L’histoire sans fin des Petroplus

 

 

                                petroplus mascotte

 

tribunal de commerce RouenPlus personne n’ignore où se trouve le tribunal de commerce de Rouen, à l’ombre du théâtre des arts, et à chaque nouvelle audience, la même et unique scène : une
foule nombreuse et bigarrée, une foule compacte et silencieuse, une foule aux visages sombres tournés vers les portes vitrées et bien gardées du tribunal.

 

petroplus-petit-couronne-elus-socialistes À chaque fois, la même interminable attente. Le temps s’étire lentement. Les groupes se font et se défont il faut dire que tout
le monde se connaît maintenant. Le temps poursuit son œuvre. Les portables vibrent et sonnent avec sur l’écran toujours la même question: « Alors ? » Et les doigts de répondre qu’il est encore trop
tôt. Peu à peu, l’odeur du charbon de bois et des premières saucisses grillées se mêlent à la rue étroite. La matinée est finalement passée. La télévision locale fait un direct pour le journal de
la mi-journée. Jean-Luc et Nicolas répondent aux questions de la presse qui s’impatiente aussi. La foule attend de voir apparaître la silhouette désormais familière d’Yvon Scornet.

 

Yvon Scornet Mais, Yvon ne sera pas là ce mardi matin. Suite à une lourde chute accidentelle à son domicile, Yvon vient de passer 10 jours en réanimation. Aujourd’hui, son état s’améliore
mais il ne pourra que suivre à distance. TOUS auront une pensée pour lui. Jean-Luc le remplacera. Soyez sûr qu’il défendra avec la même âpreté l’avenir de ce site et des salariés.

 


Alors.jpg Alors?
Réponse tout à l’heure après une longue matinée, après une longue pause de midi, à l’heure du café peut-être: décision définitive ou délibéré comme la rumeur le prédit ? une histoire
décidément sans fin….

Karl médiateur familial des Zéro-Barjot: Lettre…

Karl médiateur familial des Zéro-Barjot: Lettre à ma belle-soeur http://t.co/oSy3u2fXnB via @LeHuffPost

Olivier Mouret (@OlivierMouret)April 15, 2013

La lettre à sa belle-soeur Frigide Barjot, par Karl Zéro

MARIAGE GAY – Stop, Frigide ! Fais Rewind d’urgence. Hollande ne veut pas de sang. Je pressens même qu’il l’a en horreur. Et on n’est pas en dictature, mais si tu continues sur ce registre, là, on y va tout droit… Arrête ce jeu, sinon tu sais qui on aura comme Présidente en 2017 ?

http://huff.to/14oKouX

Quand l’UMP ressort la soutane et le bûcher


Atterré je suis ce matin après un nouveau week-end qui n’aura en rien amélioré l’image de la politique française, loin s’en faut. Car si les rayons du soleil nous ont laissé entrevoir un éphémère eldorado; la course au discrédit total du monde politique s’est poursuivie avec la déliquescence[…]

Quand l’UMP ressort la soutane et le bûcher

 

                                         Bucher.jpg

 

 

Atterré je suis ce matin après un nouveau week-end qui n’aura en rien amélioré l’image de la politique française, loin s’en faut. Car
si les rayons du soleil nous ont laissé entrevoir un éphémère eldorado; la course au discrédit total du monde politique s’est poursuivie avec la déliquescence accélérée de l’UMP. Désorientée
depuis plusieurs mois suite à l’élection pour le moins mouvementé de l’avocat d’affaires JF Copé, le parti de l’ex-président court après sa gloire perdue à coups de déclarations
incendiaires.

 

                                                       
             JFCopé

 

Plutôt silencieux depuis quelques semaines, JF Copé a donc emboîté le pas des plus virulents opposants au texte du mariage pour tous
en dénonçant « le coup de force parlementaire » suite à l’anticipation de la deuxième lecture du texte à l’assemblée et ajoute qu’il s’agit « d’un déni de démocratie permanent sur un texte majeur ».
il faut dire que la concurrence est féroce en la matière avec Christine Boutin qui appelle à la guerre civile et les extrémistes religieux de CIVITAS alliés à la peu fiable  Virginie
Tellenne-Barjot qui parle elle de crimes de sang. Visiblement pressé par ses deux nouvelles égéries de montrer les dents, Copé rejoint ainsi les hommes et les femmes toujours plus nombreux à
droite qui estiment que le pouvoir quand il est de gauche, est illégitime. Il faut avouer que depuis la sortie dans l’hémicycle: «Est-ce du courage de mentir, de basculer dans
la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à ce vieilles lunes socialistes qui vous ont conduit par effraction au pouvoir en 1997?»
de l’ex premier de classe François Barouin, les
transgressions sont nombreuses: de Jacob à Morano, de Rosso-Debord à Collard et la radicalisation de la tortue-UMP qui colle aux basques du lièvre-FN ont de quoi inquiéter !

