Saint-Etienne du Rouvray – Rassemblement de l’ASVB76 et des IME – Stade Youri Gagarine.

Sport, handicap et convivialité.
L’Agglo Sud volley-ball (ASVB 76) a accueilli vendredi dernier au stade Youri Gagarine, une soixantaine de jeunes en situation de handicap pour une journée de rassemblement entre tous ceux ayant participé aux cycles d’initiation proposés par le club cette année, et ceux qui y participeront l’année prochaine. Venus de Grand-Couronne, Saint-Pierre les Elbeuf, Limesy, Boisguillaume ou encore Etrépagny, ces jeunes qui, pour nombre d’entre eux ont découvert le sport cette année, ont participé à des ateliers durant la matinée et disputé de petits matchs l’après-midi. Laëtitia Denis qui pilote cette section « sport adapté » au sein du club, voit, dans cette activité, un rassemblement de bonnes volontés. « Le public que nous encadrons est pour majorité composé d’enfants et d’adolescents atteints de déficiences mentales à divers degrés. Résidant soit chez leurs parents, dans des structures sociales ou en foyer, ils intègrent l’école spécialisée durant la journée où une éducation et un apprentissage de la vie leur sont prodigués en tenant compte de leur handicap. Via notre école de volley, ces jeunes ont la possibilité de découvrir et de bénéficier des bienfaits du sport. Ils peuvent laisser libre cours à l’énergie dont parfois ils débordent. Mais nous ne sommes pas seuls dans ce bateau. Sans le concours des communes de Petit-Quevilly, Saint-Etienne du Rouvray et de Sotteville-lès-Rouen, sans l’appui du conseil général 76 et l’appui de la société Ferrero France, nous ne pourrions mener à bien toutes ces initiatives ». Animée par une dizaine de joueurs du club et par les accompagnants des instituts médico éducatif participant, cette journée a apporté des sourires sur le visages de ces jeunes sportifs qui, après avoir été récompensés par de petits cadeaux, étaient prêts à revenir pour une nouvelle session.

Rouen – Réunion publique d’information pour la création d’un jardin partagé dans le quartier du Sacré Coeur.

Le Jardin partagé de la Croix d’Yonville
Ils étaient une quarantaine de riverains à s’être déplacés lundi soir lors de la réunion publique d’information destinée à poser les jalons d’un projet initié par le conseil de quartier « coteaux Ouest ». Celui d’un jardin partagé, renouant ainsi avec la tradition maraîchère du secteur. Afin d’éclairer et d’aiguiller ces habitants qui veulent « redonner du lien social à leur lieu de vie », le maire Yvon Robert accompagné de ses adjoints Christine Rambaud et Bruno Bertheuil avaient tenu à être présents. « Un jardin partagé c’est quoi? » a entamé Bruno Bertheuil. « C’est un jardin construit et géré collectivement par des riverains et des acteurs locaux regroupés en association. C’est un espace de verdure cultivé et animé par les membres de l’association. C’est un lieu de vie ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et entre les cultures. Faire revivre un terrain vague en servant la nature, en créant un lieu de sociabilité, un lieu animé et vivant, pour semer, planter et récolter ». Tout était dit, ou presque. Car si, sur le papier, l’idée est alléchante, Yvon Robert a tenu a en préciser les contours. « La mairie ne sera pas le gestionnaire de ce site. Il revient aux personnes impliquées de se réunir en association qui présidera aux destinées du lieu. Des règles devront être établies, un cahier des charges réalisé… Les services municipaux seront là pour aider aux réalisations projetées ». Mais, pas d’inquiétudes pour les habitants, le projet semble bien ficelé. L’enveloppe, d’un montant de 40.000 euros issus des budgets participatifs des quartiers Pasteur et Côteaux Ouest, semble pouvoir couvrir l’ensemble des aménagements de la friche située juste au dessous du parc sportif de la Croix d’Yonville. Après la visite de ce qui deviendra dans quelques temps leur lieu privilégié de convivialité, les participants à la réunion sont repartis avec le plein d’idées de jardinage dans la tête. Prochaine étape, l’assemblée constituante de l’association gestionnaire du jardin.

Rouen – La Pie Rouge – Le Lido.

