. Canel – Journées nationales de l’archéologie

Journées nationales de l`archéologie

JOURNÉES NATIONALES DE L’ARCHÉOLOGIE

Le musée Alfred Canel à Pont-Audemer s’associe aux Journées Nationales de l’Archéologie.
Du 6 au 8 juin 2014.


Ce week-end sera l’occasion pour le musée Canel de faire découvrir sa collection d’outils préhistoriques. Passionnés d’histoires ou simples curieux auront l’opportunité de se familiariser ainsi avec le patrimoine archéologique local.
 
Conférences :

« Chasseurs-cueilleurs et premiers paysans de la vallée de la Risle »
Samedi 7 juin à 11h.
Conférence prononcée par Caroline Renard, archéologue à la mission archéologique de l’Eure.
L’industrie lithique retrouvée en grand nombre dans la vallée de la Risle indique que la vallée et les plateaux ont été occupés aux époques du paléolithique et du néolithique. Les grands foyers étaient localisés à Manneville-sur-Risle, Saint-Germain-Village, Campigny, Saint-Maclou et Toutainville.
La collection du musée Canel provient en grande partie des campagnes d’Amand Montier, maire de Pont-Audemer et ami d’Alfred Canel, au XIXe siècle. Amand Montier explique la démarche de ses recherches par la rédaction d’une notice L’âge de pierre dans l’arrondissement de Pont-Audemer, parue dans le bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen en 1884.
Quelques belles pièces provenant du Camp Barbet dans l’Oise, de Blanc dans l’Indre, de Contrée d’Othe dans l’Aude, du camp de Beauregard en Dordogne ou encore de Montières dans la Somme ont été ajoutées à la collection du musée Canel, vraisemblablement pour enrichir l’étude des outils.
Les haches polies du musée et d’autres objets liés à l’agriculture permettront d’aborder le quotidien des premiers agriculteurs, leurs habitats et leurs échanges à longue distance.

Entrée et conférence gratuites.
Réservation conseillée pour la conférence.

PLUS D’INFORMATIONS : 

Musée Alfred Canel

64 rue de la République – 27500 Pont-Audemer

Tél. : 02.32.56.84.81

musee.canel@ville-pont-audemer.fr
www.ville-pont-audemer.fr


Exposition « Quand Saint-Lô voulait revivre »

Quand Saint-Lô voulait revivre

Exposition
Quand Saint-Lô voulait revivre


Du vendredi 18 avril au dimanche 21 septembre 2014

Exposition de clichés de Saint-Lô, des bombardements à sa reconstruction, mis à disposition par le studio Guézou, d’après le fonds du photographe saint-lois Charles Drucber.
 

Le studio Guézou est une entreprise familiale de photographie créée en 1872. Jérôme Guézou la dirige depuis 2006, date à laquelle il a pris le relais de ses parents Jacques et Simonne (propriétaires de l’enseigne de 1983 à 2006).
En 2013, Jérôme décide de mettre au jour les nombreuses archives en sa possession datant de la période de la reconstruction de Saint-Lô (plus de 300 000 clichés). Ces photographies prises par son grand-oncle Charles Drucbert (propriétaire du studio de 1939 à 1983) proviennent de plaques de verre grand format 18 x 24 et de plan-films 13 x 18.
Après visionnage des clichés, et compte tenu du caractère inédit de ceux-ci, le photographe et la ville de Saint-Lô décident de collaborer et d’en sélectionner 52 afin de mettre en place une exposition exceptionnelle dans le cadre des festivités du 70e anniversaire du Débarquement et de la Libération de Saint-Lô.
Les Saint-Loises, Saint-Lois et tous les visiteurs de la cité préfectorale pourront ainsi découvrir ou redécouvrir cette période durant laquelle une ville et ses habitants ont simplement voulu revivre ! 

