Petit-Quevilly. Atelier d’artiste.

Souvent sollicitée, jamais décidée, la céramiste Margareth Leveneur s’est enfin rendue à l’évidence qu’il fallait mettre à la portée de tous les regards son travail et ses œuvres. A l’occasion des « ateliers d’artistes » organisés ce weekend-end par la Crea, elle a ouvert les portes de sa maison et de son jardin de la rue Ursain Scheid de Petit-Quevilly. Succès immédiat avec, à la clef, des dizaines de visiteurs, attirés par les formes travaillées, aux couleurs sombres teintées de vert et de bleu. Tantôt un buste, tantôt une colonne vertébrale humaine représentée au détail près. « Ce sont des heures, des mois voire des années de travail pour confectionner de telles pièces » reconnaît la timide artiste. La quadragénaire, partageant son activité de céramiste avec celle d’enseignante d’arts plastiques a été convaincue par l’ouverture de son atelier au public et est prête, si on lui propose de nouveau, à recommencer.

Petit-Quevilly – Mathilda Tree.

Ballades embrumées.

Mélodies aspirant au calme et à la contemplation, voyages dans les saisons où l’on devine les paysages embrumés d’Irlande  ou la fraîcheur des fjords nordiques… Mathilda Tree, accompagné du guitariste Gaëtan Davoult, a envoûté, l’espace d’un concert, le grand hall de la bibliothèque François Truffaut. Les lecteurs, petits et grands, soudain attirés par la voix de l’artiste, se sont alors posés sur les chaises mises à leur disposition, s’accordant un instant de rêve et de périple à travers un monde apaisé. Ce live, organisé par les services de la bibliothèque a aussi été l’occasion de présenter la Sonothèque. Développée par ASSO6sons, un collectif de musiques actuelles, la sonothèque est un des premiers projets, à l’échelle nationale, à poser la question de la patrimonialisation des musiques actuelles. Le concept s’appuie sur les nouvelles technologies de la communication pour mettre en valeur la richesse culturelle et musicale de la région Haute-Normandie. Ainsi, elle propose à tous l’écoute en ligne et gratuite des artistes de la région, d’hier et d’aujourd’hui. Elle revêt également un caractère informatif sur l’histoire des groupes et leurs parcours. Pour plus de renseignements : www. sonotheque-hn.com.

Petit-Quevilly – Les inspirations de la Chapelle Saint-Julien.

Comme une dynamique d’entrelacs.

Les sculptures-performances d‘Anaïs Lelièvre sont constituées de vêtements usagés cousus avec du fil élastique et animées par des corps situés à l’intérieur. Vendredi soir, lors du vernissage à la chapelle Saint-Julien, ces amas de textile baptisés « M » ont été incarnés par des danseuses encadrées par Anaïs Beaudoin, de l’Ecole municipale de musique, de théâtre et de danse. De son installation, l’artiste proclame que « M semble émerger de ce lieu telle une réminiscence souterraine, l’éjection d’une mer de plis qui sous-tendait ses ondulations, la chute magmatique du manteau protecteur que redessinait son arc englobant. M est maison et matrice, expansion et immersion, tentaculaire et plissée, inerte et animée, bestiale et vestimentaire, présence et absence de chair, limace rampante et jaillissement de lave, horizontalité de la terre et afflux d’iceberg, germination en attente. M est le magma de l’indicible, la contradiction de l’origine, l’indétermination d’une vie latente, la larve de l’existence, le crachat du fond des temps, les branchies du premier battement, l’éclosion écervelée qui s’extirpe à nos pieds… ». Le mieux est peut-être d’aller voir sur place. « M – Chapelle Saint-Julien jusqu’au 12 octobre 2014 – Entrée libre.

Caudebec les Elbeuf. Seconde vie.

Seconde vie met le paquet.

