Rouen, le 27 mars 2013.
LYCÉES PROFESSIONNELS :
POSTES SUPPRIMÉS, LOIS NON RESPECTÉES ET CHANTAGE RECTORAL. VIEILLES POLITIQUES ET NOUVELLES MÉTHODES AU RECTORAT DE ROUEN.
– L’ÉCRAN DE FUMÉE S’EST DISSIPÉ : NOUVELLE SAIGNÉE DANS LES LYCÉES
PROFESSIONNELS. Le Rectorat avait annoncé qu’il n’y aurait pas, pour la
rentrée prochaine, de suppressions de postes dans les lycées
professionnels de l’académie.
Mais au Comité Technique Académique (CTA) du 25 mars, madame le Recteur
nous a annoncé officiellement que 29 POSTES SERONT SUPPRIMÉS DANS LES
LP.
C’est la première fois que les syndicats se trouvent confrontés à une
annonce rectorale si radicalement démentie… par le Rectorat lui-même !
Est-ce là une nouvelle méthode ? Une manifestation du « changement » ?
– DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL : LA CONTINUITÉ.
Cette fois, la « baisse des effectifs » ne peut pas être avancée comme
prétexte, les prévisions étant stables pour la rentrée 2013.
La vérité est donc que la saignée continue, dans les lycées
professionnels comme dans les lycées généraux (33 suppressions
annoncées).
CETTE NOUVELLE VAGUE DE SUPPRESSIONS DE POSTES VA DONC DÉGRADER ENCORE DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI L’ÉTAIENT DÉJÀ BEAUCOUP, POUR LES ENSEIGNANTS COMME POUR LES ÉLÈVES.
– SOUS-DOTATIONS : ET MAINTENANT, LE CHANTAGE !
LORS DE CE MÊME CTA, LE RECTORAT AVOUE ÉGALEMENT QU’IL NE RESPECTE PAS LES RÈGLES LÉGALES DANS L’ATTRIBUTION DES MOYENS POUR CERTAINES DIVISIONS DE LYCÉES PROFESSIONNELS (dîtes « divisions mixtes » dans le jargon de l’Education nationale).
Cette sous-dotation entraîne tout simplement l’impossibilité de dédoubler ces classes en enseignement général.
APRÈS AVOIR ESSAYÉ DE NIER CES SOUS-DOTATIONS, LE RECTORAT LES ADMET, MAIS SE PERMET DÉSORMAIS D’EXERCER UN CHANTAGE : SI CES DIVISIONS DOIVENT ÊTRE DOTÉES COMME L’EXIGE LA LOI, DES FORMATIONS DEVRONT ÊTRE FERMÉES !
Non seulement le Rectorat ne respecte pas la loi, mais il menace les collègues qui osent revendiquer son application.
Encore une fois, du jamais vu.
– IL FAUT APPLIQUER LA LOI.
Les lycées professionnels de l’académie comptent plusieurs de ces
divisions sous-dotées, à Fécamp, à Grand-Couronne et ailleurs.
Nos collègues du LYCÉE BRASSENS (Neufchâtel-en-Bray) par exemple, sont
mobilisés depuis deux semaines (en grève le mardi 26, mercredi 27 et
jeudi 28 mars).
ILS EXIGENT SIMPLEMENT L’APPLICATION DES TEXTES POUR AVOIR LES MOYENS DE TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS.
La CGT Éducation apporte son soutien aux collègues mobilisés et
veillera à ce que le Rectorat change d’attitude.
Le mépris, on a déjà donné, ça suffit.
CGT Éducation,
Contact mail : plp-cgt@orange.fr