PLUS D’INFORMATIONS :
Rue Torteron et rue Havin – sur et aux pieds des remparts
www.saint-lo.fr

 


Médiévales de Bayeux

Médiévales de Bayeux

28e Fêtes Médiévales de Bayeux


Les 28èmes Fêtes Médiévales de Bayeux se dérouleront les 5 et 6 juillet prochain. Le thème cette année ? « D’une conquête à l’autre » ! 


En 2014, année  de commémoration du 70e anniversaire du D-Day, c’est bien sûr un clin d’œil à un autre débarquement célèbre, celui de Guillaume le Conquérant en Angleterre. N’est-il pas gravé au fronton du monument du cimetière britannique de Bayeux que les vaincus de Guillaume le Conquérant sont venus libérer leurs vainqueurs ? 
« D’une conquête à l’autre » se réfère à Guillaume donc, mais pas seulement. Depuis les invasions barbares, qui marquèrent profondément de leur empreinte tout le Moyen-Age, jusqu’à la Guerre de Cent Ans sans oublier bien sûr les vikings dont les victoires les emmenèrent jusqu’aux steppes de Russie, la conquête est au cœur de l’imaginaire médiéval.

PLUS D’INFORMATION :
www.fetesmedievales.bayeux.fr
Tél. : 02 31 92 03 30
 


Sainte-Mère-Église : Airborne gonfle la voilure !

Musée Airborne

Sainte-Mère-Église :
Airborne gonfle la voilure !

 


  Extrait du hors série Normandie 44
Par Stéphane William Gondoin

Qui ne se souvient de la mésaventure du private John Steele, ce para américain resté accroché au sommet du clocher de Sainte-Mère-Église, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ? À deux pas de l’édifice mythique, immortalisé dans le film Le jour le plus long, le musée Airborne ouvre ses portes en juin 1964, vingt ans après le Jour J. Le clou de l’exposition est alors un authentique planeur Waco, héros matériel de la plus impressionnante opération aéroportée de tous les temps. Vingt ans plus tard, en 1984, Airborne connaît sa première extension, offrant au public l’opportunité d’admirer un avion de transport US Douglas C-47 Skytrain.

Pour dignement fêter le 70e anniversaire du Débarquement, le musée connaît sa seconde extension. Un nouveau bâtiment ultramoderne de 1200 m² est ouvert depuis le 1er mai, avec 550 m² de salles immersives et 410 m² de hall d’exposition. Le visiteur est notamment invité à monter à bord d’un Douglas C-47 dans la nuit du 5 juin, pour aller sauter en compagnie des paras sur la base du Cotentin. Il plonge ensuite dans les différentes phases des combats livrés autour de Sainte-Mère-Église, puis participe à la lutte dans les marais et à la prise des ponts. Une dernière salle enfin, l’entraîne dans la terrible bataille des haies. Dans le hall d’expo, il peut suivre les ultimes développements de la bataille de Normandie et observer un Piper, avion léger de reconnaissance et de liaison, sur fond de mur d’images. Les ailes de la légende, donc…

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Ouvert du 1er février au 31 mars et du 1er octobre au 30 décembre de 10 h à 17 h ; du 1er avril au 30 septembre de 9 h à 18 h 45 ; fermé les 24, 25, et 31 décembre et au mois de janvier. 

Tarifs : adultes 8 € ; enfants 4,50 €

http://www.airborne-museum.org

 


 