« Tout d’abord on œuvrera pour le Téléthon 2014 » a décidé Josiane Trolley, la présidente de l’association « Seconde Vie », « pour notre anniversaire nous avions décidé de frapper un grand coup. Tout sera réuni pour qu’il en soit ainsi ». De fait, de 10 h à 18 h, l’espace Bourvil accueillera « Vis ton handicap », un flot d’animations destinées à recueillir des fonds qui seront reversés intégralement à l’AFM. Au programme, expo artisanale, expo moto, démonstration d’éducation canine, zumba, twirling bâton, des talents comme Kavinski, M’Roche ou Ophélia Danzaa… Et un défilé de lingerie avec Miss France pulpeuse 2014 qui, ensuite, mettra sa tenue aux enchères… Et ce n’est pas fini ! Florien Mérien, champion paralympique de tennis de table viendra faire un match de démonstration avec Malin Plotuna, l’entraîneur de l’équipe de Caudebec les Elbeuf… Vers 19 h 30, débutera alors une deuxième partie, toujours consacrée au handicap mais dans un autre contexte. Sera alors lancée la soirée « Handisco », une soirée valides – non valides agrémentée d’une paëlla à 10 Euros par personne. A partir de 21 h, soirée disco animée par Atomik Radio en accès libre et gratuite, avec une seule obligation : porter un déguisement, un vêtement ou un accessoire fluo. Ainsi, valides et non valides seront tous égaux sur la piste. Pour tous renseignements et réservations pour le repas, contacter Stéphanie au 06.62.72.75.95.

Grand-Quevilly.Avec l’appui de leur bailleur et de la mairie, les locataires de l’Aubisque s’adonnent aux plaisirs du jardinage.

La nature en ville.

Chaque jour, lorsqu’il rentre de l’école, Théo n’a qu’une idée en tête : voir si les fleurs et les plantes ont poussé ou les légumes grossis. Le bout de chou n’est d’ailleurs pas le seul. Ils sont une dizaine à avoir comme centre d’intérêt ce jardin partagé installé au pied de l’immeuble Aubisque du quartier Kennedy. Au bas des habitations, s’épanouissent au fil des saisons, fleurs, fraisiers, haricots violets, salades, tomates et autres poivrons. Reflet du dynamisme du secteur, cette initiative vient des locataires et de Annick Marcellin, leur agent de résidence auprès du bailleur Quevilly Habitat qui, lui aussi, joue le jeu. Mardi midi, Laurent Bonnaterre, le directeur général de Quevilly Habitat, en compagnie d’Annick Plate, adjointe au maire de Grand-Quevilly en charge des espaces verts, sont allés à la rencontre des locataires qui cultivent et entretiennent ce jardin pédagogique et intergénérationnel. « Ce secteur est dynamique et est souvent à l’initiative de repas et de rencontres entre habitants » a déclaré le représentant du bailleur, « ce jardin est la suite logique de ce que nous impulsons dans nos résidences. Du bien vivre ensemble et de la cohésion sociale ». « La municipalité a fourni le matériel, bac, tuteurs, filets et Quevilly Habitat le terreau, les plants… », a ajouté Annick Plate, « ce genre de projet aura toujours notre soutien ».

Saint-Pierre de Manneville – Gîte du Valnay.

Vers la fin d’un imbroglio ?

