(fil-fax 16/10/12)
Les Assises territoriales de l’enseignement supérieur et de la recherche se tiendront mardi à l’IUFM de Mont-Saint-Aignan. La réussite des étudiants, la recherche et la gouvernance des structures y seront développées par une centaine de « pilotes et acteurs » de l’enseignement supérieur et de la recherche. La journée d’échanges a pour objectif de faire émerger des propositions pour la modernisation du système d’enseignement supérieur et de la recherche qui pourront être reprises lors des Assises nationales prévues en décembre. Sans attendre, une intersyndicale réunissant enseignants, étudiants et personnels dénonce un « processus de pseudo-concertation à Rouen qui ne sert pas à grand chose avec des textes négociés en amont ».
Les syndicats qui ne seront pas invités en tant que tel aux Assises regrettent l’aspect contraint du rendez-vous régional qui « fait la part belle aux représentants de la société civile (élus, milieu socio-économique, représentants de l’Etat) et aux responsables des établissements y compris privé », indique Pierre-Emmanuel Berche du SNESUP Rouen. Même amertume à l’UNEF où Antoine Tredez s’étonne que personnels et étudiants soient exclus à l’exception de rares adhérents « présents mais désignés par des directeurs ou des présidents ». « Les modalités d’organisation augurent mal de l’élaboration d’une loi en rupture avec la LRU et le Pacte pour le Recherche de 2006 », conclut Pierre Hébert pour la FSU.