 

                       Boutin.jpg

 

Mais voilà, les mots ne suffissent plus quand un mouvement est minoritaire. Alors, les derniers réfractaires à la Démocratie tentent
d’attirer les médias en montant des opérations commandos dans les lieux fréquentés par les défenseurs du texte gouvernemental. Relayés avec complaisance par BFMTV qui ne cache plus aujourd’hui
son inclinaison conservatrice, les opposants s’en donnent à coeur joie avec coté pile et sous forme d’alibi, les bonnes familles traditionalistes en col blanc du cortège de tête quand côté face,
les activistes catholiques rejoints par les activistes du GUD (Groupe Union Défense) branche occulte de la jeunesse FN attisent les flammes d’un enfer terrestre. Décidés à perturber la vie des
infidèles, ils mènent aujourd’hui une croisade dangereuse car ultime contre le monde moderne et la fin de l’Europe traditionnelle, catholique et conservatrice qui depuis la Révolution française
n’a cessé de rompre avec les tenants de l’obscurantisme.

 


Au vue de cette folie, je soutiens avec vigueur l’anticipation du calendrier, souhaite une adoption rapide et, serai dans les premiers
à célébrer ces nouvelles unions dans l’intérêt des enfants dont plus personne ne parlent…

Le social au cœur, c’est maintenant !…

Le social au cœur, c’est maintenant ! http://t.co/6z6Agono2a

Olivier Mouret (@OlivierMouret)April 11, 2013

Le social au cœur, c’est maintenant !

Les aveux de Jérôme Cahuzac ont provoqué un séisme politique. Le gouvernement est ébranlé, la majorité parlementaire sidérée, le pays stupéfait. Il y a bien sûr le mensonge, répété avec morgue et sang froid pendant de longs mois, mais il y a surtout la révélation d’un conflit d’intérêt et d’une collusion.

http://dlvr.it/3CmQxk

le modèle Dragon


Tout en restant sur trois sacres consécutifs, les hockeyeurs rouennais n’étaient pas favoris à l’entame des play-offs après une saison régulière outrageusement dominée par les angevins. Ainsi et contre toute attente, le Rouen Hockey Elite a remporté un nouveau titre dans le sport collectif le[…]

le modèle Dragon

 

                                       RHE.jpg

 

   Tout en restant sur trois sacres consécutifs, les hockeyeurs rouennais n’étaient pas favoris à l’entame des play-offs
après une saison régulière outrageusement dominée par les angevins. Ainsi et contre toute attente, le Rouen Hockey Elite a remporté un nouveau titre dans le sport collectif le plus rapide du
monde rejoignant par la même occasion la grande équipe du Président Ducable et des joueurs tels Petri Ylonen, Serge Poudrier ou Franck Pajonkowski dont les noms résonnent encore dans le coeur des
fans.

 


   Ils n’étaient donc pas favoris car cette saison était surtout celle du rajeunissement et des économies. Pour compléter
une équipe expérimentée mais âgée, Rodolphe Garnier avait dû puiser dans le réservoir des jeunes. Bien lui en a pris, et après tout, il aurait été stupide de ne pas le faire quand on possède le
meilleur club formateur de France, avec ces multiples titres (17 en 10 ans) toutes catégories d’âge confondues. A l’heure où bien des équipes de la ligue Magnus ne s’appuient que sur des nomades
du hockey au risque de s’effondrer financièrement – voir la faillite de Reims, champion en son temps, sans parler des inquiétudes à venir pour un club d’Angers dépensier et bredouille- il est de
trop rares clubs qui misent sur la qualité de la formation à l’image du Mont-Blanc, d’Amiens ou de Rouen bien évidemment.  

 

                                    
  CHAR 

 

   Ainsi le CHAR (Club Hockey Amateur de Rouen) qui compte le plus de jeunes licenciés du pays joue un rôle social essentiel
grâce à une mixité nouvelle dans un sport assez élitiste à ces débuts dans les villes de la « plaine ». Bâti pour durer, inscrit dans un fort partenariat avec son territoire, le RHE décide il y a
quelques années de passer à la pratique en installant son siège social à la Grand Mare dans un immeuble verre et acier rénové qui ne ne passe pas inaperçu sous les couleurs du club. La présence
régulière des joueurs et de l’emblématique manager Guy Fournier sont devenus la fierté de bien des gamins de ce quartier aujourd’hui tranquille.


 

                        siège RHE

 

   Récompensé par un 13ème titre en 23 ans, Le mythique RHC devenu RHE est un club exemplaire qui mérite ses succès…Ne
dit-on pas d’ailleurs: « Au hockey, c’est toujours Rouen qui gagne à la fin ! » Cela vous rappelle quelque chose ? 

 

 

 

 

Précipitations


L’urgence est souvent mauvaise conseillère. Légiférer en réponse à un fait d’actualité rentre dans cette logique qui est pourtant la marque de fabrique de l’ancien président notamment en matière de sécurité. Nous avions dénoncé en son temps cette escalade (de sanctions) alors que bien souvent[…]

Précipitations

 

                                      FH-et-pluie.jpg

 

 

L’urgence est souvent mauvaise conseillère. Légiférer en réponse à un fait d’actualité rentre dans cette logique qui est pourtant la
marque de fabrique de l’ancien président notamment en matière de sécurité. Nous avions dénoncé en son temps cette escalade (de sanctions) alors que bien souvent le dispositif légal est déjà
suffisant en soi à condition qu’il soit appliqué. Il en est de même dans le domaine de la moralisation de la vie publique.

