A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida qui se déroulera le lundi 1er décembre 2014, les élèves de Terminale bac Professionnel Plasturgie du lycée Jean-Baptiste Colbert de Petit-Quevilly ont pris l’initiative d’organiser une vente de pin’s « rubans rouge au sein de la galerie marchande du magasin Hyper U de Grand-Quevilly. Cette action, menée en partenariat avec l’association Aides de Rouen, a pour but de sensibiliser la population sur la maladie mais aussi sur les notions d’entraide afin de récolter des fonds pour mener des actions de prévention, de recherche mais également afin apporter du soutien aux personnes touchées par la maladie. Ces pin’s seront vendus par les élèves au prix de 2 Euros, de 8 h 30 à 17 h 30.
Petit-Quevilly. Médaillés du travail reçus en mairie.
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| Photo Bruno Maurey. |
Trente et un Quevillais ont reçu, des mains des élus, un diplôme Argent pour 20 années de travail effectuées, Vermeil pour 30 années, Or pour 35 années et Grand-Or pour 40 années de travail. Il s’agit de Diana Angulo Charcape, Francis Cuisin, François Denoyer, Antonio De Oliviera, Moussa Hammadi, Sylvie Laisné, Antonio Cordeiro, Éric Collé, Marc Dorville, Stéphane Flécheux, Laurent Petitpas, Philippe Taddei, Jean-Marc Vallée, Lamri Benattia, Serge Cueille, Sylvie Hubaille, André Jacquot, Marie-Christine Léger, Josiane Morançais, Pierre Sarnowski, Jean-Marie Cadinot, Lydia Delestre, Patrice Due, Stéphane Favresse, Anita Gaulin, Edith Grandsire, Jean-François Hazard, Josiane Sabine, Lionel Solloy, Raynald Treffe.
Petit-Quevilly. Chri’s conduite, droit devant.
Ouverture pour bonne conduite.
Les plus jeunes ont toujours connu la maison inoccupée. Le plus anciens se souviennent, eux, d’une supérette qui faisait les beaux jours du quartier, la seule épicerie dans « Petit-Quevilly village ». «Elle a dû fermer à la fin des années 90… ». Il aura donc fallu tout ce temps pour redonner vie à cette bâtisse trônant sur la place Henri Barbusse, juste en face de l’hôtel de ville et qui, au vu de sa situation géographique, dénaturait la perspective avec ses volets clos et sa peinture assombrie. Mais la fée Christelle est passée par là, avec son désir de s’implanter dans « sa » commune et d’y vivre de sa profession. Christelle Le Pierrès, la quarantaine et professionnelle en apprentissage de la conduite vient en effet d’y installer son agence «Chri’s conduite». Lors de l’inauguration de cette nouvelle entité, élus et commerçants du quartier se sont déplacés, comme pour saluer cette nouvelle arrivante, « signe que le projet Petit-Quevilly Village est sur de bons rails en attendant le début des réalisations prochaines présentées récemment aux habitants. «Je tenais à m’installer dans le quartier car je suis une enfants de la commune » a tenu à souligner Christelle, «la municipalité m’a bien aiguillée dans mes démarches et j’ai reçu des coups de pouce des collectivités locales. Qu’ils en soient remerciés ». Dès maintenant, les candidats au permis de conduire peuvent pousser la porte de Chri’s conduite. Christelle, avec son véhicule flambant neuf, se fera un plaisir de les accompagner vers l’obtention du précieux sésame. CHRI’ S CONDUITE – Place Henri Barbusse – 76140 Petit-Quevilly – Tel. : 09.83.71.54.88 ou 06.67.93.64.35.
Rouen. Cité étudiante internationale.
Babel en Normandie.
Chaque année, les établissements membres de CESAR (Conférence de l’enseignement supérieur de l’agglomération de Rouen) accueillent plus de 4700 étudiants internationaux originaires de près de 190 pays. Depuis 2012, la Ville de Rouen, CESAR et le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et sociales) organisent l’évènement « Rouen Cité Etudiante Internationale » ayant pour objectif de mettre à l’honneur ces étudiants qui ont fait le choix de poursuivre leurs études supérieures dans la métropole normande. Vendredi soir, ils étaient donc plusieurs centaines, présents dans les salons de l’hôtel de ville, accueillis par le maire Yvon Robert accompagnés des représentants de Cesar et du Crous. A cette occasion, dix d’entre eux ont été récompensés pour leur participation au concours «Rouen, Cleveland, Ningbo » pour lequel les photos sont exposées au 1er étage de la mairie. Résonnant de langues différentes, la salle des mariages a été l’occasion pour ces étudiants d’échanger sur les motifs de leur présence à Rouen. David, en provenance de Colombie, suit un cursus à l’INSA et a tenu à exprimer son « plaisir à déambuler dans le vieux Rouen avec son camarade Diego ». « J’aime cette ambiance calme que l’on ne retrouve pas toujours dans les grandes villes. Si je suis à Rouen c’est à la suite d’un partenariat lié entre l’université de Bogota et l’INSA. Je ne regrette pas ce choix ». Roberto qui vient du Brésil apprend l’architecture à l’ENSA. Pourquoi Rouen ? « J’en avais entendu parler dans mon pays et c’était mon deuxième vœu. Il y a tout ce dont on peut avoir besoin à Rouen. En plus, Paris n’est pas loin. Un seul regret ? La communauté brésilienne qui n’est pas très importante ici. Mais j’ai quelques copains… ». Quant à la jeune Tunisienne Zeineb (qui a par ailleurs gagné un prix pour ses photos), elle semble bien se sentir dans la capitale normande. « Au niveau culturel, Rouen est gâtée. Hangar 23, 106, Opéra, Théâtre des deux rives que je fréquente souvent… pas le temps de m’ennuyer. Je suis en Master II à Mont-Saint-Aignan et je trouve tout ce dont j’ai besoin. Rouen est une belle ville et je me ferai un plaisir d’y revenir après mes études ».