Querelle de personnes ou application de la loi ? L’affaire prend sa source il y a 5 ans lorsque le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) demande qu’un point d’eau de 120 m3 soit implanté près du gite tenu par Daniel Bachelet, le président de l’association « Gîte du Valnay VISITER (Vallée itinéraire Seine initiative touristique en Roumare). Un engagement oral aurait alors été pris par celui-ci promettant de participer financièrement à cette dépense. Renseignements pris, Guillaume Bachelet estime ensuite « ne pas être obligé de payer puisque cette réserve sert au reste du hameau regroupant sept autres habitations ». Ce changement de position amène alors le conseil municipal à s’intéresser aux conditions de location du gîte et relève que son loyer ne s’élève qu’à 72 Euros par an alors que le service des Domaines l’estime lui à 500 Euros minimum par mois ! D’où une décision municipale d’ajuster le loyer, arrêté qui sera attaqué devant le tribunal administratif par le gestionnaire du gîte mais qui sera débouté en 2013. Forte de ce verdict, la maire Nelly Tocqueville ne souhaite néanmoins pas « appliquer cette mesure avant les élections municipales, voulant laisser le temps à la nouvelle équipe de se mettre en place ». Depuis, le torchon brûle entre les deux camps. Daniel Bachelet « ne comprend pas cette insistance à vouloir briser une structure sociale qui accueille 3.000 visiteurs par an (80.000 en 30 ans), qui possède la plupart des agréments nécessaires à son exploitation (éducation nationale, label tourisme et handicap, label gîte d’étape, label Panda, agréments jeunesse et sports, jeunesse et éducation populaire…) et qui accueille des classes vertes et des clubs d’anciens. Du côté de la mairie, Nelly Tocqueville se défend de toute espèce de propension à nuire. « Nous ne remettons absolument pas en cause le fonctionnement de cette association. Seulement, mon travail de maire est de faire en sorte que la loi, sur le territoire dont je suis responsable, soit appliquée. Or, il s’avère que ce gîte est occupé de manière illégale, son occupant n’en ayant ni droit ni titre ! ». Daniel Bachelet lui, s’insurge contre cette affirmation. « L’association possède un certificat de propriété rédigé en 1984 par le maire de l’époque. En outre, nous avons signé un bail avec la commune en novembre 1990 et qui est valable pour 30 ans… ». La maire de la commune argue alors du fait que, « n’ayant pas été publié aux hypothèques, ce bail est caduc et fait du propriétaire du terrain, le propriétaire des bâtiments s’y trouvant… C’est la loi ! ». Chacun campant sur ses positions, le conseil municipal a néanmoins entériné la délibération prévoyant la vente du gîte du Valnay, parcelle n° 140, qui sera proposée, en priorité… à l’occupant actuel !

Rouen – Inauguration borne de recharge électrique – Place Martin Luter King

Métropole branchée.

Depuis 2010, la Métropole Rouen Normandie développe une politique de promotion du véhicule électrique sur son territoire. A ce jour, ce sont 30 points de charge qui sont opérationnels dans divers points de l’agglomération. La dernière installation en date a été inaugurée samedi après-midi sur la place Martin Luther-King à Rouen en présence de représentants de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), de la Région Haute-Normandie, de la mairie de Rouen, d’ERDF et de la Métropole Rouen Normandie. « Ce plan de déploiement des bornes sur 3 ans est estimé à 425.000 Euros » a précisé le président de la Métropole, Frédéric Sanchez, « l’objectif étant de parvenir à 60 points de charge à la fin 2016 ». La vocation de ces bornes  est d’offrir des solutions de charge d’appoint au plus grand nombre de conducteurs de véhicules électriques, complémentaires avec la charge primaire privée et tout a été fait pour rendre ce service indolore financièrement parlant. Les emplacements dédiés à la charge des véhicules sont situés sur des sites stratégiques et sont exclusivement réservés aux véhicules  électriques en charge. « Le stationnement est totalement gratuit pour les véhicules électriques sur tout emplacement matérialisé en voirie » a rappelé le maire de Rouen, Yvon Robert. Enfin, la charge est gratuite, le coût de l’électricité étant pris en charge par la Métropole. L’accès aux prises est assuré par un système de badges délivrés gratuitement sur l’un des sites de la métropole. Pour autant, cette démarche ne fait pas l’unanimité parmi les habitants. L’association « Rue de l’avenir » qui milite pour « une ville plus sûre et plus agréable à vivre », dénonce « une politique en trompe-l’œil ». « La voiture électrique n’est pas le couteau suisse de la mobilité du futur » déclare-t-elle dans un communiqué, fustigeant l’origine de l’électricité et « réclamant une politique de développement durable accompagnant celui des énergies renouvelables ».