 

En effet, les temps ont bien changé en une décennie tant sur le financement des partis politiques que sur la transparence des élus et
c’est très bien comme cela. De nombreuses lois ont permis ce changement profond qui voit les scandales financiers collectifs disparaître peu à peu. Par contre, quelle loi pourrait empêcher des
dérives individuelles comme le mensonge, la corruption ou le détournement qui sont l’apanage d’individus prêts à tout pour leur réussite personnel ? Afficher notre patrimoine publiquement alors
que nous remplissons déjà une déclaration sur l’honneur très détaillée en début de mandat auprès d’une commission spécialisée, ne changera strictement rien a l’outrageant mensonge façon Jerôme
Cahuzac.


 

                                    Billets.jpg

Ce genre d’annonce précipitée ne présage généralement rien de bon dans l’application, tout comme la volonté de certains de se racheter
une virginité en lavant plus blanc que blanc aurait dit Coluche en poussant le bouchon toujours un peu plus loin n’est guère rassurant. Ainsi, hier, on tirait tous azimuts sur les politiques qui
cumulent mandat et activité professionnelle, sur les politiques qui sont plus souvent issus du fonctionnariat, sur la difficulté d’un salarié du privé à assumer un mandat. Bref on entendait tout
et son contraire, jusqu’à l’excès quand certains souhaitent ouvertement que les politiques soient des professionnels à par entière. Tout l’inverse du sens de l’histoire, à l’inverse de l’attente
de nos concitoyens qui souhaitent avoir des élus représentatifs de la population, au mépris de l’esprit de la République qui souhaite que chacun puisse accéder un jour aux fonctions d’élus. La
précipitation étant bien mauvaise conseillère, on ferait mieux de réfléchir sur le statut de l’élu, de mettre en place les préconisations du rapport Jospin, de publier le revenu mensuel des élus,
de tous les élus et non un patrimoine qui prêterait le flanc aux commentaires les plus farfelus. En ces temps de frénésie, il serait bon de savoir raison gardée.

 

PS qui n’a rien à voir: Pendant ce temps, les français attendent des réponses sociales à la crise qui perdure ! Merci pour
eux.

ANI: le gouvernement devrait décider le retrait

À l’issue de la première semaine d’examen du projet de loi transposant l’ANI du 11 janvier, un certain nombre d’amendements ont été intégrés notamment sur la mobilité. Mais le compte n’y est pas ! Au moment où la crise politique guette avec l’affaire Cahuzac, il n’y a rien de plus urgent que de[…]

ANI: le gouvernement devrait décider le retrait

                                               Non-socialiste-au-MEDEF.jpg

À l’issue de la première semaine d’examen du projet de loi transposant l’ANI du 11 janvier, un certain nombre d’amendements ont été
intégrés notamment sur la mobilité. 
Mais le compte n’y est pas !
Au moment où la crise politique guette avec l’affaire Cahuzac, il n’y a rien de plus urgent que de s’attaquer aux vrais
problèmes.
Faire payer les fraudeurs, pas les salariés ! Interdire les licenciements boursiers plutôt que de « sécuriser le licenciement économique » !

 
En fait une majorité à gauche est contre ce projet de loi tel qu’il est. Nous appelons à l’amender pour le dénaturer car il
modifie substantiellement le Code du Travail en inversant la hiérarchie des normes, non seulement sur les accords collectifs d’entreprise dérogatoires mais aussi sur le contrat de travail
individuel. La droite, qui en rêvait, est prête à le voter.
Au point où nous en sommes, le gouvernement devrait décider le retrait de ce projet avant son passage au Sénat.
Car, ce qui est attendu c’est la procédure accélérée pour lutter contre la fraude fiscale, pour répartir les richesses pas pour détricoter le Code du Travail !

 
Si le gouvernement persiste dans son choix, alors il faudra accentuer la mobilisation pour qu’il revienne aux engagements de
campagne : ceux pris il y a un an aux portes des usines de Pétroplus à Florange. La gauche est forte et rassemblée quand elle est aux côtés des salariés. Les socialistes doivent y revenir et
vite. Nous sommes mobilisés en ce sens. Nous nous y emploierons sans relâche.
 
 

Jean- Claude Branchereau,
Olivier Mouret,
membres du bureau fédéral PS 76

Pour mémoire, extrait de l’argumentaire de campagne « Tordre le coup aux 10 mensonges de la droite » de
François Hollande du 18 janvier 2012 suite au sommet social à l’Elysée

9. Non, les accords « compétitivité-emploi » ne garantissent nullement le maintien de l’emploi, au contraire ils
contribuent à la baisse des salaires.


 
Le Gouvernement Sarkozy-Fillon propose aux partenaires sociaux la mise en place d’accords « compétitivité-emploi » dans les
entreprises en difficulté.
« Les accords de compétitivité, c’est permettre
une négociation dans une entreprise pour revenir sur le temps de travail afin
d’
adapter la situation de l’entreprise à son environnement économique », a expliqué le
Premier ministre.


 – Cette mesure vise à contourner le
droit du travail pour mieux diminuer les salaires
. En France, un cadre juridique protecteur fait de
l’accord de chaque salarié une condition nécessaire à toute révision du salaire à la baisse. Ainsi, un accord collectif majoritaire pourra désormais permettre d’imposer une baisse de salaire
à un salarié.