Val de La Haye. Des médaillés du travail à l’honneur.
Que du Grand Or.
Etienne Hébert, le maire de la commune s’en est étonné : «C’est un paradoxe et pourtant, à une époque où nombreux de nos concitoyens sont à la recherche d’un emploi, on récompense ceux qui en ont un depuis des dizaines d’années ! Pour autant, l’esprit travail doit être celui qui nous anime et préside à cette remise de médailles à trois Vaudésiens. Et, une fois n’est pas coutume, ce sont des niveaux « Grand Or » qui sont décernés à ces habitants qui, en dehors de leur vie professionnelle, participent activement à l’animation de la commune ». Ainsi, Albert Brysbaert, Didier Sénécal et Pascal Martin ont reçu le diplôme et la médaille « Grand Or », pour 40 ans de travail. Au cours de cette réception qui s’est déroulée au foyer André Maurois, le maire a également souhaité la bienvenue aux nouveaux habitants qui, cette année, sont au nombre de huit.
Petit-Quevilly. La Normandie inaugure sa première cantine numérique à Seine-Innopolis;
Du Web au menu.
Soutenue par la Métropole Rouen Normandie, instance en charge du développement du pôle Technologies de l’information et de la communication (TIC) Seine-Innopolis situé à Petit-Quevilly, et par la région Haute-Normandie, la première cantine numérique vient d’être inaugurée. Projet porté par l’association #NWX (Normandie web experts) ce nouvel espace de coworking s’adresse à toutes les entreprises de la filière numérique et offre aux travailleurs indépendants, aux étudiants ou aux startuper la possibilité d’utiliser des postes de travail à des coûts raisonnables mais aussi et surtout de bénéficier d‘un réseau qualifié de professionnels leur permettant de développer leurs activité. Pour Romain Pratt, le président de l’association #NWX, « ce nouvel endroit est propice au rassemblement des professionnels haut-normands afin de créer des synergies et de renforcer l’écosystème Web régional. C’est un véritable outil de promotion de la filière et c’est également une alternative aux modes de travail traditionnels offerte aux professionnels du secteur ». De fait, dans cette enceinte, les utilisateurs de la cantine numérique pourront être conseillés et guidés jusqu’à ce qu’ils parviennent à l’aboutissement de leur projet. La cantine numérique, c’est également des tarifs de location d’espaces de travail à des prix peu élevés. En inaugurant ce nouveau concept, le président Frédéric Sanchez a rappelé que la « la Métropole Rouen est sensible à cette économie numérique et elle soutient la nécessité de défendre un projet à l’échelle du territoire normand ». La cantine #NWX ne demande donc qu’à grandir et, afin de promouvoir ce dispositif a d’ores et déjà programmé de futurs évènements. Ainsi, et pour commencer, trois journées portes ouvertes sont-elles prévues lundi 24, mardi 25 et mercredi 26 novembre 2014. Pour tous renseignements : Cantine NWX – Seine-Innopolis – 72 rue de la République – 76140 Petit-Quevilly. Tél : 02.52.60.02.38. Courriel : cantine@nwx.fr
Petit-Quevilly. Le lycée Elisa Lemonnier participe aux 50 ans de l’Unicef.
La place des enfants dans le monde.
L’un des temps forts de la journée du 20 novembre, consacrée à la célébration des 25 ans de la signature de la convention des droits des enfants s’est tenu à l’Astrolabe de Petit-Quevilly au cours d’une manifestation où les élèves de terminale bac professionnel gestion-administration du lycée Élisa Lemonnier ont mis en application leurs compétences acquises en cours d’année au travers d’un projet citoyen solidaire. Devant un parterre d’élus et de personnalités ils ont ainsi pu, en collaboration avec Véronique Barbier, présidente de l’Unicef 76 et de Isabelle Becquart, animatrice, évoquer des sujets comme la présentation de l’organisation au sein des Nations unies, les enjeux actuels liés aux droits de l’enfant dans le monde, le sort des enfants Yézidis en Irak ou encore la manière dont les enfants subissent la crise du virus Ebola et la situation des roms en France.
Petit-Quevilly. Le Noël de l’Association quevillaise d’initiatives sociales et culturelles.
Renouer avec le vivre ensemble.
