Pont-de-l’Arche :
en 2014, l’orgue célèbre ses 400 ans !
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Armand Launay |
Archives de Seine-Maritime.info
Archives de SMI de 2007 à 2014
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Armand Launay |
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La 10e édition de la Nuit européenne des musées aura lieu samedi 17 mai 2014 en France et dans toute l’Europe. En cette année marquée par les commémorations du 70e anniversaire du Débarquement, de nombreux musées vous invitent à replonger dans ce passé qui a fortement marqué la mémoire des habitants et reste aujourd’hui très présent. À travers Les témoins de la liberté, les musées de la ville de Bayeux s’associent pour faire vivre les premiers jours de la ville libérée – où s’installe le commissaire de la République – et montrer les difficiles conditions de travail qu’affrontent les reporters de guerre. Les souffrances des civils sont également mises en lumière grâce à l’exposition photographique d’Armand Le Noan, Avranches sous les bombes, proposée par le Musée des manuscrits du Mont Saint Michel. Quant au musée de la Libération de Cherbourg-Octeville, il revient avec Alliés, ennemis et après ? sur les relations internationales établies par la municipalité après la fin du conflit. il y aura toujours une programmation qui vous intéressera ! Vous trouverez en |

| Guide général des musées et mémoriaux du Débarquement et de la Bataille de Normandie Bayeux
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Extrait Hors-Série Normandie 44 Par Stéphane William Gondoin |
| Bayeux fut la première ville libérée de France, dès le lendemain du Débarquement. C’est aussi là que le général de Gaulle prononça son premier discours sur le sol français, le 14 juin 1944. On trouve également aux portes de la ville la plus grande nécropole du Commonwealth sur le sol normand. Sur plus de 2000 m², le musée présente chronologiquement tous les événements du printemps et de l’été 1944, en s’appuyant sur des textes particulièrement fournis et une très riche collection d’armes, de véhicules et de matériels, ponctuellement mis en valeur dans d’intéressants dioramas. Possibilité de billets jumelés avec le musée de la Tapisserie, que l’on ne doit rater sous aucun prétexte ! Ouvert du 1er octobre au 30 avril, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h ;
du 1er mai au 30 septembre, de 9 h 30 à 18 h 30 ; fermé du 1er janvier au 16 février. Tarifs : adultes 6 € ; enfants 4 € ; billet jumelé avec le musée de la Tapisserie 12 €. www.bayeuxmuseum.com Tél : + 33 (0)2 31 51 46 90 |
Guide général des musées et mémoriaux
du Débarquement et de la Bataille de Normandie
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Extrait Hors-Série Normandie 44 Par Stéphane William Gondoin |
| C’est sur les hauteurs dominant la plage de Gold Beach, là où débarqua le 6 juin la 50th Northumbrian Infantry Division britannique, qu’est ouvert ce cinéma circulaire. Le film Les 100 jours de Normandie, coproduit par la région Basse-Normandie et le Mémorial de Caen, raconte le Débarquement et la terrible bataille qui s’ensuivit. Réalisé par les auteurs de la prodigieuse série Apocalypse avec des images d’archives venues du monde entier, il est projeté en haute définition sur 9 écrans. C’est un véritable hommage aux combattants de toutes les nations et aux 20 000 civils tués pendant cette bataille pour la libération de l’Europe. Ouvert du 15 février au 30 avril, de 10 h à 18 h ;
du 1er mai au 30 septembre, de 9 h 30 à 19 h ; du 1er octobre au 11 novembre, de 10 h à 18 h ; du 12 novembre au 31 décembre, de 10 h à 17 h 30. Fermé les lundis, sauf les 22 et 29 décembre. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Tarifs : adultes 5 € ; billet Arromanches 360 + Mémorial de Caen 20,50 €. ARROMANCHES 360 Chemin du Calvaire 14417, Arromanches-les-Bains www.arromanches360.com – Tél : + 33 (0)2 31 22 30 30 |
Feuilleter Patrimoine Normand N°89 – Printemps 2014
Avril-mai-juin 2014
108 pages
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
