Mesdames les ministres, soutenez l’entrepreneuriat féminin

Communiqué du Laboratoire de l’Egalité – 11 Octobre 2012

Le Laboratoire de l’égalité a remis aujourd’hui à la ministre de l’artisanat et du commerce Sylvia Pinel les résultats de son enquête
sur la perception et le vécu de l’entrepreneuriat par les femmes et par les hommes. La ministre des PME Fleur Pellerin a de son côté annoncé lors de sa visite du Salon des micro-entreprises la
création d’un poste de haut responsable de l’entrepreneuriat chargé de promouvoir l’esprit d’entreprise, notamment auprès des femmes. Alors que le taux de femmes entrepreneures stagne depuis des
années aux alentours de 30 %, il est temps de mettre davantage en avant les initiatives qui aideront les femmes à se lancer dans la création et à développer ensuite leur entreprise.

C’est dans cette perspective que le Laboratoire de l’égalité a décidé de rédiger une Charte de l’entrepreneuriat au féminin, avec la
participation des organismes impliqués sur ce sujet. Une enquête réalisée
par Mediaprism pour le Laboratoire de l’égalité
révèle que 26% des hommes et seulement 15 % des femmes réfléchissent aujourd’hui en France à un projet de création d’entreprise.
L’aventure de l’entrepreneuriat demeure une réalité différente selon qu’elle est vécue par des hommes ou par des femmes : les secteurs d’activité choisis ne sont pas les mêmes, et près d’un
quart des entrepreneuses affirment qu’être une femme a compliqué leurs démarches. Si les créateurs dans leur ensemble font un bilan positif de leur parcours, les femmes peinent plus à préserver
leur qualité de vie. Pourtant, les Français-es encourageraient autant leur fille que leur fils à se lancer dans la création d’entreprise, dont ils disent que cela demande du courage, de
l’ambition et de la créativité.

Il existe depuis plusieurs années des dispositifs spécifiques et des organismes de soutien à destination des femmes créatrices
d’entreprise. Mais il manque encore un élan décisif pour que l’entrepreneuriat devienne une aventure accessible à toutes et à tous. L’égalité professionnelle ne concerne pas que le seul
salariat : l’insertion professionnelle des femmes passe aussi par la création d’entreprises, de toutes tailles et de tous secteurs. Mesdames les ministres, vous avez aujourd’hui la
possibilité de vous engager fortement sur ce sujet.

 

www.laboratoiredelegalite.org

Journal Globules : lancement du numéro spécial « Discriminé-e ? »

Dans le cadre d’une collaboration entre la CREA et le journal Globules, un numéro spécial sur les discriminations sera officiellement
lancé Mardi 16 Octobre à 16h30 au lycée Gustave Flaubert de Rouen avec, au programme :


  • Présentation de l’édition spéciale sur les discriminations.

  • Présentation de la quinzaine « Agir contre les discriminations et les violences sexistes en établissements » 
    organisée par le lycée G. Flaubert et la « mission égalité et genre » du SAIO – Rectorat de Rouen.

  • Présentation dansée sur la thématique des discriminations par l’association « Just Kiff Dancing ».

  • Cocktail.

Pour participer à cette événement, merci de confirmer votre présence auprès de Marie Porco de la CREA, par mail :
marie.porco@la-crea.fr

Nous vous attendons nombreux !


Télécharger l’invitation du 16 Octobre

 

Pour aller plus loin

Le site internet du journal Globules

La page Lutte contre les discriminations de la CREA

Un employeur est-il obligé de motiver un refus d’embauche ?

Tout salarié a la possibilité de dénoncer d’éventuelles
discriminations survenues pendant son contrat de travail mais aussi auparavant, lors du processus d’embauche. Faut-il pour autant en déduire que, si un
candidat le lui demande, uneentreprise doit justifier son refus de le recruter?

La Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée
récemment sur cette question. Au regard des directives européennes relatives à l’égalité de traitement, elle a estimé qu’un candidat ne pouvait exiger d’un employeur qu’il lui indique sur la base
de quels critères il a recruté une autre personne que lui (CJUE, 19/4/2012).

En cas de contentieux toutefois, un refus réitéré
de
l’entreprise de fournir ces informations pourra être considéré comme un
indice de l’existence d’une discrimination directe ou indirecte. Même si la loi ne l’y oblige pas, une entreprise a donc intérêt à communiquer au candidat non retenu les informations qu’il
demande et, le cas échéant, à lui signaler l’inadéquation entre son niveau de qualification et celui mentionné dans l’offre d’emploi.

Pour avoir omis de le faire, un constructeur aéronautique a
été récemment condamné à verser 10
000 euros de dommages-intérêts à un candidat éconduit (Cass. soc.,
15/12/
2011). Deux intérimaires de l’entreprise s’étaient portés candidats à un
emploi à durée indéterminée. Celui qui fut écarté décida de porter l’affaire en justice, estimant avoir été victime d’une discrimination liée à son origine et à son nom de famille. Pour sa
défense, l’employeur a fait valoir que le candidat retenu disposait d’un niveau de diplôme supérieur à celui de son rival (un bac professionnel contre un BEP).

L’offre d’emploi ne mentionnant pas de diplôme particulier,
cette explication n’a pas convaincu la Cour de cassation. La haute juridiction a rappelé que les justifications avancées par l’employeur ne pouvaient être considérées comme objectives et
pertinentes que si les exigences requises pour le poste (niveau de formation, expérience professionnelle…) étaient connues avant le recrutement. Moralité
: un employeur a intérêt à détailler au maximum le profil recherché
lorsqu’un poste est à pourvoir.

 

Source : www.capital.fr


Jeunesse et discrimination

Edité par Antigone Mouchtouris et Piero Galloro, Jeunesse et Discrimination sont les actes du colloque international organisé à l’université Paul Verlaine de Metz les 15 et 16 novembre 2010 par le laboratoire
2L2S.

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