Pour clôturer cette année 2014, l’Association quevillaise d’initiatives sociales et culturelles (AQISC) souhaite proposer aux habitants de la commune une fête de Noël avec remise de cadeaux aux enfants des familles qui seront présentes lors de cet évènement. Cette association, récemment créée et qui souhaite s’impliquer dans la vie sociale, culturelle et économique, par la mise en place de projets innovants, a d’ores et déjà connu le succès en organisant, en juin dernier, une exposition photographique rétrospective à laquelle plus de mille personnes avaient rendu visite. Pour Salah Khaldi, son président, «nous avons ainsi pu mesurer l’utilité de telles manifestations favorisant le vivre ensemble ». Si tout le monde reconnaît le bénéfice des fêtes de quartier pour ses aspects de solidarité et de sociabilité, il faut néanmoins entretenir ce lien qui permet la rencontre avec l’autre. « Cette initiative associative doit permettre aux citoyens Quevillais de renouer avec les dimensions de partage, d’entraide, de solidarité et plus largement, de restaurer du lien social » espère Salah Khaldi, « pour la première fois dans l’histoire de notre ville et cela depuis la fin des comités de fêtes de quartiers disparus à la fin des années 50, une association Quevillaise propose d’offrir aux habitants, un moment convivial de partage, festif, dans un esprit de mixité sociale et intergénérationnelle ». Au programme de cette journée qui se déroulera à la maison de l’enfance Alphonse Daudet sur la Plaine de jeu Pablo Néruda le samedi 20 décembre à partir de 14 h 15, des ateliers peinture sur visage et sur papier, dessins et coloriages, confection décorations, chants, photos, un espace de projection de dessins animés, la présence et un concert de la chanteuse Wys’s ainsi que la venue du Père Noël et ses cadeaux. Entrée libre.
Rouen. Bidonville place de la mairie.
On a dansé dans la favela de l’hôtel de ville.
Erigé sur la place de l’hôtel de ville de Rouen dans le cadre de la 17e Semaine de la solidarité internationale, organisée par le CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement) et le CODASI (Collectif des Associations de Solidarité Internationale), le bidonville éphémère « d’ici et de là-bas » censé sensibiliser le public aux problèmes de mal-logement, a accueilli tout le week-end passants, curieux et même des touristes. Porteurs de paroles, boite à questions, flash mob et parcours pédagogiques ont animé le village de bicoques et de toiles tendues, déambulations entrecoupées de petits concert donnés par Mona Lisa Klaxonne, Orphéon Piston ou encore Choralternative.
Rouen. Bourse aquariophile.
L’aquariophilie, une passion à portée de tous.
L’Association aquariophile de Rouen (AAR) a tenu, le week-end dernier, ses cinquièmes rencontres aquariophiles à la maison de quartier La Rotonde. Durant deux jours, passionnés et curieux ont pu découvrir, autour d’une trentaine de bacs et de nombreuses interventions et conférences, le monde merveilleux et parfois mystérieux des poissons d’eau douce, de mer, de lacs et de rivières. Pour Pascal Frier, le président de l’association, « ce type de manifestation est propre à faire connaître au grand public le rôle, parfois essentiel, des collectionneurs de la faune marine. Dans un monde au climat qui change, souvent menacé par la main de l’homme, le fait de conserver et de faire se reproduire certaines espèces, contribue à en retarder l’extinction de certaines ». Laurent Picot, 44 ans, a lui commencé à s’intéresser à l’aquariophilie à l’âge de 12 ans. « Comme tout le monde, après l’achat d’un poisson rouge et d’un aquarium de 200 litres. Aujourd’hui, j’en possède un de 3500 litres, dans un 50 m2… ». Mais pour ne pas s’éparpiller de trop, Laurent a choisi un biotope spécifique. Son dévolu s’est porté sur les poissons d’Amérique du Sud et, surtout, ceux d’Afrique. « Les Cichlides plus exactement » précise-t-il. « J’en ai un nombre important, impossible à déterminer avec précision car ceux-ci se reproduisent, ce qui est le but du jeu ». Dotée de plus de mille espèces actuellement reconnues, la famille des cichlides se rencontre dans presque toutes les eaux douces et chaudes de la planète. Afin de les observer en milieu naturel, Laurent est allé plusieurs fois en Afrique, notamment sur la lac Tanganyika pour y plonger. « Mais », assure-t-il, « point n’est besoin d’aller si loin pour assouvir sa passion. Chacun peut y consacrer un budget raisonnable. L’eau, l’électricité, la nourriture sont des postes récurrents mais pas plus élevé que n’importe quel passe-temps ». A raison de trois expositions par an, Laurent poursuit ses découvertes en échangeant, discutant et rencontrant d’autres aquariophiles.
Saint-Etienne du Rouvray. Le ras le bol des professionnels de la santé.
Le cri d’alarme des professionnels de santé.
