C’est la fin des vacances. Voici pointer septembre et son lot de bonnes et de mauvaises surprises, et parmi ces dernières un flot ininterrompu de hausses de prélèvements sur le quotidien de chacun d’entre nous.
Sur les impositions d’abord, et les impôts à venir, quand le gouvernement qui se dit vouloir être plus juste, augmente la ponction fiscale, notamment sur les classes moyennes, en maintenant le gel du barème de l’impôt sur le revenu et autorise les départements à augmenter les droits de mutation de 3.8% à 4.5% lors des transactions immobilières.
Sur le quotidien de chacun des habitants de l’agglomération ensuite, avec une hausse une fois encore du coût de nos transports en commun, pourtant plus nécessaires que jamais dès lors que l’on entend désengorger le centre ville et faire face aux conséquences de la fermeture du pont Mathilde. L’abonnement annuel passe ainsi de 415€ à 430€.
Des conséquences financières aussi avec le choix de la réforme des 4 jours et demi à l’école avec la fin de l’école à 15 h 45. Si les familles laissent leurs enfants à la garderie, le goûter sera à leur charge, soit environ 70 cts. à multiplier par quatre et ça tout au long de l’année. Pour les parents qui ne laisseront pas leurs enfants, alors il faudra compter le prix d’un baby-sitter pour une heure de plus, ce qui est loin d’être négligeable pour les familles qui ont des budgets serrés. On y ajoutera le coût de transports supplémentaires qui devront être mobilisés une journée de plus par les écoles. Directement ou indirectement via les impôts, les familles vont donc devoir débourser plus avec cette réforme comme le confirme le vice président de la FCPE 76.
Une chère rentrée donc, alors que le pouvoir d’achat de nos concitoyens ne fait que se détériorer. Mais de cela, au travers de ses décisions, la Gauche ici comme au sommet de l’Etat ne semble pourtant n’en n’avoir cure, à se demander parfois si elle ne serait pas addict à toujours plus de ponction financière.