| Un coup de foudre pour cette petite boule de laine, d’où émergent deux yeux charbonneux que n’aurait pas renié la Brigitte Bardot des années 70, voilà ce qui a décidé Stéphanie Maubé à quitter sa vie citadine et à troquer ses escarpins contre une grosse paire de bottes en caoutchouc. Le mouton de l’Avranchin est né au XIXe siècle, du croisement de races autochtones et de béliers anglais. C’est un animal rustique, adapté à la vie au grand air, aux embruns et aux prairies riches. Il présente en outre l’avantage de s’adapter à de multiples terroirs. “ Si on se contente de le gaver en bâtiment ”, explique Stéphanie, “ il fait du mauvais gras. Si on le laisse en revanche s’imprégner du terroir, il donne une chair sublime. ” Malheureusement, la survie de l’espèce est menacée par la faiblesse des effectifs et le manque de brassage génétique. Quelques éleveurs, dont notre bergère, se battent donc avec acharnement pour tenter de la sauver. Sur ses 180 brebis, 20 sont des moutons de l’Avranchin et les autres des roussins de la Hague, une race du Nord-Cotentin, mais dont la survie n’est plus désormais menacée. La viande des agneaux est commercialisée sous l’AOC Prés-salés du Mont Saint-Michel et la laine, autrefois très réputée, sert à développer une ligne de vêtements tricotée localement. Du made in Normandie comme on l’aime, commercialisé sous l’appellation La Cotentine Moderne.
Tous les renseignements concernant l’activité de Stéphanie Maubé sur son site Internet www.lacotentinemoderne.fr, illustré de nombreuses photos et de ses propres dessins. |

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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
| Voilà plus de dix ans que le site Internet dday-overlord.com est en ligne. Son auteur, Marc Laurenceau, est passionné par le Débarquement et la bataille de Normandie. Depuis son plus jeune âge, il a multiplié les voyages vers les côtes de la Manche et l’arrière-pays, arpentant un à un les sites historiques, les musées, les monuments commémoratifs, réunissant une impressionnante documentation : photos d’époque, photos modernes, témoignages de vétérans… Au contact de ces derniers, il déclare lui-même avoir appris une valeur essentielle : la nécessité de transmettre la mémoire, de “ transmettre la flamme du souvenir ”. Servis par une iconographie riche et de qualité, les textes sont précis, agréables à lire et apportent une quantité impressionnante d’informations. L’architecture du site est par ailleurs très bien conçue, ce qui permet de naviguer aisément entre les différentes pages. Dès versions en langues anglaise et espagnole sont également disponibles, pour permettre au plus grand nombre de profiter du contenu. On trouve également des fiches sur le matériel des différentes armées, des conseils de lecture, des pistes pour organiser son séjour sur place. En ce printemps tellement particulier où nous nous apprêtons à commémorer le 70e anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie, www.dday-overlord.com est assurément le moyen le plus simple et le plus rapide de tout savoir sur les événements de l’année 1944. Pour apprendre, pour comprendre, pour ne jamais oublier… |
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
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Jusqu’au 4 mai 2014, le musée d’Art moderne André-Malraux organise une exposition temporaire intitulée Le siècle d’or de la peinture danoise, une collection française. Deux cents œuvres représentatives des grands courants artistiques danois du XIXe siècle sont ainsi proposées au grand public. Réunies en quelques années par un collectionneur français tombé sous le charme, elles ont été exposées au musée La Piscine de Roubaix, avant de faire escale à la Porte-Océane. C’est là une occasion unique de découvrir dans notre région une peinture par trop méconnue, particulièrement subtile et sensible, gorgée de lumière et de couleurs, dont les portraits et les paysages constituent les thèmes de prédilection. Voici une invitation au voyage dans des contrées grandioses, entre mer et campagne. Le propriétaire anonyme explique « combien cet art reflète le pays même, combien cette peinture est un écho de la campagne, des rivages, des paysages, des ciels et des lumières du Danemark. » Au côté des grands maîtres comme Christoffer Wilhelm Eckersberg et Johan Thomas Lundbye, d’autres peintres moins renommés, mais tout aussi talentueux. Un catalogue de l’exposition est disponible à la boutique du musée. L’occasion par ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas le MuMa du Havre, de venir explorer un musée exceptionnel, possédant sur ses cimaises l’une des plus belles collections de toiles impressionnistes et fauves en France. |
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