«L’heure est grave, notre protection sociale est en danger mortel et le grand public ne semble pas en avoir conscience, faute peut-être d’informations claires et suffisantes… ». Le ton était donné vendredi matin par les animateurs du collectif «La convergence des hôpitaux en lutte contre «l’hôstérité» qui avaient convié les médias au centre hospitalier du Rouvray. Mouvement unitaire de personnels syndiqués, non syndiqués et d’usagers, créé à l’initiative de l’Etablissement public de santé mentale (EPSM) de Caen, ce collectif, après constat que les luttes locales contre les restructurations, les plans de retour à l’équilibre, les suppressions de poste, de RTT, aboutissent au mieux à freiner l’austérité, a décidé de donner une réponse nationale à un problème national plutôt que de mener la contestation établissement par établissement. Ainsi, Alain Caillot du syndicat Sud protection sociale et par ailleurs animateur du collectif « Notre santé en danger » déplore-t-il que «Ces dernières années, la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST), la tarification à l’activité ainsi que la réduction des dotations budgétaires, ont entraînées une dégradation des conditions de travail des personnels. Les gouvernements successifs favorisent la marchandisation du soin au détriment d’un service public de santé de qualité ». Agathe Chopart, infirmière et syndicaliste CGT dénonce quant à elle que «dans ce contexte, le gouvernement actuel annonce un plan d’austérité. 25 milliards d’économie sur la santé et la protection sociale d’ici 2017. Pour un système de santé déjà en manque cruel de moyens, cela signifie une mort certaine. Tous les jours, nous travaillons en flux tendu en termes de personnels. Nous ne pourrions même pas faire face à une catastrophe sanitaire de type Ebola ». Cyril Boutin, secrétaire général du centre hospitalier du Rouvray pointe du doigt les grandes décisions prises au sommet de l’état qui sont ensuite distillées vers chaque établissement via les Agences régionales de santé (ARS). « Chaque hôpital fait ainsi sa petite cuisine en vue de faire ces économies. Il en résulte des conditions de travail innommables et, dans le même temps, un délaissement progressif de la prise en charge des malades qui devraient être au centre de nos préoccupations ». C’est dans cet état d’esprit, «pour alerter les pouvoirs publics et demander la révision du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2015) », que le collectif, incluant des associations d’usagers, collectifs de défense des hôpitaux et maternités de proximité, appellent à une manifestation nationale le 18 novembre 2014 à Paris.
Petit-Quevilly. Journée des filles au lycée Colbert.
Des filles chez les garçons.
Etre une fille dans un établissement scolaire où sont enseignés des métiers qui, à priori, sont plus destinés à la gent masculine, n’est pas toujours aussi évident que l’on pourrait penser même si, dans l’air du temps, l’égalité homme/femme occupe et anime bien souvent le devant de certains débats. Au lycée des métiers Jean-Baptiste Colbert, l’équipe pédagogique, bien consciente des problématique qui peuvent être engendrées avec un rapport de 20 filles au milieu de 300 garçons, se garde bien de polémiquer de quelque façon que ce soit et préfère s’occuper du bien-être de tous. C’est pourquoi depuis plusieurs années, les professionnels de l’enseignement ont-ils instauré une journée de rencontre des filles, destinée à accueillir les jeunes élèves et, ainsi que le décrivent Peggy Buteux, professeure documentaliste, référente culture, Malika Oubella, professeure de lettres/histoire et référence égalité/genre ainsi que Guillaume Jue, infirmier scolaire, « à leur permettre de trouver les clefs pour s’intégrer, tout en repérant les différents acteurs qu’elles côtoieront au cours de leur année scolaire ». Et cette façon de procéder reçoit un accueil très favorable de la part de celles qui ont choisi de se confronter à un avenir dans la chaudronnerie, la plasturgie, la fonderie ou encore la menuiserie ou la maintenance des équipements. «C’est une parenthèse dans notre cohabitation avec les garçons » reconnait ainsi Leila, «même si tout se passe pour le mieux, c’est bien sympa de se retrouver entre filles pour aborder des sujets de filles ». Et il en fut question au cours de cette journée dédiée. Après un petit déjeuner pris en commun, les jeunes filles ont pu échanger sur divers sujets comme la contraception, la représentation ou la place des femmes dans la société. Projection de films et débats ont complété ce moment qui, de l’avis de Paola, Sandy, Manon ou Amandine, « devrait se renouveler plus souvent ». Pour Ahmed Fenni, le proviseur adjoint du lycée « ce dispositif permet de créer du lien et de la cohésion entre filles. Elles sont ainsi mieux armées pour vivre cette scolarité un peu particulière ».
Rouen. Rencontres évangéliques au Zénith.
Les Evangéliques s’affichent au Zénith.
Pour la troisième année après 2009 et 2011, les églises évangéliques de Normandie ont organisé leur grand rassemblement, au Zénith de Rouen. Placée sous la houlette de la Fédération nationale des assemblées Dieu de France, cette journée a rassemblé quelques 3000 personnes. Jeunes, vieux, d’ethnies et de conditions sociales hétéroclites, les fidèles de l’église protestante sont venus chanter leur foi et échanger, réunis par un seul mot d’ordre, « osez la foi en l’Evangile ». Le matin a été consacré à une rencontre avec le pasteur libanais Robert Zacchia tandis que l’après-midi a connu un moment plus festif avec la prestation de 150 choristes et la participation du duo Québécois « Héritage ». Seul élu à avoir répondu à l’invitation des organisateurs, le maire de Sotteville sous le Val a fait une apparition remarquée sur la scène du Zénith en révélant une anecdote : « Il y a quatre-cents ans, le roi de France autorisait pour la première fois les protestants à avoir un lieu de culte. Il s’avère que ce bâtiment qui pouvait accueillir plus de 1500 personnes, avait été édifié sur la commune de … Grand-Quevilly, là où se situe le Zénith ! ». Une telle révélation a suffi pour mettre en joie une salle, résonnant de chants joyeux, loin des cantiques traditionnels. Dans le public, certains participants, venus de loin, profitaient sans modération de ce moment de symbiose. «Etre Evangélique en 2014 c’est ne pas cacher ses convictions » affiche ainsi Julien, 32 ans, chef d’entreprise venu de Gaillon. « A une époque où les citoyens en ont marre des politiques, rejettent sans le dire une hiérarchisation trop stricte de notre société, je trouve dans mon église, la possibilité d’agir par moi-même, sans intermédiaire. Si je veux m’adresser à Dieu je n’ai pas besoin de passer par untel ou untel. Le tout est d’avoir la foi en Jésus Christ ». Pour sa part, Joël, un retraité Quevillais avoue qu’il « vit sa foi depuis plusieurs dizaines d’années et qu’elle est présente dans tous les instants ». A raison de l’ouverture en France d’une église évangélique tous les dix jours en France, les évangéliques aimeraient atteindre le ratio d’une église pour 10 000 habitants. Cette branche du protestantisme apparaît comme le courant religieux le plus expansif de France, avec un taux de pratique largement supérieur aux autres religions.