  La droite veut utiliser la crise pour modifier la nature des rapports sociaux en défaveur
des salariés, en donnant, par ces accords, un support juridique aux pratiques de chantage à l’emploi apparues au cours des dernières années. Les salariés de Continental, et d’autres
entreprises, ont cru en ces accords instaurant un «
travailler plus pour gagner moins » et qui n’ont pas empêché l’ouverture de 
plans de licenciements ou de suppression d’effectifs.

L’ANI où la fin d’un monde


Alain Paubert (Cgt) Patrick Pollet (MGEN) Katia Planquois (CFDT) et Luce Pane,députée « En quoi l’inversion des normes constitue une avancée sociale pour les salariés? » demande cet ancien syndicaliste CFTC à la retraite de la marque au losange. En guise de réponse à cette simple interpellation[…]

L’ANI où la fin d’un monde

 

 

                                              tout-137.jpg

         Alain Paubert (Cgt) Patrick Pollet (MGEN) Katia Planquois (CFDT) et Luce Pane,députée 

 

« En quoi l’inversion des normes constitue une avancée sociale pour les salariés? » demande cet ancien syndicaliste CFTC à la retraite de la marque au losange. En
guise de réponse à cette simple interpellation d’un militant aux accents modérés, les deux représentantes de la CFDT dont une députée feignent de ne pas comprendre la question et finissent par
dire invariablement que l’ANI sur la flexisécurité de l’emploi est avant tout  le fruit d’un dialogue social renouvelé et qu’il n’est donc pas question d’y toucher. La réunion organisée au
siège du parti socialiste touchant à sa fin, chacun tire ses dernières salves avant de rentrer chez soi le sentiment du devoir accompli.

 

Il faut tout d’abord saluer cette bonne initiative de la fédération de Seine-Maritime et de mon camarade sottevillais Jean-Claude Branchereau d’avoir réuni
militants et syndicalistes pour débattre du fameux ANI du 11 janvier dernier, texte complexe dont la portée n’est pas toujours facile à mesurer et dont la transposition sous forme de loi rajoute
autant d’incertitudes que d’éclairages. Face à une salle pleine, les quatre invités ont pu exprimer leurs divergences voir leurs oppositions à cet accord qui serait légalement minoritaire dans
quelques mois. Je retiendrai principalement trois choses de cette soirée enrichissante:


Les défenseurs ont pour principal argument la forme ( le dialogue social made in Hollande ) et peu ou pas de fond et un leitmotiv: « faisons confiance aux
représentants syndicaux ». 

Les opposants ou ceux qui souhaitent faire evoluer ce texte, ont surtout un argument très fort  concernant la faible représentation des syndicats dans le privé
et même leur absence dans 9 entreprises sur 10 alors qu’ils devront contrôler l’application de ce texte au sein des Conseil d’Administration des boîtes. Comprenne qui pourra !

Je retiendrai aussi l’intervention du représentant des mutuelles qui se félicite de l’instauration d’une complémentaire santé généralisée mais qui s’interroge aussi
sur le choix unilatéral par l’employeur du porteur qui risque de mettre à mal le monde mutualiste au profit du secteur assurantiel ou de la prévoyance. 

 

Enfin, revenons à notre retraité de chez Renault qui précise l’inversion des normes: Auparavant les accords d’entreprise amélioraient les accords de branche qui eux
mêmes amélioraient le code du travail. Aujourd’hui, cet accord inverse cette pyramide même si cela est temporaire et limité dans le temps (deux années maximum) donc cette modification
fondamentale mettra en difficulté les salariés au sein de l’entreprise face à une Direction demain toute puissante. À cette question plus éclairée, il fut répondu que face à une économie
mondialisée qui nous échappe et qui sans ce type d’accord, serait demain dirigée uniquement par des fonds d’investissement, on ne pouvait faire autrement.

 

La fin d’un monde je vous dis…

Le thriller Petroplus


L’histoire tourmentée des Petroplus s’est enrichie hier d’une nouvelle page pour le moins inattendue. Contre toute attente et, au moment même où les salariés négocient un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) qui symbolyse la fin de la raffinerie historique de Petit-Couronne, les administrateurs[…]

Le thriller Petroplus

 

 

                                        raffinerie-de-nuit.jpg

 

L’histoire tourmentée des Petroplus s’est enrichie hier d’une nouvelle page pour le moins inattendue. Contre toute attente et, au moment même où les salariés
négocient un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) qui symbolyse la fin de la raffinerie historique de Petit-Couronne, les administrateurs judiciaires ont donc jugé recevable deux dossiers dont un
complet, celui de l’eternel prétendant NETOIL qui s’était fait connaitre dès le printemps 2012.


                                         Yvon-Scornet-copie-1.jpg 

 

« J’ai mal au ventre » déclarait Yvon Scornet quelques minutes avant d’entrer au CE extraordinaire qui devait révéler aux syndicats si au moins un des quatre dossiers
déposés vendredi (29 mars)  était recevable. Il ajoute que « la tension est palpable sur le site ». J’ajouterai pour ma part qu’il est très en dessous de la vérité. Les salariés encore
présents sont au bout du bout, au bout de l’acceptable, au bout de leurs forces qui pourtant étaient grandes. Mais dès 550 originels, près d’une centaine est à ce jour parti, ailleurs pour
oublier ou pour toujours, minés par une lutte souvent inégale. Pour les 450 restants, ils s’interrogent chaque jour à savoir qui sera le prochain. Et pourtant, j’admire leur calme et leur retenue
tout au long de ces 15 mois de combats quotidiens. Jamais un débordement, jamais un dérapage là où bien des hommes auraient craqués, où les possibilités évidentes d’enflammer le conflit étaient
présentes physiquement. Ils sont là fiers et debouts, survivants d’une histoire qui n’est déjà plus uniquement la leur et qui restera quoiqu’il advienne dans les mémoires haut-normandes.