Darnétal – Virginie Decoene – Intermarché

Délit de sale gueule.

Formes étranges, tailles hétéroclites, tantôt déformés ou disgracieux, certains fruits et légumes sont systématiquement écartés des circuits de vente traditionnels. Ils viennent alimenter l’industrie des jus, des purées, des préparations… Pourtant, ils représentent 30 % de la production en France et 530 millions de tonnes en Europe ! Attendrie par le sort qui leur est réservé, Virginie Decoene a entrepris de leur redonner leurs lettres de noblesse dans son magasin Intermarché de Darnétal. Pour la deuxième fois, elle propose, en collaboration avec son directeur Lionel Dupont et son responsable rayon fruits et légumes Mickaël Rousselin, près de 4 tonnes de pommes, oranges, raisin et autres poivrons ou aubergines à des prix 50% moins chers que du « traditionnel ». « Bien sûr nous ne sommes pas des philanthropes » confie-t-elle, « mais comme nous avons la possibilité d’influer sur le pouvoir d’achat de nos clients, nous n’allions pas nous priver. En affichant cette opération dans la deuxième partie du mois, celle durant laquelle les portefeuilles commencent à être dégarnis, nous contribuons d’une certaine façon à aider les ménages à consommer de bons produits sans grever inutilement leur budget ». Et de fait, les clients ne s’y trompent pas. Danielle, cliente du magasin venant régulièrement s’y approvisionner depuis St-Jacques sur Darnétal apprécie ce coup de pouce. « Pourquoi ferais-je le choix de payer des fruits le double alors que ceux-ci ont les mêmes valeurs caloriques et gustatives ? On a été trop habitués aux choses bien carrées, bien formatées… Il faut revenir à d’autres considérations ! ». Même son de cloche chez Pascale faisant l’emplette de plusieurs poivrons. « Dans le couscous… qu’ils soient beaux ou moches, cela ne se verra pas ! ». Avis unanimes des chalands pour cette originale promotion qui sera renouvelée. Reste à savoir si les producteurs suivront car, pendant ce temps-là, ils vendent moins leurs récoltes calibrées.

Rouen – Conférence de presse Rose sur Green

Le swing au profit de la recherche.        

En France, une femme sur huit risque de développer un cancer du sein. Le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vies. De nombreuses actions des pouvoirs publics et des organismes de santé sont régulièrement menées pour sensibiliser les femmes en ce sens. Néanmoins, et ainsi que le constate le docteur Yvon Graïc, président du Comité de Seine-Maritime de la « Ligue contre le Cancer », « il faut aller plus loin et notamment dans la recherche de certaines prédispositions à la maladie. Cela ne peut se faire qu’en explorant le génome et ses mystères ». Un groupe de femmes l’a bien compris et, en collaboration avec la Ligue de Normandie contre le Cancer, apporte sa contribution aux travaux dirigés par le professeur Thierry Frebourg, au centre de recherche de la faculté de médecine de Rouen. En 2009, alors qu’elles viennent de créer l’Association des seniors dames de Normandie (ASDN), plusieurs amies passionnées de golf ont-elles l’idée d’organiser un challenge qui regrouperait professionnelles et amatrices de ce sport. Le PRO AM Rose sur Green est né. Pour sa première édition en 2012, le tournoi rapporte près de 25.000 euros, reversés à l’équipe du professeur Frebourg. « L’idée de ce rassemblement est d’organiser une rencontre sous le signe de la solidarité » confie Martine Carliez, l’une des organisatrices, « pour les joueuses, l’enjeu est de mettre leur art du swing au profit de la lutte contre le Cancer ». Pour sa deuxième édition qui se déroulera sur le golf de Mont-Saint-Aignan, généreusement mis à disposition par Hervé Bonutto, 24 équipes seront engagées dont des « proettes » connues comme Stéphanie Dallongeville, Nathalie Jeanson ou Helen Reid. Plusieurs temps forts sont au programme de cette journée avec un « clinic » (démonstration) par des proettes internationales, des ateliers découverte pour des femmes ayant été atteintes par le cancer du sein ainsi qu’une présentation de coaching mental. « Rose sur green 2014 » – Lundi 22 septembre toute la journée – Golf de Rouen à Mont-Saint-Aignan.