Rouen. C’est mon quartier. Grammont. Claude Jourdain, 79 ans, retraité de la fonction publique, vit dans le quartier depuis 64 ans.
J’y ai passé ma vie.
J’aime.
. « L’esprit village qui règne dans ce quartier. La plupart des anciens se connaissent. Ils ont fait toute leur vie ici. Viennent aussi se greffer des jeunes même si l’ambiance n’est plus comme autrefois et ce n’est pas toujours un mal… ».
. « Nous avons ce qu’il faut comme commerces et services. Nous pouvons vivre dans le quartier sans avoir à en sortir. Nous avons même la chance d’avoir deux établissements hospitaliers très proches. Même si cela ne nous empêchera pas de mourir… ».
. « Les services de transports en commun. Ils nous prennent et nous ramènent au pied de la porte de chez nous. En plus, les rotations sont assez fréquentes.
. «Ceux qui en sont partis ne manquent jamais d’y repasser preuve qu’ils y ont connu de bons souvenirs ».
Je n’aime pas.
. « Peu de choses. Pour les anciens qui ont connu ce qu’était le quartier il y a encore 25 ou 30 ans, on ne peut qu’admirer le travail qui a été accompli. Tout ne s’est pas fait en un jour et il reste encore à faire mais quand on voit cette magnifique bibliothèque par exemple, à la place des abattoirs… Il n’y a pas photo.
J’aimerai.
. «On peut toujours faire mieux évidemment. Mais c’est en bonne voie».
. « Il y a actuellement un combat pour que la poste reste en activité. Je souhaite que nous abstenions satisfaction ».
. « Que les aménagements ou rénovations et nouvelles constructions se poursuivent. Il en est ainsi depuis de longues années et peu à peu, le quartier devient résidentiel. Dans dix ans on en reparle et on constatera que c’est un secteur prisé ».
. « Qu’au fil du temps, la réputation sulfureuse de la « Sablière » s’efface. C’est du passé et ce n’est plus d’actualité.
Rouen. Un goût de foire.
Douce comme de la laine.
«Le simple fait de manger de la barbe à papa est une attraction. Nous sommes trop vieux pour grimper dans les manèges alors nous trouvons notre plaisir dans la dégustation de confiseries…». Georges et Marie, deux retraités pour qui la foire Saint-Romain est un passage obligé n’en sont pas moins incollables sur l’historique de leur pêché mignon. « Figurez-vous que la création de la barbe à papa remonte à 1897 » raconte fièrement Maurice, « ce sont deux américain qui en ont inventé le procédé. Et si je me souviens bien, l’un d’entre eux était dentiste… ». Vérification faite, tous ces renseignements sont exacts ! Et sur de la foire, ils sont quelques-uns à proposer cette friandise. Parmi ces boutiques, celle de Myriam Vliethe, tout droit venue du Pas de Calais. « C’est mon premier métier » se rappelle-t-elle, « pourtant, c’est la première année que j’en propose à Rouen. J’avais pour habitude de m’occuper d’un stand de « pinces », mais la conjoncture étant ce qu’elle est, il me faut élargir mon offre. Quoi de plus évident alors que de fabriquer et vendre des barbes à papa ? Du sucre, un peu de colorant alimentaire, un bon coup de poignet … ». A l’heure des conseils en tous genres sur la santé, on pourrait voir cette matière douce comme de la laine, puis gluante au contact de la salive, comme une invite à la malbouffe. Pourtant, la barbe à papa n’est pas très calorique parce qu’elle contient une assez petite quantité de sucre. Une barbe à papa classique en contient moins que la plupart des sodas en canette. De plus, c’est une confiserie réservée à de rares occasions telle une fête foraine ou une visite au parc d’attraction.
Rouen. Forêt d’exception.
Le son de l’accord au fond des bois.