 

                          Les-550-3.jpg

 

 

A quelques jours de l’épilogue de cette incroyable l’histoire, on sait donc depuis hier (2 avril) qu’il y aura un dernier acte d’ici au 16 avril, date limite de la
poursuite d’activité, et une seule scène, le désormais celèbre tribunal de commerce de Rouen où tous les salariés mais aussi toute une ville et son agglomération répondront présents avec pour
chacun d’eux, niché au fond de leur esprit, l’espoir que tout cela ne soit pas pas vain et que les juges octroieront une nouvelle chance à ce site emblématique de l’industrie locale.

 

                             tribunal-de-commerce-Rouen.jpg

Mister Meluche

 

                                 JLM nostalgie

 

Jean-Luc Melenchon est mort. En tout cas, celui qui animait en son temps avec tant de vigueur la gauche du parti socialiste n’est plus
que l’ombre de lui-même: le bretteur émérite est aujourd’hui un querelleur enragé.

 

Le congrès de Bordeaux du parti de Gauche vient de  marquer un ultime tournant car les propos tenus par Jean-Luc et par certains
dirigeants sont d’une telle outrance qu’ils occultent les messages pourtant essentiels délivrés par les militants et, plongent au passage nos camarades communistes dans la perplexité voir
l’inquiétude. Son interview mardi matin à la matinale de France Inter s’est soldé par une longue diatribe anti-systèmes vociférée sur un ton péremptoire, qui font que les mots deviennent vides de
tous sens tant la manière dont ils sont prononcés les rend inaudibles.

 

 

                                              JLM

 

Le premier tournant de cette dérive dont on ne connaît pas aujourd’hui l’issue, s’est produit alors que Jean-Luc était arrivé au
sommet de ses espoirs: être reconnu, peser sur les débats. En effet, en franchissant allègrement les 10% lors de la présidentielle, Jean-Luc était enfin rentré au rayon des poids lourds de la
politique, mais sa décision téméraire voir suicidaire d’aller ferrailler face à Marine Le Pen à Henin-Beaumont  ressemble à un péché d’orgueil digne de la chevalerie française à la
bataille d’Azincourt…. Cette décision restera incompréhensible aux yeux d’une opinion qui lui voyait alors en lui l’assurance d’une gauche forte dans le processus du changement tant
souhaité.

 

Blessé par cette désillusion électorale, il poursuit son lent isolement construisant chaque jour un mur entre lui même et ses anciens
camarades. Ainsi, il tape dur quotidiennement et avec un plaisir manifeste sur ses anciens amis socialistes, mêlant sa voix aux sirènes démagogiques de la Droite au lieu de les dénoncer. Agissant
ainsi, il parie sur les échecs à venir pour valider ses thèses. Tél un ancien fumeur qui pourchasserait le crapoteur occasionnel au fond des toiletteś, il poursuit de son invective le cousin
socialo depuis qu’il ne vient plus aux réunions de famille.


 

Et si l’obscur Mister Méluche redevenait le flamboyant monsieur Mélenchon !


 

                      JLM2.jpg                   

Mister Meluche


Jean-Luc Melenchon est mort. En tout cas, celui qui animait en son temps avec tant de vigueur la gauche du parti socialiste n’est plus que l’ombre de lui-même: le bretteur émérite est aujourd’hui un querelleur enragé. Le congrès de Bordeaux du parti de Gauche vient de marquer un ultime tournant[…]

La Justice n’est ni de droite, ni de gauche

 

            Communiqué du Parti Socialiste Poing et rose

 

MP-de-la-Gontrie.jpg        Marie-Pierre de
la Gontrie,

Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice

Matthias-Fekl.jpg          Matthias
Fekl,

Secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l’Etat

 

 

Affaire Sarkozy/Bettencourt : intimidation ? Nervosité ? La droite met à mal l’indépendance
de la justice

 

La mise en examen par 3 juges indépendants de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, soulève à droite
une avalanche de réactions inacceptables et  irresponsables.

 

Tout en rappelant la présomption d’innocence de Nicolas Sarkozy, nous condamnons les attaques de la droite qui, comme
à son habitude, met en cause la compétence et l’intégrité des magistrats mais aussi l’indépendance de la justice. Elle continue à considérer les magistrats comme des « petits pois » selon la
formule de Nicolas Sarkozy, au mépris de nos institutions républicaines.

 

En accusant le juge d’instruction de « déshonorer la justice », Henri Guaino met gravement en cause le fonctionnement
de nos institutions, et compromet le travail de la justice pourtant seule à même d’établir l’innocence proclamée de Nicolas Sarkozy.

 

François Hollande s’était engagé à mettre fin aux instructions au parquet dans les affaires individuelles, engagement
mis en œuvre dès la circulaire de politique pénale de Christiane Taubira du 
19 septembre 2012, et qui sera
traduit dans le projet de loi relatif aux relations chancellerie parquet qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres.