Rouen – Avant-première Bodybuilder de Roschdy Zem

Un film taille XXL.

« Je suis curieux de voir comment est abordé le sujet du culturisme dans ce film». Bruno, fan de sport et adhérent à l’ASPTT Lutte, n’est apparemment pas le seul à s’être déplacé au cinéma UGC pour cette raison. En effet, la salle de Saint-Sever se remplit peu à peu de « gros bras », tee-shirts moulants, muscles saillant, belles gueules, pour, aux alentours de 20 h, ne plus pouvoir offrir une seule place ! Laura, elle, est venue pour le metteur en scène. « Roschdy Zem, comme acteur il est génial, comme réalisateur, il assure déjà ». Pour son troisième long métrage derrière la caméra, Roschdy Zem, qui a derrière lui plus de soixante-dix films en tant que comédien, a choisis de traiter d’une relation banale somme toute, celle d’un père et de son fils. Et si l’action se situe dans l’univers du culturisme, cela n’est peut-être pas un hasard. « Cet univers est mystérieux voire secret » confiera le réalisateur, « il y a de des analogies avec les relations humaines. Douleurs, sacrifices, doutes, psychologie en sont les points communs ». A l’issue de la projection, les adeptes de ce sport sont conquis. « Roschdy a filmé l’ambiance telle qu’elle est en réalité. Les régimes alimentaires drastiques d’avant compétition, l’effort des athlètes pour cette passion, l’entraînement, la mauvaise humeur. Il a réussi à nous filmer tels que nous sommes ! », reconnait Marc. D’autres spectateurs vont plus loin. « Je suis scotchée » avoue Ludivine, je venais pour voir de beaux corps d’hommes. Certes je les ai vus, merveilleusement filmés, mais en plus, je repars avec une merveilleuse histoire, structurée, bien contée, attachante. Une vraie leçon de vie qui mériterait une palme à Cannes ! Et puis il y a Yolin François Gauvin… A presque 60 ans, cet athlète cachait un vrai acteur. Son jeu est juste. Il faut le revoir au cinéma». Et l’attitude du réalisateur et de son comédien après le film en dit long sur leur humanité. Echanges, sourires, photos… en toute simplicité. On est loin de la simple promo. Ces deux-là ont du cœur… et du talent. Bodybuilder – En salles le 1er octobre 2014.

Petit-Quevilly – Chouett’Club

Nouvel envol au Chouett’Club.

Effervescence dans une modeste maison de briques de la rue Kennedy, au Petit-Quevilly. Il est un peu plus de 18 heures quand s’achève la journée d’une poignée d’enfants passionnés de nature. Sages, assis autour de la table, ils boivent les paroles de « Mamie Chouette ». Pourtant, Marie-France Petitmangin, revient de loin après un accident de « camping » il y a deux ans et demi. A l’issue d’opérations et de rééducation, l’âme de l’association Chouett’Club reprend son rôle au sein de l’organisation, très fidèlement supplée durant son absence. « Membre de la fédération Connaître et protéger la nature, le Chouett’ Club est né en 1990 » raconte-t-elle. « Au début, il s’agissait de militer pour la sauvegarde des chouettes et hiboux mais rapidement, l’association a diversifié ses actions en proposant des ateliers, des sorties, des animations dans les écoles ». Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines d’adhérents, petits et grands, à pousser les portes du club afin d’apprendre à découvrir la nature. « Juste en passant la porte du jardin, sous les arbres du parc Kennedy, nous travaillons sur la reconnaissance des espèces, dessinons avec les enfants qui tiennent leur cahier de nature et apprennent aussi des poésies. Car, pour moi, nature et culture sont indissociables ». Une nouvelle saison commence pour le Chouett’club sous forme d’un nouvel envol. Cela passera par le prochain rendez-vous, le dimanche 28 septembre, de 14 h à 18 h au Parc Kennedy où se tiendra « Venez jouer en famille ». Parcours ludique, jeux, explications et rafraîchissement sont au programme. L’entrée est libre et l’on peut se renseigner au 02.35.62.98.02 ou au 06.19.26.72.15.