Un hymne à la différence et au grain de folie.
Il y a plusieurs années, Rachel, jeune fille trisomique, intègre la troupe de la Pie rouge. Les fondateurs de la compagnie, le metteur en scène Guy Faucon et la photographe, comédienne et réalisatrice Sylvie Habault la prennent sous leur aile avec la bénédiction de Fabienne, sa mère. « En fait, rectifie Sylvie Habault, c’est Rachel qui nous a adoptés! Nous sommes ses enfants ». S’en suit une merveilleuse aventure. « Cette histoire se nourrit d’une infinie connivence entre l’art et le handicap, poursuit la réalisatrice, et ce, pas seulement pendant les spectacles ou sur le tournage des films. Elle est de tous les instants, à la maison, dans l’intimité ». Ce film, conte documentaire intitulé « Rachel, le cirque céleste », est le troisième volet de la trilogie consacrée à la jeune femme. « Rachel, jeune fille orpheline que la nature a pourvue d’un chromosome supplémentaire, vit à la campagne avec son grand-père, lorsque sa maison brûle. Elle hérite alors d’une caravane qui lui donne l’envie de monter un cirque. Mais le Ciel ne voit pas cela d’un bon œil. Dieu lui-même, dépêche l’Archange Gabriel pour la réquisitionner, mais Rachel n’est pas fille à se laisser impressionner… ». Guy Faucon raconte le synopsis comme s’il venait d’en terminer le tournage. Pourtant cela fait quelques temps déjà que ce film est présent sur les écrans et plébiscité par de nombreuses salles. Ce film dans lequel se sont glissés sympathiquement Michaël Lonsdale, Denis Lavant ou encore Anne Sylvestre, est une échappée dans un univers où se côtoient des êtres libres. Rachel Paux y a trouvé sa place tout naturellement. Cette jeune femme drôle, tendre, parfois insolente, a vite fait d’emmener son petit monde dans ses espaces poétiques, innocents, dépourvus de préjugés et d’arrière-pensées. « Rachel, le cirque céleste, ce soir lundi 13 mai à 20 h – Cinéma Omnia République – Tarif unique 4 euros.

Rouen – Boutique Artisans du Monde – Rue de la République.

Un combat pour la dignité humaine.
Les événements terrifiants survenus dernièrement au Bangladesh viennent rappeler la place prépondérante que représente le commerce à travers le monde. Hasard du calendrier, l’association « Artisans du Monde » organise en ce moment même sa 13ème quinzaine du commerce équitable. Christiane Lemaire et Lydie Dagonneau, les co-présidentes de l’antenne locale, réaffirment à cette occasion l’intérêt d’une telle alternative à la course en avant consumériste. « Nous défendons une vision engagée du commerce équitable au service de l’Humain, fondée sur le respect des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Artisans du Monde c’est 125 points de vente, 1.500.000 producteurs et 8.000.000 de personnes concernées dans 48 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. Avec plus de 1000 références de produits, l’artisanat et l’alimentation respectent les normes en vigueur en Europe et bénéficient du label Bio. Le message délivré est clair,  celui d’une culture et d’un combat pour la dignité humaine. Les articles sont achetés à des producteurs intégrés aux filières du commerce équitable qui sont contrôlées. Cette organisation permet à des familles des pays du Sud de vivre dignement du fruit de leur travail, dans le respect de leurs droits et de leur patrimoine culturel ». Pendant cette quinzaine, Artisans du Monde Rouen organise des dégustations dans sa boutique du 82 rue de la République. Les prochaines auront lieu le mercredi 15 mai, le samedi  17 et le dimanche 18 mai. Un partenariat a également été entamé avec le restaurant associatif « Faites le vous-même » (rue Eau de Robec) qui propose tous les midis sauf samedi et dimanche, des menus confectionnés de ces produits.

Rouen – Exposition 110 ans de l’USQ – Hangar 10.

La « vieille Dame » en argent a fait son retour en Normandie le temps de l’exposition consacrée aux 110 ans de l’Union sportive quevillaise (USQ). Au deuxième étage du All sports café (hangar 10), une rétrospective des plus beaux moments de l’équipe quevillaise en coupe de France a permis aux visiteurs, tel Max 74 ans et supporter invétéré, de revivre les épopées des dix dernières années des jaunes et noir dans cette compétition.

Petit-Couronne – Marche des Pétroplus et de leurs soutiens vers la raffinerie.