L’Office National des Forêts a créé un label, « Forêt d’Exception » qui vise à distinguer une démarche d’excellence engagée avec ses partenaires autour de forêts domaniales emblématiques. A ce jour, 18 forêts ou ensembles forestiers sont engagés dans la démarche au niveau national. Les forêts domaniales de Roumare, Verte et La Londe-Rouvray en font partie. Afin de sceller leur volonté de faire progresser cette démarche, Pierre-Henry Maccioni, préfet de la région Haute-Normandie, préfet de Seine-Maritime, Nicolas Mayer-Rossignol, président du conseil régional de Haute-Normandie, Danielle Pignat, représentant la Métropole de Rouen et Patrice Mengin-Lecreulx, directeur de l’agence régionale ONF de Haute-Normandie se sont donné rendez-vous cette semaine, en pleine forêt afin d’en signer le protocole d’accord. L’une des étapes de la démarche en est la signature avec les divers partenaires. Avant d’en parapher les détails, chaque personnalité a tenu à rappeler que «les forêts sélectionnées constituent un territoire privilégié d’innovation et d’expérimentation pour de nouvelles pratiques d’accueil et de tourisme durable, de gestion des milieux, de gestion sylvicole adaptée aux enjeux, de valorisation historique et culturelle ». Les forêts domaniales de Roumare, Verte et La Londe-Rouvray, soit un total de 10.600 hectares, font partie de cette démarche pour leur situation remarquable au cœur de l’agglomération rouennaise et dans les méandres de la Seine. « Au-delà de la gestion courante, c’est un patrimoine varié qui doit être mis en valeur et inscrit dans une véritable dynamique territoriale » a précise le préfet Pierre-Henri Maccioni.
Rouen. Salon du mariage.
Des cérémonies de mariage, pour tous.
Ils sont venus d’une commune près de Dreux. Pour se cacher par ce qu’ils sont homosexuels ? « Non pas du tout » affirme Yann, la trentaine, agent commercial, « au contraire, nous pensons que notre mariage fera plaisir à notre entourage. La seule chose, c’est que nous ne l’avons encore annoncé à personne. Ce sera la surprise, dévoilée à Noël… ». Alors, en compagnie d’Hubert, un gaillard prof de sport, ils parcourent les allées du salon dédié à ce qui doit être le plus beau jour de leur vie. « Nous sommes ensemble depuis 5 ans alors nous nous connaissons suffisamment pour tomber d’accord sur les grandes lignes. Néanmoins nous n’aurons pas le temps de nous occuper de tout. C’est pourquoi nous faisons appel à un wedding planer ». Direction « Junon Evènements où David Mallet-Mineur leur proposera plusieurs formules. Celle de A à Z pour laquelle ils ne se préoccuperont de rien ou bien leur confieront ils quelques étapes de leur journée, gardant pour eux certains aspects plus intimes ». Pour les tenues, Yann et Hubert ont visité plusieurs stands vestimentaires. Là encore, les professionnels ont su s’adapter à ce nouveau marché même si, selon Jacky Cosson de chez « Gary », « les codes sont les mêmes qu’il s’agisse d’un mariage traditionnel ou entre personnes du même sexe. Nous recherchons la symbiose et rien n’est choquant à partir du moment où c’est de bon goût ». Enfin, les deux tourtereaux auront un coup de cœur pour un artisan cirier. «C’est la touche personnelle que nous voulons apporter. Une ambiance parfumée, pour le soir qui sera en petit comité » se réjouit Yan, « des bougies, 100% naturelles, odorantes, sensuelles et surtout, fabriquées en Normandie ». Emmanuel Calbry, créateur de LBN, la bougie normande, ne pouvait qu’être d’accord avec les deux amoureux, repartis du salon assurés d’avoir fait les bons choix.
Rouen. Salon du vin et des produits du terroir.
Pour tous les goûts.
Près de 200 producteurs de vin et produits de terroir en direct, des ateliers dégustations commentés par un sommelier, des shows culinaires, des démonstrations et dégustations du « Canard à la Rouennaise »… Pas facile de s’y retrouver dans un tel cocktail afin d’en décrire les saveurs et les qualités. La solution est alors venue de Denise Barbin-Blanchet, la commissaire du salon qui, connaissant ses exposants par cœur, a favorisé ces coups de projecteurs. Tout d’abord, arrêt chez Catherine et Pascal Becquet, venus tout droit de Morteaux-Couliboeuf (si si …) dans le Calvados pour exposer pour la première fois leur savoir-faire en matière de tripes à la mode de Caen véritable institution, plat traditionnel et incontournable de la gastronomie Normande. Leur préparation ne nécessite pas moins de dix à douze heures de cuisson à feu doux. « C’est avant tout une affaire de patience » avouera Catherine Becquet. Mais à l’issue, quel fumet, quel délice pour les papilles… Plus loin dans les allées, c’est Damien Sohler qui contera sa passion pour le vin. Celui de sa région, de son village. «Scherwiller est situé à l’embouchure des vallées de Sainte Marie aux Mines et de Villé, à 50 km de Strasbourg. Notre domaine est l’histoire de plusieurs générations liées étroitement au vin d’Alsace. Aujourd’hui ce sont 29 hectares qui s’étendent sur l’appellation communale « Scherwiller » et sur le terroir du Rittersberg, au pied du majestueux château de l’Ortenbourg, qui veille sur ce magnifique vignoble ». Dans le verre, cela donne des vins équilibrés, fruités, sensuels presque, bien loin des vins d’Alsace de jadis quand la quantité primait sur la qualité.
Rouen.Signature contrat d’objectifs avec l’hôtellerie-restauration.
Développer le tourisme.