| Le musée départemental des Antiquités de Rouen possède une très belle collection de vitraux, provenant principalement de différents édifices de la région. Si certains font partie intégrante de l’exposition permanente, d’autres sont en revanche conservés dans des réserves dont ils ne sortent qu’exceptionnellement. Un colloque organisé à Rouen en 2013 par l’association Verre & Histoire, a incité le musée à présenter au public la plupart de ses joyaux, dans le cadre de l’exposition temporaire Le vitrail, chefs-d’œuvre cachés du musée. Initialement prévue pour s’achever le 4 janvier dernier, elle est finalement prolongée jusqu’au 21 septembre 2014. Une bonne nouvelle pour tous les amateurs d’art, qui profitent ainsi d’un délai supplémentaire. Dans l’ambiance feutrée du sous-sol du musée, mis en valeur par un éclairage soigné, le visiteur pourra notamment admirer à loisir des pièces remarquables, exhumées des sols archéologiques de Notre-Dame de Bondeville, de Jumièges, de la cathédrale de Rouen. À noter également l’intéressante collection de cartons, qui permet de mieux comprendre comment sont confectionnés les vitraux. L’occasion unique d’approcher au plus près de ces belles verreries colorées, qu’il nous faut souvent nous contenter d’observer, depuis le sol, dans les sphères élevées de nos églises.
Tous les renseignements sur les conditions de visite sur le site Internet du musée : |
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
| Notre ami Vincent M., auteur d’un remarquable ouvrage photo dédié au mont Saint-Michel (OREP Éditions), dont nous avions publié quelques-uns des extraordinaires clichés dans le précédent numéro de Patrimoine Normand, nous a fait parvenir cette image, prise le lundi 3 mars 2014. Pour la première fois depuis des lustres, le Mont a totalement recouvré sa condition insulaire à l’occasion des grandes marées. C’est là le premier effet tangible des gigantesques travaux initiés dans la baie depuis maintenant plusieurs années. La digue routière avait été partiellement détruite une quinzaine de jours plus tôt, avant une disparition complète programmée dans les prochains mois. Or, l’inesthétique ouvrage avait transformé le Mont en simple presqu’île depuis une centaine d’années. Nous voici donc devant un Mont enfin rendu à son élément naturel, enfin complètement restitué aux eaux de la Manche. Il reste certes encore pas mal de travail à accomplir, mais il s’agit tout de même d’un moment historique pour la Merveille de l’Occident, et par-delà pour toute la Normandie, qui retrouve après un siècle son emblème tel qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. |
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Extrait Patrimoine Normand N°89 Par Stéphane William Gondoin |
| En cette année de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, la cité de la pointe de Caux va indéniablement se retrouver sous le feu des projecteurs. Et pour cause ! Après l’invasion de la Belgique par les armées allemandes à l’été 1914, le gouvernement du royaume se trouva contraint de prendre la route de l’exil. À bord du vapeur Peter-de-Coninck, les ministres belges parvinrent au Havre le 14 octobre 1914. Grâce à un accord conclu avec le gouvernement français, ils s’installèrent dans les vastes villas et hôtels encore inoccupés de la cité balnéaire et y restèrent jusqu’à la libération de leur pays, quatre ans plus tard. Sainte-Adresse peut donc s’enorgueillir d’avoir été la capitale en exercice d’un État souverain. Pas banal ! Pour rappeler ce rôle unique dans l’Histoire, la ville a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Au menu des commémorations, l’édition d’un ouvrage photographique prévue en juin, une exposition de photographies anciennes sur le front de mer, un parcours historique dans la ville et l’organisation d’un colloque international autour du thème de l’exil en temps de guerre. Mais le clou des manifestations sera assurément, le 4 octobre prochain, la visite officielle d’un membre de la famille royale belge. Il est possible que Sa Majesté le roi Philippe soit présent en personne, mais à l’heure où nous imprimons nous ne pouvons encore confirmer cette information. La Patrouille de France sera en revanche de la fête, pour des acrobaties au-dessus de la baie de Seine. D’autres événements seront organisés à Sainte-Adresse et au Havre jusqu’en 2018. |
La chaîne américaine History lancera la seconde saison de sa série « Vikings » le jeudi 27 février 2014. Ragnar est donc bientôt de retour…

© MGM Television
La chaîne américaine History a confirmé la date de lancement de la seconde saison. C’est le jeudi 27 février 2014 que Ragnar et ses Vikings reviennent pour 10 nouveaux épisodess. Après avoir rassemblé plus de 4 millions de téléspectateurs lors de sa première saison, la série de Michael Hirst (Les Tudors) doit confirmer. Et pour cette seconde saison, deux petits nouveaux ont été recrutés Linus Roache (dans le rôle d’Ecbert, le roi d’Essex) et Alexander Ludwig (Bjorn Lodbrok, fils de Ragnar). Ces deux personnages devraient permettre d’approfondir encore la mythologie de la série…
Le teaser de la saison 2
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Selon le Figaro, la reine d’Angleterre sera en Normandie le 6 juin prochain pour le 70e anniversaire du débarquement.