Dans le jour déclinant, les installations pétrolières se découpent en silhouettes sur le bleu azuré et exempt de fumées du ciel de Petit-Couronne. Trois-cents, peut-être plus, les salariés de la raffinerie accompagnés de leurs soutiens de toujours défilent lentement vers l’entrée de l’usine à la seule lueur des lampions qu’ils tiennent à bout de bras. La longue ligne droite qui relie la ville à l’usine leur laisse le temps de revivre un passé encore si présent. « Ce n’est pas un chemin de croix comme on pourrait le penser » dit Denis, plutôt une étape supplémentaire vers l’espoir. Celui d’une reprise de l’activité et du retour vers l’emploi ». Réunis à 21 h 00 devant la mairie, les participants se sont dirigés vers la raffinerie à l’arrêt depuis quelques semaines. A l’avant du cortège, la banderole de l’intersyndicale affichait : « nous ne sommes pas morts, on ne lâche rien ». Des élus locaux se sont associés à la manifestation comme le maire de Petit-Couronne, Dominique Randon, venu apporter son « soutien aux salariés et aux sous-traitants ». Il a affirmé sa confiance dans la ré industrialisation du site affirmant que « l’ensemble des forces travaillent à cet avenir ». Parvenus devant la raffinerie, les participants ont pu assister à plusieurs prises de parole, dont celle de Claude Vaillon, conseil de la société luxembourgeoise Ground Technology and Security for Airports (GTSA) qui a déclaré « avoir réuni la somme de 500 millions d’euros et être prêt à présenter son dossier au mandataire liquidateur ». « Nous ne pouvons qu’espérer » constatait, amère, Philippe. « Nous sommes passés par tellement de revirements, que ce qu’il adviendra ne sera que du bonus… ». Lu à la tribune par l’un de ses amis, le message de l’emblématique Yvon Scornet laisse néanmoins envisager des lendemains sulfureux. Celui qui, pour raison de santé, n’a pu être présent à cette assemblée, prévient :  » Que ceux qui en ont profité pour trahir les intérêts des salariés sachent qu’ils ne l’emporteront pas et que la vérité éclatera… ». La soirée continue avec la diffusion de vidéos retraçant les 18 mois de lutte des raffineurs. Les enfants, emmenés par leurs parents accusent la fatigue et ferment leurs yeux en même temps que les lampions s’éteignent. Un dernier « On lâche rien » en musique et le site reprend son allure traditionnel, mais sans les bruits, les odeurs…

Petit-Quevilly – Atelier fonderie – Lycée Jean-Baptiste Colbert.

Dans le cadre des  « inspirations de la chapelle Saint-Julien », l’artiste Jean-Claude Jolet va présenter une installation baptisée « Extrême dilution ». La réflexion de la lumière du soleil sur une goutte d’eau en suspension sera mise en scène dans une vidéo sculpture en interaction avec la forme et les jeux de lumière des vitraux de la chapelle. Pour mener à bien cet assemblage, Jean-Claude Jolet a fait appel au lycée des métiers Jean-Baptiste Colbert afin d’assurer la fabrication d’ampoules en silice destinées à  son agencement. Didier Deshayes, professeur de fonderie au sein de l’établissement, a mis sur les rangs ses lycéens de seconde section fonderie. « La commande est délicate » souligne t-il,  « Il s’agit de fabriquer un moule en aluminium représentant une ampoule coupée en deux dans le sens de la hauteur. Cette empreinte réalisée, nous y introduisons du sable mélangé à 4% de silice puis cristallisons l’ensemble avec du gaz carbonique. Il en résulte, après démoulage,  une sculpture parfaite de l’ampoule. Mais celle-ci, bien que rendue à l’état solide, reste néanmoins fragile et est à manier avec précaution. D’où la surveillance accrue lors des opérations d’emballage et de stockage ». Avec plus de 700 kilos de sable préparé et beaucoup de patience (les meilleurs élèves façonnent 6 ampoules par heure), ce ne sont pas moins de 300 de ces créations qui seront visibles lors de l’exposition de Jean-Claude Jolet. « Extrême dilution » – Chapelle Saint-Julien – du 24 mai au 16 juin 2013 – Entrée libre.

Sahurs – Foire à tout.