 

L’ouverture cette semaine par le parquet de Paris d’une information judiciaire pouvant viser un ministre en exercice
suffit à démontrer que le gouvernement respecte cet engagement, et laisse  la justice suivre son cours dans le respect de nos institutions .

 

La Justice n’est ni de droite, ni de gauche


Communiqué du Parti Socialiste Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice Matthias Fekl, Secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l’Etat Affaire Sarkozy/Bettencourt : intimidation ? Nervosité ? La droite met à mal[…]

Jean-Louis Borloo en tournée

 

                                     Borloo-a-Rouen.jpg

 

Jean-Jouis Borloo était en Normandie la semaine dernière et, il a donné de
nombreuses interviews où sous un air goguenard, il assenait entre autre l’ancrage historique des centristes dans notre région et la nécessité d’une alternance pour les bienfaits de
la démocratie et de son parti.

 


Passons donc sur ce discours de pré-campagne débuté jeudi dernier à Rouen sur les terres du Roi-Jean, où
flanqué de l’inénarrable Hervé Morin, » l’homme du débarquement », Borloo tentait de raviver la flamme des baronnets locaux afin de les préparer à l’abordage des
citadelles locales. Car, si je prends la plume pour parler de ce triste sire dont le passé glorieux s’éloigne un peu plus d’avantage; si je prends la plume disais-je, cela fait suite à ses propos
sur Rouen qui « a besoin d’être réveillée« : la rigolade ! Où bien Borloo  tel la Belle au bois dormant vient de passer
quelques années dans un épais brouillard, où bien il donne dans la dérision absolue en surfant sur le surnom donnée à notre ville après le règne de Jean Lecanuet à
savoir « Rouen, la belle endormie ».

 


Ensuite, lors de son passage à la télévision locale qui ne restera pas dans les anales mais qui contribuera à renforcer l’idée d’un
attrait à une certaine addiction, Borloo expliqua les remèdes nécessaires au réveil envisagé pour notre cité:
construction du TGV paris-Le Havre, développement de l’axe Seine et surtout, il affirma avec un certain culot que la première décision à prendre est la construction du contournement
EST. Les bras m’en sont tombés. Affirmer cette nécessité en n’ayant strictement rien fait pour faire avancer ce projet du temps où il était le ministre en responsabilité de ces dossiers est assez
osé. De plus, je me souviens des propos de ce même Borloo lors de l’inauguration du Pont Flaubert, où en réponse aux interpellations
conjuguées de Laurent Fabius, Didier Marie et Alain Le Vern au sujet de cette
rocade devenue arlésienne, il avait évoqué des réticences locales (celles de Verts et la fameuse violette de Rouen) pour repousser
siné die un contournement que 90% des habitants de l’agglomération réclament, et qui nous rendrait bien service dans la situation
particulière créée depuis la fermeture du Pont Mathilde.

 


Enfin, il conclut son show par le fait que Rouen ayant été par le passé une
ville centriste, il serait somme toute normale qu’on lui laisse à lui et ses amis diriger quelque chose dans ce pays, partager quoi… allez un bon geste, laissez nous un morceau….
allez, si vous topez, je vous paie le coup…d’accord, c’est ma tournée! Triste Clown!

 

                              Clown-triste.jpg

 

Jean-Louis Borloo en tournée


Jean-Jouis Borloo était en Normandie la semaine dernière et, il a donné de nombreuses interviews où sous un air goguenard, il assenait entre autre l’ancrage historique des centristes dans notre région et la nécessité d’une alternance pour les bienfaits de la démocratie et de son parti. Passons[…]

Le NON socialiste au MEDEF

 

                                                 Non-au-MEDEF.jpg

 

 

Plusieurs responsables socialistes départements et élus locaux lancent un appel « pour renforcer les droits des salariés » et afficher « un Non
socialiste au Medef ».

Dans leur texte ils appellent à amender le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi en listant les 6 points essentiels à leurs yeux
(
mobilité, CDI, refus des accords emploi/compétitivité, droits contre les licenciements économiques, maintien de la
hiérarchie des normes, recours au juge civil et prud’hommal …).

Ils rappellent les attentes qui ont porté la gauche au pouvoir et appellent à y répondre. Ils en soulignent l’urgence pour les
salariés et « pour la gauche aussi » en concluant « il n’y a rien de plus urgent quand on est socialiste ».

Vous pouvez signer ce texte sur le site : http://nonsocialisteaumedef.tumblr.com/

Ce matin (19 mars), plus de 400 responsables socialistes locaux dans plus de 30 départements ont signé ce texte.
Premiers
signataires
 
Olivier Mouret BF 76 – maire-adjoint de Rouen
Valérie Auvray BF 76 – conseillère régionale Hte Normandie
Nicolas Vincent CF 76 – secrétaire section Pavilly
Christophe Courcoux BF 76 – Fécamp
Jean Claude Branchereau BF 76 – Sotteville-lès-Rouen
Patrick Giraud – maire adjoint Le Trait
Philippe Lavergne – maire adjoint Maromme
Laurent Demare – maire adjoint Fécamp
Jacky Héloury – conseiller général – maire de Néville
Michael Mathieu – conseiller municipal délégué Fécamp
 