Élisabeth II viendra avec son fils le prince Charles pour assister à la cérémonie internationale de commémoration du débarquement allié en Normandie à Ouistreham. |
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Selon le Figaro, la reine d’Angleterre sera en Normandie le 6 juin prochain pour le 70e anniversaire du débarquement.
Élisabeth II viendra avec son fils le prince Charles pour assister à la cérémonie internationale de commémoration du débarquement allié en Normandie à Ouistreham. |
Un élan pour les jeuxLes Jeux équestres mondiaux FEI Altech se dérouleront en Normandie du 23 août au 7 septembre 2014. Les collectivités partenaires souhaitent que tous les Normands s’approprient cet événement et en profitent, pendant les 15 jours des jeux, les 15 mois précédents et 15 ans encore après, en laissant des héritages pérennes sur le territoire. Leur projet territorial » Élan des jeux » propose plus de 300 projets en Région jusqu’en septembre 2014. Au-delà du sport équestre de nombreux domaines sont concernés : culture, éducation, tourisme, handicap, commerce, politique de la ville, démocratie participative, environnement… Retrouvez ces événements sur |
Les plages du débarquement de 1944
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Feuilleter
Patrimoine Normand N°88 – Janvier 2014
Janvier – Février – Mars 2014
108 pages
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Qui ne se souvient de la mésaventure de John Steel, ce para américain resté accroché au sommet du clocher de Sainte-Mère-Église, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ? À deux pas de l’édifice mythique, immortalisé dans le film Le jour le plus long, le Musée Airborne ouvre ses portes en juin 1964, vingt ans après le Jour J. Il propose alors de découvrir un authentique planeur Waco, héros matériel de la plus impressionnante opération aéroportée de tous les temps. Vingt ans plus tard, en 1984, Airborne connaît sa première extension, offrant au public l’opportunité d’admirer un avion de transport US Douglas C47 Skytrain.
Pour dignement fêter le 70e anniversaire du Débarquement, le musée va connaître sa seconde extension. Un nouveau bâtiment ultra moderne de 1200 m² sera inauguré en juin prochain, avec 550 m² de salles immersives et 410 m² de hall d’exposition. Le visiteur sera notamment invité à monter à bord d’un avion C-47 dans la nuit du 5 juin, pour aller sauter en compagnie des paras sur la base du Cotentin. Il plongera ensuite dans les différentes phases des combats livrés autour de Sainte-Mère-Église, puis participera à la lutte dans les marais et à la prise des ponts. Une dernière salle enfin, l’entraînera dans la terrible bataille des haies. Dans le hall d’expo, il pourra suivre les ultimes développements de la bataille de Normandie et observer un Piper, avion léger de reconnaissance et de liaison, sur fond de mur d’images. Les ailes de la légende, donc..
Plus d’informations :
http://www.airborne-museum.org/
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Texte et photos : Erik Follain et Dominique Pitte. |
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L’aménagement d’un Historial Jeanne d’Arc dans une partie de l’actuel archevêché de Rouen a motivé l’intervention des archéologues de la Direction régionale des Affaires culturelles. L’ensemble des travaux est accompagné de sondages et d’études qui permettent de progresser dans la connaissance du palais archiépiscopal, du XIe au XVe siècle.