Cherbourg 44 sur les cimaises

Cherbourg 1944

Cherbourg 44 sur les cimaises


  Extrait du hors série Normandie 44
Par Stéphane William Gondoin

La prise de la ville de Cherbourg constitua l’un des enjeux majeurs du Débarquement et la cible principale des forces américaines lancées à l’assaut d’Utah Beach. Pour alimenter leur énorme machine de guerre, les Alliés avaient besoin de mettre le plus rapidement possible la main sur un port en eau profonde. Il fallut cependant attendre la fin juin pour qu’ils y parviennent. Les Allemands laissèrent derrière eux des installations hors d’usage, volontairement dévastées, que le génie s’employa aussitôt à remettre en état. Dès le 16 juillet, les premiers gros navires pouvaient déjà accoster. À plein régime, il fut en mesure de traiter jusqu’à 20 000 tonnes de matériel par jour,  2 332 413 tonnes au total sur toute la guerre.
C’est ce rôle essentiel que retrace l’exposition intitulée “ Cherbourg… Et la liberté vint de la mer ”, qui se tient d’avril à septembre 2014 dans le cadre prestigieux de la Cité de la Mer. Labellisée 70e anniversaire de la bataille de Normandie, l’expo s’appuie notamment sur des photos inédites tirées en très grand format, mais aussi sur des films d’archives et beaucoup d’autres documents.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Ouvert du 19 avril au 11 mai et les week-ends de l’Ascension et de la Pentecôte, de 9 h 30 à 18 h 30, sans interruption ;
Du 9 mai au 30 juin, hors week-ends de l’Ascension et de la Pentecôte, de 9 h 30 à 18 h, sans interruption ;
Du 1er juillet au 31 août, de 9 h 30 à 19 h 00, sans interruption ;
Du 1er septembre au 30 septembre, de 9 h 30 à 18 h, sans interruption.
Tarifs : adultes (18 ans et plus), 3 € ; enfants (entre 5 et 17 ans), 1,50 € ; gratuit pour les moins de 5 ans, les visiteurs de la Cité de la Mer, les porteurs de Pass CompliCité et les scolaires.
www.citedelamer.com
 


D-Day – Normandie 1944 (Documentaire)

 

D-Day - Normandie 1944 - La géode

D-DAY – Normandie 1944

À l’occasion du 70e anniversaire du débarquement et de la bataille de Normandie, La Géode et les réalisateurs de Océanosaures3D, vous proposent, pour la première fois en 3D sur écran géant, le “ Jour J ”, ses minutieux et titanesques préparatifs. D-DAY – Normandie 1944 vous plongera au coeur de l’événement qui a changé le monde, il y a bientôt 70 ans.

La bande annonce :

 

D-Day Normandie 1944

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Tapisserie de Bayeux, un symbole convoité !

Tapisserie de Bayeux

Tapisserie de Bayeux, 
un symbole convoité !


  Extrait du hors série Normandie 44
Par Stéphane William Gondoin

Cette fine toile de lin brodée au XIe siècle et racontant la conquête de l’Angleterre par les Normands, a régulièrement attisé les convoitises de ceux qui rêvèrent, un jour ou l’autre, de traverser la Manche à la tête de leurs armées. Bonaparte en son temps, alors que ses troupes stationnaient au camp de Boulogne (1803-1805), la fit venir à Paris et exposer au musée Napoléon (aujourd’hui le Louvre). Le but était clairement de démontrer aux visiteurs qu’avec de la volonté et une logistique sérieuse, il était possible d’aller porter le fer et le feu en Grande-Bretagne. 
Cette histoire plut également beaucoup aux nazis, ce qui n’a évidemment rien de surprenant. En juin 1941, la Tapisserie entreprit un étonnant périple qui la mena notamment à l’abbaye de Mondaye, à une dizaine de kilomètres au sud de Bayeux. Elle y fut soigneusement étudiée par les savants de l’Ahnenerbe (littéralement “ l’héritage ancestral ”), un sinistre institut SS de recherche pseudo-scientifique placé sous le commandement direct d’Heinrich Himmler, et chargé de traquer sur la planète toutes les traces de la “ race aryenne ”. En août 1941, la Tapisserie prit la route du château de Sourches (Sarthe), l’un de ces dépôts de province qui servaient à éloigner des zones de guerre les œuvres majeures du patrimoine français.
Elle resta entreposée à Sourches jusqu’au 26 juin 1944, pour être cette fois expédiée vers le Louvre. En ordonnant ce transfert, les autorités occupantes avaient certainement la volonté de la diriger vers l’Allemagne. Le 21 août 1944, alors que Paris était en pleine insurrection, un véhicule s’arrêta rue de Rivoli, devant l’hôtel Meurice, quartier général des forces allemandes. Deux officiers SS en sortirent et filèrent vers le bureau du général von Choltitz, gouverneur militaire du Groß Paris. Ils étaient porteurs d’un ordre donné par le Führer en personne : “ mettre en sécurité ” la Tapisserie alors entreposée dans les sous-sols du Louvre, c’est-à-dire l’emporter en Allemagne… Seul problème, le Louvre était désormais aux mains des FFI et depuis les fenêtres du musée, les résistants ne cessaient de canarder la façade de l’hôtel. Von Choltitz invita donc les SS à frapper à la porte du Louvre, en soulignant que pour des soldats d’élite tels qu’eux, cela ne devait guère poser de problème. Les deux hommes préférèrent finalement décliner prudemment la proposition, oubliant même de relever le cinglant trait d’ironie. La Tapisserie ne regagnera finalement Bayeux qu’en mars 1945.
Aller voir la Tapisserie de Bayeux, c’est aussi marcher dans les traces de la Seconde Guerre mondiale. Tous renseignements sur le site Internet : www.bayeuxmuseum.com