Pierre-Henry Maccioni, préfet de région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime, Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie, Claudine Schmidt-Lainé, recteur de l’académie de Rouen et Alain Guillou et Pierre Chrétien, président et vice-président de la CRPEF de l’hôtellerie-restauration ont décidé de poursuivre leur partenariat initié en 2006 et ont signé, jeudi après-midi, un nouveau contrat d’objectifs pour une durée de 5 ans. Dans sa présentation, Alain Guillou a rappelé que « Ce secteur figure parmi les plus importants de l’économie nationale. Créateur d’emplois non délocalisables, il contribue à faire de la France l’un des premiers acteurs mondiaux du tourisme. Celui-ci connaît une dynamique importante avec une augmentation de ses investissements de plus de 18% dans la région entre 2011 et 2013 ». Pour autant, Nicolas Mayer-Rossignol a voulu préciser que, « globalement, notre région pourrait être encore une meilleure élève qu’elle ne l’est », propos repris par Pierre-Henry Maccioni soulignant que « les outils mis à disposition par le gouvernement tels que les emplois d’avenirs, contrats de génération, CICE OU BPI ne sont pas utilisés aussi largement qu’ils le devraient par les professionnels de l’hôtellerie-restauration ». Ce nouveau contrat d’objectifs fixe le cadre partenarial pour mettre en œuvre un plan d’actions concertées autour de plusieurs actions stratégiques pour dynamiser le secteur et soutenir l’emploi et la formation. Actuellement, le secteur de l’hôtellerie-restauration en Haute-Normandie représente 4600 établissements pour 18000 actifs, 4500 saisonniers et 2758 personnes en formation.
Petit-Quevilly. Exposition "la guerre 1914 – 1918 à Petit-Quevilly".
La Grande guerre dans la commune.
Alors que partout en France le devoir de mémoire s’est exercé en cette année du centenaire du début de la première guerre mondiale, Petit-Quevilly ne déroge pas à la règle en présentant, à la bibliothèque François Truffaut, une exposition préparée par les services municipaux, intitulée « La guerre vue de Petit-Quevilly ». Chaque panneau thématique présenté renseigne sur le quotidien des habitants et des entreprises durant ces quatre années, sur le rôle de la police locale avec à sa tête un policier chinois, mais aussi sur les heureux événements comme les mariages avec des soldats alliés… D’après les registres de décès, les noms gravés dans les églises Saint-Antoine de Padoue celle de Saint-Pierre ainsi que sur le monument aux morts du cimetière municipal, près de 900 Quevillais auraient donné leur vie lors de la Première guerre mondiale. Cette rétrospective s’accompagne de dessins et de textes réalisés par les enfants de l’école primaire Pasteur. Pour parfaire ce survol de cette tragédie du siècle dernier, une visite guidée du carré militaire et du monument des poilus est organisée les 14 et 22 novembre à 14 h 30, à l’accueil du cimetière communal. En outre, un documentaire autour de la Première guerre mondiale sera projeté à la bibliothèque le samedi 22 novembre à 15 h. Exposition « 1914-1918 la guerre vue de Petit-Quevilly » – Du 4 au 26 novembre – Bibliothèque François-Truffaut – Entrée libre.
Rouen. Les étoiles de Normandie.
Gastronomie solidaire.
Les chefs étoilés de Normandie s’étaient donné rendez-vous le 24 juin dernier au Casino de Forges-les-Eaux à l’initiative de son directeur général Richard Frischer. But de ce concept ? Une soirée de bienfaisance durant laquelle 180 convives invités pourraient déguster ce qui se fait de mieux en matière de gastronomie et dont les bénéfices récoltés seraient versés au profit d’une association. Cette année, ce serait la Team (Technique éducative accompagnement et médiation), présidée par Cyril Fouquier. Mercredi soir, dans la salle de réception des Caves Pierre Lenoble, Richard Frischer, accompagné de la plupart des chefs ayant participé à cette entreprise, a remis au président Fouquier, un chèque de 7.000 euros, fruits de cette soirée exceptionnelle. «En fait c’est un dîner organisé par le casino de Forges Les Eaux, qui regroupe une partie des chefs étoilés de Haute et Basse Normandie, chacun préparant un plat de son choix. A tous ces chefs viennent s’ajouter: un pâtissier qui cuisine le dessert, ainsi que des cavistes proposant un vin différent en accord avec chaque plat, un fromager proposant un plateau de fromage, un boulanger pour le pain, et bien sûr un torréfacteur pour le café! » a détaillé Richard Frischer, « sans ces sommités de la table que sont Gilles Tournadre, Jean-Luc Tartarin, Philippe Hardy, Olivier Barbarin, Alexandre Bourdas, Ivan Vautier, William Boquelet, Thomas Lemelle, François Olivier, Benoît Vatelier ou Anne et Antoine Malassagne, ce repas unique ne serait pas possible ». Pour sa part, Alexandre Bourdas devait confier que « au-delà de la cuisine proprement dite, c’est le plaisir de se retrouver ensemble qui nous motive en plus de savoir que le résultat de ce travail aidera des publics en difficultés ». Cyril Fouquier, de Team, a reçu le chèque en sachant déjà ce que l’association, qui accueille des personnes en situation de handicap, allait en faire : « Cela va nous servir à financer des projets d’insertion, via le théâtre et l’entreprise ».
Rouen. Un goût de foire.