Dans l’emprise d’une cour, dite « de la Maîtrise », la création d’un bâtiment d’accueil a imposé, préliminairement, l’ouverture d’un sondage. Le lieu est particulièrement sensible puisque cette cour correspond partiellement à l’emplacement de la grande salle du palais, construite à la fin du XIIIe siècle par l’archevêque Guillaume de Flavacourt. De cette salle ne subsiste que le pignon percé d’une baie dominant la rue Saint-Romain. Un décapage a révélé l’amorce du mur ouest de la salle, mais aussi une puissante maçonnerie, en retrait de la rue actuelle, correspondant à l’enceinte du palais édifié vers 1100 par l’archevêque Guillaume Bonne-Âme. C’est dans ce mur qu’un bloc particulier a attiré l’attention.
Ce bloc de parement se distingue par ses dimensions (1,17 m x 0,50 m x 0,50m) et par l’emploi de la pierre de Caen ; elle contraste nettement avec le calcaire blanc de la vallée de la Seine, utilisé pour tous les autres moellons ou parpaings. La surface supérieure du bloc montrait également un côté noyé dans le blocage du mur dessinant une série de courbes. Pour ces motifs, nous avons procédé à l’enlèvement manuel de la maçonnerie. C’est ainsi qu’est apparu le bas-relief d’un personnage remarquablement bien conservé, à l’exception du visage martelé.
Un premier examen de la sculpture indique, par le traitement des drapés et par les proportions, la période romane. Une inscription, gravée sur un bandeau à droite de la tête (R et I, ainsi qu’un troisième caractère mutilé) reste en attente d’interprétation. La pose donnée au personnage est celle d’un christ en majesté : assis de face, le bras gauche vers le sol et le bras droit levé. C’est ce que révèlent les deux épaules figurant dans le bas-relief ; les bras se poursuivaient de part et d’autre sur d’autres blocs. La qualité de la sculpture, ses grandes dimensions et le lieu même de la découverte, suggèrent que ce christ provient du tympan du portail central de la cathédrale romane. Comme tel, c’est un témoignage unique de cet édifice remplacé par la cathédrale gothique.
Après son extraction et son enlèvement, le bas-relief a fait l’objet d’une restauration dans les ateliers Giordani. Spécialisée dans la restauration d’objets d’art, cette entreprise, basée à Rouen, officie depuis de nombreuses années en Haute-Normandie. Certains sels minéraux qui saturaient la pierre ont été traités en priorité. Le séchage du bloc a parallèlement pris plusieurs semaines. Un traitement mécanique s’est avéré nécessaire pour enlever les traces de mortier. Enfin la sculpture a été consolidée en collant fêlures et éclats.
Le christ en majesté a – presque – regagné son lieu d’origine, puisqu’il est maintenant exposé dans l’une des chapelles du collatéral nord de la cathédrale. Après des siècles d’enfouissement, ce document unique repose désormais sur un socle dans la chapelle Saint-Julien, où chacun peut ainsi admirer ce témoin de l’édifice disparu.
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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La Normandie est une terre de cheval et les pages que nous lui consacrons régulièrement dans nos colonnes, témoignent de ce lien profond entre notre région et l’univers équestre. Pour tout savoir sur ce compagnon privilégié des hommes, le ministère de la Culture et de la Communication vient de mettre en ligne un site Internet qui lui est entièrement dédié. C’est l’une des réalisations du programme de travail sur le thème « Le cheval et ses patrimoines », qui mobilise les meilleurs spécialistes et professionnels. Lancé en 2011, le projet est destiné à promouvoir une politique patrimoniale et à sensibiliser le grand public à l’histoire du cheval en France.
Le site mobilise une vingtaine de contributeurs et fédère soixante institutions. Il a notamment bénéficié des partenariats de l’Institut français du cheval et de l’équitation (École française d’équitation – Cadre Noir de Saumur), de la Garde républicaine, ainsi que de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (Musée Fragonard). Il aborde tous les aspects de la relation homme-cheval, depuis les représentations sur les murs des grottes, jusqu’aux animaux travailleurs forcés dans les mines ! Au fil des pages Web, on découvre un cheval tour à tour simple gibier sauvage, assistant domestique, guerrier sur les champs de batailles, outil de distinction et de prestige, sujet d’art… Des dizaines de milliers d’années d’aventure commune sont ainsi revisitées. Le tout servi par des textes de grande qualité et des photos époustouflantes. À recommander, même aux néophytes !