Antoine Tredez,  Christophe Pouliquen, Jacques Bennetot …

Les membres du Bureau National du PS
Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jérôme Guedj, Julien Dray, Jean-François Thomas, Anne Ferreira, Jonathan Munoz

Le NON socialiste au MEDEF


Plusieurs responsables socialistes départements et élus locaux lancent un appel « pour renforcer les droits des salariés » et afficher « un Non socialiste au Medef ». Dans leur texte ils appellent à amender le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi en listant les 6 points essentiels à leurs[…]

Le logement social sur la bonne voie

                                 
  logmt-social.jpg 

 

Il y a quelques semaines, je publiais ici une tribune intitulée: Logement social: la TVA
à taux réduit, c’est urgent !
 
sur la nécessité d’appliquer la TVA la plus réduite sur le logement social. Je crois
pouvoir affirmer, aujourd’hui, que cet appel relayé par un grand nombre d’acteurs du secteur, d’associations, d’élus et de nombreux citoyens, est en passe d’aboutir.

 


Dans le cadre de son plan d’urgence sur le logement qui sera dévoilé le 20 mars, le gouvernement
prévoit de réduire le taux de TVA sur le logement social de 7% à 5%,
TVA réduite appliquée sur la construction de logements sociaux à
compter du 1er janvier 2014. En effet,
dans le cadre de la refonte des taux de TVA, elle menaçait de passer à 10%, mais de
nombreux professionnels de la construction et les acteurs du logement social s’étaient élevés contre cette idée de relèvement de taux. Ils avaient soulignés les effets néfastes d’une telle action
sur le secteur de la construction de logement sociaux, touché par la crise et qui compte une forte main d’oeuvre.

 


 

François Hollande a affirmé qu’il s’agissait d’une mesure anti-crise essentielle afin d’inverser la courbe du
chômage dans l’année. Le président s’est aussi engagé à faire construire 500 000 logements neufs par an, dont 150 000 logements sociaux. 
Dans la tribune du mois dernier, les députés socialistes, écologistes et communistes
Pierre Laurent, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Vincent Placé affirmaient: 
« La reprise de la construction de logements,
particulièrement dans le secteur HLM, ne pourra s’effectuer sans un coup d’accélérateur majeur et un taux de TVA réduit reconnaissant sa participation à la satisfaction d’un besoin de première
nécessité » et poursuivaient par:
« C’est une mesure anti-crise essentielle, en raison de ses effets sur la régulation des prix, la
reconquête du pouvoir d’achat et la création d’emplois durables et non délocalisables. C’est aussi un soutien aux entreprises du bâtiment ».

 

 

Leur appel a été manifestement entendu jusque dans les termes employés

 


Le logement social sur la bonne voie


Il y a quelques semaines, je publiais ici une tribune intitulée: Logement social: la TVA à taux réduit, c’est urgent ! sur la nécessité d’appliquer la TVA la plus réduite sur le logement social. Je crois pouvoir affirmer, aujourd’hui, que cet appel relayé par un grand nombre d’acteurs du[…]

Rééquilibrer l’ANI par la loi est un devoir

 

 

                                          Parisot-copie-1.jpg

 

 

Le premier coup de semonce (journée de mobilisation du 5 mars) contre les accords du 11 janvier dernier aura eu le mérite de
poser sur la table les points qui font polémique et qui révoltent bon nombre de syndicalistes, de spécialistes du code du travail, d’élus ou de simples citoyens


                                                   
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 manifestation du 5 mars à Rouen

 

« Touche pas à mon ANI » est le leitmotiv de Laurence Parisot. Elle le brandit à tout bout de
champ, faisant de cet accord son bâton de maréchal, la clé de sa réélection à  la tête du mouvement patronal. Deux mois après, elle n’en revient toujours pas: les deux oreilles et la queue
dans la même journée. Car l
es trois syndicats qui ont finalement validé ce texte, l’auront fait au mot près du texte négocié sous le gouvernement Fillon:
seul le titre a changé, les accords « compétitivité-emploi” sont devenus des accords « sur la sécurisation de
l’emploi
« , pour le reste tout est conforme. Trop heureuse d’avoir décrocher son graal, Parisot enfonce le clou en menaçant de graves conséquences (lesquelles ?)  les parlementaires
et le gouvernement si le texte de loi n’est pas à la virgule celui de l’accord signé.


 

En attendant, le travail qui attend nos députés se fera sous l’oeil attentif
de tous les salariés français qui souhaitent que chacun prenne ses responsabilités, en amendant un texte qui devra consolider les droits des salariés et renforcer les protections collectives, qui
devra rétablir le Code du travail comme base minimale, et qui devra surtout mettre place un contrôle des entreprises afin de mesurer la réalité de leur difficultés et d’envisager alors des
mesures d’assouplissement temporaires et encadrés.


 

C’est à nous socialistes qu’incombe cette tache car
l
a gauche a été élue pour s’attaquer à la crise, faire reculer le chômage et la précarité du travail, interdire les licenciements boursiers,
permettre la reprise d’entreprises vouées à la délocalisation ou à la fermeture. Ce sont des lois protectrices qui sont attendues et rien d’autre. Il y a urgence pour les salariés, il y a urgence
pour la gauche aussi.