Les quelques bénévoles du comité des fêtes n’ont pas vu passer la journée de dimanche. Et pour cause, ce rendez-vous de la foire à tout, devenu incontournable au fil des années avait réuni pas moins de 152 exposants qui se sont installé sur quelques 700 mètres autour de la place Maurice Alexandre. Férus de bonnes affaires ou tout simplement curieux venus faire un tour de calèche et manger une pomme d’amour, les visiteurs ont investi en nombre le petit village qui, pour l’occasion, accueillait également le soleil.

Saint-Pierre de Manneville – Exposition Les petites têtes de l’Art.

Débutée au Foyer rural le premier mai dernier, l’exposition de peinture, sculpture et d’art moderne « Les Ptites Têtes de l’Art » se poursuit jusqu’au 25 mai dans le cadre prestigieux du Manoir de Villers. Pour Serge Gobbe (a d sur la photo en compagnie du peintre Jean-Pierre Fruit) qui, tout au long de l’année, met son énergie, sa bonne humeur et son envie de faire partager l’art contemporain aux enfants et adultes de la commune, cette exposition « mêlant œuvres d’amateurs et de professionnels, permet de hausser le niveau traditionnel des petites manifestations de village apportant ainsi l’art moderne en milieu rural ».

Grand-Quevilly – Lionel Blantron.

Mon père ce héros.

De son père il ne garde que sa chevalière en argent, sa plantation de cheveux et une immense tristesse. « Je donnerai tout pour qu’il soit là, à mes côtés… il me manque tellement! ». Lionel Blantron pleure. Soixante-dix ans qu’on lui a enlevé ce père qu’il n’a réellement connu qu’un quart d’heure, dans les geôles glauques du « Donjon », la tour des supplices à Rouen. Denise, sa mère l’y avait emmené en ce mois de décembre 1943 voir un homme en sang, torturé de la plus cruelle des façons par l’inspecteur de police Louis Alie et ses sbires, à la solde de la Gestapo  Bien sûr, Lionel Blantron ne se souvient pas de cet épique séparation. Mais sa mère Denise, elle-même résistante, lui a tellement conté l’histoire, son histoire, qu’il a fini par idolâtrer ce père dont le portrait le fait fondre en larmes. « Mon père faisait partie du réseau Valmy comme franc-tireur partisan français (FTPF). Il convoyait des valises. Travaillant à la SNCF  au dépôt de Quatremares, il participait à des sabotages de trains. Il tuait des gens aussi, des salopards de nazis… ». Mais René Blantron, comme nombre de résistants de l’époque fut, un jour trahi, par des Français. « Le 9 décembre 1943, mon père et une résistante du nom de mademoiselle Meunier convoient une valise d’armes de Neufchâtel à Rouen. A leur arrivée à la gare rive droite, la police les attendait. Ils purent néanmoins s’échapper. Mais dans la valise qui fut saisie se trouvait une chaîne de vélo. Louis Alie et ses acolytes font vite le rapprochement en retrouvant dans le local des bagages de la SNCF  un vélo auquel il manque une chaîne. Ce vélo porte une plaque d’identité au nom de Blantron René ainsi que son adresse. Le soir même il est arrêté par la Gestapo à son domicile de Petit-Couronne ». Accusé de « menées subversives, terroristes et meurtres », René Blantron est interné au « Donjon » le 13 décembre 1943. Envoyé ensuite à Compiègne, il partira pour Auschwitz  sera transféré à Buchenwald et décédera le 27 décembre 1944 au camp de Flossenburg. Lionel Blantron tient à cet hommage qu’il rend à son père. « Personne n’en a jamais parlé. J’ai fais tout un tas de démarches pour retracer son itinéraire. J’aimerai qu’on se souvienne de lui comme d’un patriote qui a donné sa vie pour son pays. Quand il est mort, il avait 22 ans! ». En cette période de commémoration de la victoire contre le fascisme, voilà qui est chose faite.

Petit-Quevilly – Tournoi de judo – Salle du Sorbier des oiseleurs.