 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Normandie 44
(Mai 2014)
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En mémoire des disparus de Caen

massacre nazi normandie

En mémoire des disparus de Caen


  Extrait du hors série Normandie 44
Par Stéphane William Gondoin

Alors que nous nous apprêtons à commémorer le 70e anniversaire du Débarquement, il nous paraît essentiel de nous souvenir d’un épisode tragique, illustration absolue de la barbarie nazie, survenu le 6 juin 1944 à Caen. Dans la ville normande, les Allemands entendent le pilonnage aérien et naval et comprennent que l’affaire est des plus sérieuses. À la maison d’arrêt, le capitaine Josef Hoffmann a des ordres clairs : en cas d’attaque alliée, les prisonniers internés pour des délits mineurs peuvent être remis en liberté, mais les politiques et les résistants ne doivent en aucun cas tomber entre les mains des Alliés. Il a donc pour mission de les faire monter à bord d’un train et de les évacuer en direction de Belfort. Problème, la gare a été rendue inutilisable par les bombardements et il n’a aucun camion à sa disposition. 
Harald Heynz, chef du SIPO-SD de Caen, prend alors une décision impitoyable : faire fusiller sur-le-champ, ou plus exactement massacrer, tous les détenus concernés. Les exécutions ont lieu dans les courettes de promenade de la prison. On estime le nombre de victimes aux alentours de 75. La plus jeune d’entre elles s’appelle Colbert Marie et n’a que 17 ans. Sur un mouchoir, l’adolescent a tracé avec son sang quelques mots adressés à sa mère : “ Maman, j’ai été arrêté comme étant communiste par Fortier. Va le voir, explique-lui que je suis innocent, car j’ai reçu des coups de nerf de bœuf… ” Cette pièce à conviction s’avérera déterminante lors du procès de Fortier, qui sera condamné à mort et exécuté. Jamais cependant les corps des suppliciés ne seront retrouvés, rendant impossible le deuil des familles. Nos lecteurs peuvent se reporter à l’important dossier publié sur cette histoire terrible, dans les N° 81, 83 et 84 de Patrimoine Normand.

Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Normandie 44
(Mai 2014)
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Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer

Le cimetière américain de colleville-sur-mer

Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer

Constant Lebastard a signé, dans le hors série « La Seconde Guerre mondiale en Normandie », l’article dédié aux cimetières alliés de Normandie. Il est aujourd’hui un spécialiste reconnu de la question. Il signe ici un ouvrage remarquable, qui permet de mieux saisir tous les aspects de la création d’une grande nécropole militaire. En s’appuyant sur des documents inédits et d’une qualité irréprochable, sur quantité d’articles de presse et de témoignages oraux, il propose ici une synthèse claire sur les origines d’un lieu de mémoire exceptionnel.