Un monde de dupes

 

                                                 
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« On refait le monde »….. »On n’est pas dupe »…… »Aujourd’hui, c’est demain »…sont les titres-slogans d’un nouveau paradigme médiatique qui s’appuie sur une ligne
simple: « toute action politique est vouée à l’échec »

 


A chaque annonce politique, sociale ou sociétale, les grands médias, servicepublic en tête, s’engouffrent dans la désinformation la plus complète en livrant leur
vision anticipée de chaque dossier, exposée sous l’angle le plus percutant possible dans l’idée de faire réagir auditeurs et téléspectateurs qui s’empressent de dire tout le mal qu’ils pensent du
sujet; dossier étayé par un  micro-trottoir improvisé où chacun se contredit au passage ce qui est en soi logique au regard du manque d’informations initiales sur les sujets qui doivent
faire le buzz du jour.

 

 

Prenons l’exemple des retraites: depuis le lancement officiel par le gouvernement d’une nouvelle phase de concertation sur ce sujet récurrent par principe, on nous
abreuve de solutions clés en main pour réduire le trou de la branche vieillesse: le gouvernement va faire ci, il ne ne peut pas revenir sur cela et…. la reforme pénalisera ceux-ci au détriment
de ceux-là et de toute façon cela ne suffira pas.. et la crise et… les vieux et…. le chômage et ….on ferait mieux de rien décider.  Si c’est pour faire pire que ce qui existe déjà et
puis si rien n’est fait, à quoi cela sert d’avoir promis le changement et si le gouvernement  touche aux pensions, il sera sanctionné aux prochaines élections et…cerise sur le gâteau: on
vous amène Lenglet sur le plateau qui avec ses graphiques, en fait toujours le même, sauf qu’il est parfois à l’envers en fonction du sujet  à savoir hausse ou baisse de quoi ce
soit…Lenglet donc qui vous démontre avec ses mots savants que l’alpha et l’omega de toute politique aujourd’hui: c’est la COMPETITIVITE  et que tout le reste est à jeter aux chiens, aux
poubelles de l’histoire avant même d’avoir essayé.

 

 

Toute cette logorrhée quotidienne vise à ériger l’immobilisme en dogme, à rapprocher la politique de l’incurie, à décrédibiliser l’action publique et à glorifier le
conservatisme. Ce soir encore, j’éteindrai la télé face à la dérive qui semble irréversible de nos grand médias.

Un monde de dupes


« On refait le monde »….. »On n’est pas dupe »…… »Aujourd’hui, c’est demain »…sont les titres-slogans d’un nouveau paradigme médiatique qui s’appuie sur une ligne simple: « toute action politique est vouée à l’échec » A chaque annonce politique, sociale ou sociétale, les grands médias,[…]

Un autre budget pour l’Europe c’est possible



EUROPE  L’accord conclu sur le projet de budget européen a débouché sur un compromis entre les partisans de la rigueur et les partisans
de la croissance dont la France fait partie. Cependant, le compromis trouvé ne peut répondre positivement à la crise économique, sociale et politique qui accable l’Europe.

 


 

En effet, Non seulement la proposition de 960 milliards reste très en retrait par rapport aux préconisations initiales de la
Commission Européenne (1033 milliards), mais elle accuse également une baisse historique par rapport au budget précédent (994 milliards). Si l’on prend en compte l’inflation sur la période, le
recul est encore plus flagrant et la situation encore plus inquiétante. C’est la première fois dans l’histoire de l’Union européenne que le budget est en baisse et que la perspective de
créer une relance européenne fondée sur les grands projets et les investissements d’avenir s’éloigne. En effet, la structure interne même de ce projet de budget est très conservatrice et ne
dégage aucune réelle vision prospective pour l’Europe et, l’on ne peut que regretter le manque d’ambition pour les grands projets d’infrastructures ou encore la diminution des fonds consacrés aux
plus démunis et notamment au tissu associatif qui joue un rôle essentiel dans ce domaine.

 

 

 

 

Un budget européen en hausse significative est pourtant une double nécessité: une nécessité économique pour répondre à la crise européenne par les investissements public et le pilotage
stratégique de l’économie européenne; une nécessité politique pour
l’Union Européenne qui n’est pas parvenue au bout du processus d’intégration des nouveaux entrants, qui peine à imposer une harmonisation sociale et fiscale des politiques nationales
économiquement efficace et socialement juste, et qui surtout doit pouvoir s’appuyer sur un budget suffisant pour mettre en œuvre un véritablement gouvernement économique.

 

                            president-groupe-socialiste-europeeen.jpg                             
                         presidente-verts-europeen-copie-1.jpg 

Hannes Swoboda, président groupe socialiste          Rebecca Harms, coprésidente groupe écologiste

 

 

Les parlementaires européens se doivent de rejetter ce compromis qui affaiblit trop manifestement l’idée même d’Union
Européenne à l’image des chefs des principaux groupes politiques du Parlement européens (socialistes, libéraux, Verts et conservateurs) qui ont  tous les quatre 
annoncé qu’ils refuseraient d’accepter « en l’état » ce budget. Cette prise de position marque d’ailleurs clairement la rupture avec l’idée que des politiques d’austérité,
qui se trouveraient consacrées au niveau européen, pourraient  représenter une solution à la crise. Souhaitons que le Parlement européen puisse prendre toute initiative qui puisse
aboutir à l’adoption d’un budget plus ambitieux à même de ramener l’Europe sur le chemin de la croissance.

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