Plus d’informations :
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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Inauguré le 6 juin 1988, le prestigieux Mémorial de Caen a ouvert en octobre dernier un nouvel espace à la visite. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de l’ancien QG du Generalmajor Wilhelm Richter, commandant de la 716e division d’infanterie de la Wehrmacht, qui avait notament pour tâche de défendre le secteur côtier d’Omaha Beach. Sous la voûte de cette ancienne carrière creusée dans le calcaire, s’affairaient à la veille du Débarquement des dizaines de téléphonistes et de secrétaires, recueillant les rapports des bunkers de la côte et leur transmettant les ordres. Là, sans doute, un opérateur fébrile entendit résonner dans son casque le fameux « Sie kommen », « ils arrivent ».
Autrefois consacrée au prix Nobel, la galerie est aujourd’hui réaménagée autour de trois thématiques principales : l’occupation allemande en Normandie, la résistance contre l’occupant et l’organisation de la défense allemande. Comme un symbole, la visite s’achève par cette phrase tirée du célèbre Journal d’Anne Frank, datée du 6 juin 1944 : « Cette année, l’année 1944, va-t-elle nous offrir la victoire ? Nous n’en savons rien, mais l’espoir nous fait vivre, il nous redonne courage, il nous rend plus forts. » Si vous ne connaissez pas encore le Mémorial, c’est une raison supplémentaire pour vous y rendre. Si vous le connaissez déjà, c’est un motif pour y retourner. Mais avons-nous vraiment besoin d’un prétexte pour voir et revoir cet incontournable lieu de mémoire ?
Plus d’informations :
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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En première ligne lors de la Seconde Guerre mondiale, le sol normand a en revanche été relativement épargné lors de la Grande Guerre. En France, les combats meurtriers se sont essentiellement déroulés sur les plaines de Flandre ou de la Somme, dans le massif d’Argonne, la vallée de la Meuse ou à la frontière de l’Alsace-Lorraine. Les Normands ont cependant payé un lourd tribut à la victoire, en allant mourir en masse dans les tranchées aux côtés de leurs frères d’armes bretons, occitans, savoyards…
C’est d’abord pour rappeler ce sacrifice que tous les départements de notre province s’impliquent cette année dans l’organisation d’expositions ou d’événements commémoratifs de premier plan. Placés sous l’égide de la Mission Centenaire 14-18, les Comités départementaux du Centenaire proposent de multiples manifestations. Celles qui présentent un intérêt historique ou scientifique, reçoivent un label leur permettant de bénéficier d’une bonne visibilité à l’échelon national. Les différents services d’archives sont bien sûr impliqués dans l’affaire et leurs riches collections mises à contribution. Mention particulière à Sainte-Adresse (Seine-Maritime), siège du gouvernement belge en exil entre octobre 1914 et novembre 1918, qui devrait recevoir la patrouille de France.
Tout savoir sur le centenaire
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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Depuis le 4 octobre dernier et jusqu’au 28 février 2014, le musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne (Loire) propose une exposition temporaire intitulée “ Paquebot France, Design embarqué ”. La manifestation stéphanoise présente d’abord les principales innovations industrielles mises en œuvre pour la construction du dernier des grands transatlantiques français. Elle s’intéresse notamment à l’utilisation nouvelle de matériaux déjà bien connus, comme l’aluminium, la fibre de verre ou le rilsan (fibre synthétique obtenue à partir de l’huile de ricin), pour l’aménagement et la décoration de ce géant des mers. Elle s’attache ensuite à restituer l’ambiance et le mode de vie à son bord, en proposant aux visiteurs de découvrir différents objets emblématiques : menus, vaisselle, œuvres d’art, pièces de mobilier et même… le costume du commandant de bord ! Tout cela nous rappelle que France fut en son temps l’ambassadeur des savoir-faire hexagonaux, un îlot artificiel créé par le génie humain pour emporter sur les océans un peu de l’art de vivre à la française.