Rendez-vous sportif et convivial.
L’entraîneur Pascal Grandsire et le président Rémy Buquet n’étaient pas peu fiers de la réussite, une fois encore, du traditionnel tournoi qu’ils organisent à l’occasion du 1er mai. « Près de 300 sportifs âgés de 4 à 14 ans se sont déplacés de tout le département. C’est une façon pour eux d’aborder la compétition d’une manière conviviale. La mairie nous prête la salle, Rapid Flore fourni les bouquets, une trentaine de bénévoles organisent les stands, la tombola et les buvettes, les parents, les familles sont là, tout cela dans une bonne ambiance », s’est félicité Pascal Grandsire. Côté municipalité, Martial Obin, adjoint en charge des sports venu remettre les récompenses, voit « dans ce genre de manifestation, la continuité de la politique de la ville qui, de tous temps, donne une part belle aux associations sportives pour des activités qui permettent aux jeunes d’évoluer dans leur vie sociale au quotidien ».

Petit-Couronne – Catherine du Café de la mairie.

En colère jusqu’à l’écœurement.
La nouvelle tant redoutée s’est propagée comme une traînée de poudre : aucune offre de reprise de la raffinerie de Petit-Couronne n’a été retenue par le tribunal de commerce de Rouen en ce mardi midi. Parmi les habitants des deux communes mitoyennes du site, l’espoir du début de conflit puis la déception et la résignation ont laissé place à la colère et à l’écœurement  « C’est une honte! » tempête Pierre de la charcuterie couronnaise, « tous ces politiques qui sont venus faire les beaux pendant la campagne présidentielle… ils venaient chercher des voix, se montrer. Pas un n’a fait quoi que ce soit pour sauver cette usine! Et maintenant ce sont plus de quatre mille personnes qui vont souffrir de leur immobilisme. En tant que commerçant c’est entre 40 et 60% de chiffre que nous allons perdre! ».  Même son de cloche pour Roger, retraité et ancien combattant qui, devant son verre au comptoir, désespère des personnes qui nous gouvernent. « Les Petit-Couronnais vont sentir la douloureuse… la municipalité ne pourra pas faire autrement que d’augmenter les impôts. Je suis dégoûté de voir le pays s’en aller en « cacahuète »… ». Catherine, au café de la mairie est elle aussi abasourdie. « J’ai pas de mots assez fort pour décrire ce que je ressens vis à vis de nos politiques. Il ne se sont pas bougé. Des promesses ils en ont fait. Mais côté action, pas un ne s’est suffisamment investi. Je veux croire encore à une ré industrialisation du site. Peut-être faut-il se donner le temps de la réflexion et envisager ce qui peut être fait pour combler ce qui va être un grand vide. Sans raffinerie à Petit-Couronne c’est comme Paris sans sa Tour Eiffel… ». A Grand-Couronne, la nouvelle est également arrivée via le JT de la télé. « On s’y attendait un peu mais j’aurais pensé que le tribunal se serait donné quelques jours pour étudier les offres » témoigne Henri, « mais je constate qu’il n’est même pas allé jusque là! Comment des commerçants ou des chefs de petites entreprises peuvent-ils ainsi décider de l’avenir de plusieurs centaines de personnes, en toute conscience ? ». Michèle, dont l’ami travaille à la raffinerie va même plus loin. « Politiques, financiers ou majors du pétrole, tous pourris et à mettre dans le même sac… ». A se promener dans les rues des deux communes orphelines de leur raffinerie, ce mardi 16 avril aura été vécu comme un jour noir.

Canteleu – Visite de la ministre Cécile Duflot – Cité Verte.

Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement, est venue hier lundi 15 avril, visiter quelques-uns des sites du programme de rénovation urbaine à Canteleu après avoir rendu visite aux représentants de la CGT Renault Sandouville en début d’après-midi. Elle a été accueillie par le député maire Christophe Bouillon, de plusieurs élus, du préfet Pierre-Henry Maccioni et des partenaires de l’opérations à la Maison des services publics où lui a été présenté l’ensemble du projet de renouvellement urbain engagé depuis 2005. Avant de, selon son expression « redescendre la côte » en direction de Bapeaume pour constater les bouleversements immobiliers de ce qui fut une friche industrielle, la ministre a déambulé entre les immeubles de la Cité Verte en se faisant expliquer ponctuellement le déroulé des travaux. Elle a tenu a souligner « qu’elle avait bien noté cette volonté de la ville de redonner du lien et de favoriser la mixité dans ces quartiers auxquels les habitants sont attachés ».

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