Les pommes d’amour.
Petit-Quevilly. Un exposant Réunionnais aux championnats de France d’ornithologie.
Petit-Quevilly. Soirée des convoyeurs au championnat de France ornithologique.
Rouen. Les petites bulles.
Rue Saint-Julien.
Rouen. Concert de Stromae.
Rouen. Huitièmes rencontres jeunesse.
Rouen. Le goût de la foire Saint-Romain.
Les croustillons, rois de la fête.
A tout seigneur tout honneur, le croustillon est l’emblème même du petit plaisir que s’offrent, au détour d’une attraction, les visiteurs de la Saint-Romain. Croustillon, Pets de nonne, Smoutebollen, Caricole ou encore Lacquemant, cette douceur connue sous diverses appellations selon les traditions locales, désigne en fait un même produit, une pâtisserie constituée de petites bouchées de pâte à beignets cuites dans une friture et généralement saupoudrées de sucre. Classique des kermesses et des foires, son origine remonterait aux années 1850 où l’on retrouve des traces d’une recette de beignets à la vanille lors de la traditionnelle foire de Liège en Belgique. Sa formule n’a pas ou peu évolué depuis cette époque, les professionnels cherchant seulement à y apporter leur touche personnelle afin de se différencier des concurrents. Armelle Paris, aux commandes de sa boutique « Royal croustillons », située au bas de la rampe de la rue Jeanne d’Arc sur la foire Saint-Romain est de ceux-là. « Il faut une bonne farine, j’utilise celle des Moulins de l’Andelle, de bons œufs très frais, du vrai lait, quelques petits secrets pour l’arôme et, du savoir-faire… ». Fille de loteur (tenancier d’une loterie), Armelle a opté pour la pâtisserie il y a plus de 25 ans. « Mon premier public a été normand car, quand on lui plaît, on est assuré de plaire à tout le monde ! ». De fait, tous les ans, clients fidèles et curieux se pressent devant son étal pour ravir leurs papilles à pas cher. Et ce ne sont pas Jason et Cédric qui diront le contraire. Ces deux électriciens en pause déjeuné n’ont pas hésité à traverser la Seine pour venir s’offrir leurs treize bouchées sucrées. « Pour quelques euros on s’offre un vrai moment de plaisir » avouent-ils l’œil gourmand, « c’est notre instant sucré avant de reprendre le boulot. C’est bon pour le moral ». Alex, le neveu de la patronne, termine la cuisson des croustillons et, de fait, rien qu’en les regardant, déjà leur arôme incite à les croquer…
Rouen. C’est mon quartier. Saint-Julien. Michel Moreau, 75 ans, retraité de la grande distribution, vit dans le quartier depuis 36 ans.
Un quartier où il fait bon vivre.
J’aime.
. « L’ambiance qui règne chez nous. Tout le monde ou presque se connaît, se fait la bise… Un véritable petit bourg de village ».
. « La multitude de commerces même si je vais acheter mon pain aux Emmurées… Mais ça c’est pour mon cœur ! Mon cardiologue m’a recommandé de marcher beaucoup. Alors je pars de bonne heure et ma femme ne me revoit que vers midi… Car, évidemment, je connais beaucoup de monde et l’on a toujours quelque chose à se raconter… ».
. « Les bus. Celui qui le veut peut faire ses courses à pied et en transports en commun. Nous sommes très bien desservis ».
Je n’aime pas.
. « La propreté laisse à désirer. La circulation est dangereuse car la vitesse est excessive… Mais tout cela ne peut pas être reproché uniquement aux services municipaux ou policiers. Il y a une perte de civisme des gens de plus en plus flagrante. Chacun doit y mettre du sien ! ».
. « Les immeubles en verre du début de la rue. Cela ressemble de plus en plus à une verrue urbaine. Heureusement, il est prévu qu’ils disparaissent dans quelques années. J’y verrais bien, à la place, des logements individuels comme ce qu’il se fait actuellement rue des Murs Saint-Yon.
J’aimerai.
. « C’est peut-être peu courant mais je ne désire pas plus de choses qui ne soient déjà présentes dans le quartier. Il serait mal venu de dire qu’il ne fait pas bon y vivre. Que cela continue ainsi et ce secteur conservera son attrait durablement.
Rouen. Noces d’or des époux Ferreira.
La première fois c’était très loin d’ici.
Et pour cause ! Lorsqu’ils se sont dit oui pour la première fois il y a cinquante ans, c’était à Tondella, une localité du Nord du Portugal. Maria était employée de maison et José commerçant en fruits et légume. Au retour de deux ans de service militaire effectués par José, le couple est gagné par l’obligation de quitter le pays. En cause, la conjoncture économique qui contraindra bon nombre de leurs compatriotes à l’exil vers la France. Ainsi, dans les années soixante-dix ils atterrissent à Boulogne sur Mer où José devient électricien pour le compte d’Alsthom. En 1972 il est muté sur Rouen, ville qu’ils ne quitteront plus. Trois enfants, sept petits-enfants plus tard, le couple s’est retrouvé samedi après-midi dans les salons de l’hôtel de ville où Olivier Mouret, l’adjoint au maire, en charge des personnes âgées leur a remis copie de leur acte de mariage original ainsi que de petits présents offerts par la municipalité.