Cette exposition exceptionnelle s’appuie sur les vastes collections de l’association French Lines, fondée en 1995, dont le siège social est basé au Havre, qui a pour mission de sauvegarder et de valoriser le patrimoine des compagnies maritimes françaises. L’organisation d’un tel événement aussi loin des côtes normandes, montre à quel point l’ultime liner naviguant sous pavillon tricolore a marqué les esprits de tout un pays. Si le paquebot n’existe plus aujourd’hui, il fait encore rêver et demeure profondément ancré dans la conscience collective comme un emblème de la France des Trente Glorieuses. Mis à mal par l’essor du trafic aérien, il sera comme un symbole terrassé par le premier choc pétrolier, annonciateur de bien des crises futures.
Si vos pas vous emmènent du côté de la vallée du Rhône, n’hésitez-pas à faire un crochet par les contreforts des monts du Forez. On y respire pour quelques mois le souffle du grand large !
Tous renseignements sur le site l’association French Lines
(rubrique “ actualités ”) : www.frenchlines.com
et sur celui du musée d’Art et d’industrie de Saint-Étienne : www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr |
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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Plus que quelques jours pour filer ventre à terre aux archives départementales de Seine-Maritime, à Rouen, afin d’y découvrir la très belle exposition intitulée « Traverser la Manche : 1000 ans de relations anglo-normandes ». Ses concepteurs nous invitent à explorer les liens historiques privilégiés tissés entre les deux rives du « Channel », plus particulièrement entre la Seine-Maritime et le comté anglais d’East Sussex. Parfois tragiques et meurtrières en des temps lointains, les relations se sont heureusement apaisées au fil des siècles, prenant la forme d’échanges culturels, technologiques ou commerciaux. Pour le plus grand bénéfice des sociétés britannique et française !
Vous pourrez ainsi admirer le remarquable sacramentaire connu sous le nom de Missel de Robert de Jumièges (XIe siècle), l’avers du sceau de Guillaume le Conquérant, des monnaies, armes et diplômes anciens… L’exposition met aussi l’accent sur des aspects plus inattendus, comme l’importance des artisans normands dans la diffusion du haut fourneau en Angleterre, ou à l’inverse le rôle central joué par des expatriés anglais dans la fondation du Havre Athletic Club, premier club de football créé en France. Au total, ce sont mille ans d’intimité anglo-normande qui se trouvent ainsi revisités, grâce à une centaine de documents et d’objets. Les riches collections des archives départementales ont bien sûr été mises à contribution, de même que celles de l’East Sussex Record Office (équivalent anglais des archives départementales) et du musée d’Hastings. Les Archives nationales, la bibliothèque municipale de Rouen et le musée départemental des Antiquités sont également de la partie. Dans le même temps, une manifestation similaire intitulée « The French Connection » est organisée à Hastings. Un bel exemple de coopération franco-britannique !
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Extrait Patrimoine Normand N°88 Par Stéphane William Gondoin |
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C’est une restauration spectaculaire qui vient de s’achever au sommet de la tour lanterne de la cathédrale de Rouen. Depuis 2010, un chantier était en cours pour remettre en état ou restituer les quatre clochetons disposés au pied de la flèche monumentale couronnant l’édifice. L’ensemble flèche-clochetons, qui date de la fin du XIXe siècle, avait en effet beaucoup souffert au fil du temps. Le 26 décembre 1999 notamment, les vents violents balayant la France avaient précipité le clocheton de l’angle nord-est dans le vide. La structure de fer et de cuivre avait alors traversé les voûtes de l’édifice pour aller s’écraser dans le chœur, 70 mètres en contrebas. Les trois clochetons subsistants présentaient pour leur part un état de dégradation avancé très inquiétant.
Trois ans de travaux se sont avérés nécessaires pour mener à bien cette opération titanesque. Il a notamment fallu déposer un par un les trois clochetons subsistants, puis remonter pièce par pièce, comme dans un mécano géant, les quatre nouvelles charpentes métalliques conçues en inox. Avant de retirer les échafaudages, la dernière étape a consisté à recouvrir les charpentes de leurs éléments en cuivre, tous étant d’origine ou refaits à l’identique. Grâce à ce lifting, gargouilles, chimères et autres dragons ont recouvré leur place d’antan et repris leur surveillance muette sur les bonnes âmes de la ville de Rouen.
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