Par Constant Lebastard, 2012, éditions OREP, 24,50€

Le cheval dans le monde romain – Vieux-la-Romaine

 

Le cheval dans le monde romain

Vieux-la-Romaine :
Le Cheval dans le monde romain.
Du 17 mai au 2 novembre 2014.


C’est une exploration du rapport entre l’homme et le cheval durant l’Antiquité romaine à laquelle cette exposition nous invitera.

Le cheval durant l’antiquité gréco-romaine occupe une place ambivalente dans l’imaginaire collectif. Symbole de gloire et de puissance, il est aussi, pour l’homme, un auxiliaire précieux dans sa vie quotidienne. Fidèle compagnon de loisir pour la chasse et les voyages, il devient source de passion lorsqu’il est impliqué dans les compétitions sportives.
 Le propos prendra appui sur les multiples et diverses figurations du cheval qui apparaissent dans la statuaire, les reliefs sculptés, les mosaïques et les peintures murales. Elle sera également l’occasion de montrer à travers divers témoins archéologiques la manière dont étaient pratiqués l’élevage et l’amélioration de l’espèce.
Différents thèmes seront abordés : la chasse, le cheval de guerre, le cheval de trait, l’univers des cirques et des courses de chars, le cheval de triomphe ainsi que l’élevage et la reproduction. Une série de douze images accompagnées de textes évoqueront également la place du cheval dans la mythologie.
 
Des reconstitutions grandeur nature et virtuelle
 
L’exposition présentera des objets archéologiques et des reproductions graphiques de mosaïques, de bas reliefs, de peintures murales, de sculptures, etc… Elle présentera  également la visite virtuelle du Circus maximus de Rome ainsi que la reconstitution grandeur nature d’un costume de cavalerie.
Les 21 et 22 juin 2014, deux troupes de reconstitution, les Ala Batavorum et les Foederati seront présents à Vieux-la-Romaine pour une démonstration de combats et une présentation des différents équipements militaires.


PLUS D’INFORMATIONS :
Musée et Sites Archéologiques
13, chemin Hausée
14930, Vieux-la-Romaine.
www.vieuxlaromaine.fr

 

Un fleuve pour la liberté. De Sword Beach à la Dives

Un fleuve pour la liberté.
De Sword Beach à la Dives

un fleuve pour la liberte - de Sword beach à la dives

Cet ouvrage relate et replace dans leur contexte stratégique les événements militaires qui ont accompagné l’ouverture du premier front oriental de la bataille de Normandie, depuis les parachutages de la nuit du 5 au 6 juin 1944 jusqu’à la libération des communes de la rive droite de la Dives, les 20 et 21 août. Trois mois entrecoupés de violents combats et d’attentes meurtrières sous les bombes, au cours desquels les troupes britanniques, canadiennes et françaises (les Bérets verts du Commando Kieffer), après avoir touché le sol de Normandie en parachute, en planeur ou en barge de débarquement sur la terrible plage de Sword Beach, sont allées au bout de leurs forces et de leur courage, face à un ennemi déterminé à rejeter les “ poissons ” à la mer. 

 

Par Vincent Carpentier – 208 pages (éditions OREP).
 

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Haras de Normandie

Haras de Normandie


Haras de Normandie

L’ouvrage propose un passionnant voyage au cœur des haras pur-sang normands. Leur réputation d’envergure internationale contribue à forger l’identité de la Normandie. 
L’auteur, Pierre Champion, journaliste hippique né d’une famille d’éleveurs, nous plonge dans le passé prestigieux et le quotidien de ces sites envoûtants. Illustré de nombreuses photos d’Olivier Houdar, pour la plupart inédites, le livre offre à découvrir toute la richesse architecturale du patrimoine équestre normand. Il permet également la rencontre d’hommes, de femmes et de métiers qui servent l’excellence de l’élevage normand avec précision et exigence. 
Cette réalisation va vite devenir la référence pour tous les amoureux des chevaux et de cette grande région d’élevage qu’est la Normandie. 

 

Texte : Pierre Champion ; photos : Olivier Houdart 
336 pages (Argentik éditions

 

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