Petit-Quevilly – Déminage d’une bombe de la seconde guerre mondiale

Souvenir explosif.

Alors que l’on commémore cette année le soixante-dixième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, celle-ci ne manque pas de se rappeler, de temps à autre, à notre souvenir. Il n’est pas rare, en effet, que des vestiges des 600.000 tonnes de bombes larguées sur 1.700 communes françaises entre juin 1940 et 1945, réapparaissent à l’occasion de chantiers de construction ou de mouvements naturels des terrains. Si le littoral normand est fréquemment le théâtre de découvertes de ces indésirables conduisant à des opérations de déminage, il est plus rare qu’elles se produisent dans l’agglomération rouennaise. Les dernières en date se sont produites sur le territoire de Saint-Etienne du Rouvray. En 2008, lorsque 4 bombes britanniques de 120 kg, 31 kg d’explosifs chacune, furent découvertes dans l’emprise de l’hôpital du Rouvray, 62 logements furent évacués et 55 patients de l’établissement dirigés vers d’autres unités de soin. En 2010, toujours dans l’enceinte de l’hôpital, un engin de 250 kg fut mis à jour nécessitant l’évacuation de 1.500 habitants ainsi que d’une école maternelle. De moindre importance mais traitée avec la même célérité, c’est sur le site du futur éco quartier Flaubert que la prochaine opération va se dérouler. En effet, « dans le cadre d’un chantier de réhabilitation d’un ancien site industriel, un engin explosif d’environ 40 kg, datant de la Seconde Guerre Mondiale, a été découvert sur la commune de Petit- Quevilly » ont déclaré les services de la préfecture, précisant « que celui-ci a fait l’objet d’une expertise immédiate par le service de déminage de la sécurité civile » et, qu’en attendant sa neutralisation, «  des mesures de protection écartant tout danger ont été prises ». Ainsi, dès 7 h dimanche 14 septembre, la zone d’habitation à proximité du site où se trouve l’engin sera évacuée. 80 foyers sont concernés par ces directives et ont d’ores et déjà été contactés par les services préfectoraux. Un dispositif d’accueil sera prévu dès 7 h dans la salle polyvalente l’Astrolabe, à proximité de l’Hôtel de Ville de Petit-Quevilly. Dans le secteur de la rue de La Motte, touché par ces dispositions, l’on ne semble pas s’émouvoir outre mesure. « Bien sûr on ne pourra pas faire de grasse matinée » confie Laura qui ira chez ses parents à Rouen, « mais je préfère être loin si jamais … ».

Petit-Quevilly – Animasportsloisirs

Pour tous les goûts.

Chaque année, Animasportloisirs rassemble les associations sportives et socio-culturelles de la ville. L’édition 2014 n’a pas dérogé à la règle, recevant la visite de plusieurs centaines de personnes. Si cet évènement a permis la présentation de nouvelles associations telles ARC en GEM, VTT ou boxe Thaï, elle a également été l’occasion, pour la municipalité, de mettre l’accent sur la mise en place d’activités découlant de l’analyse des assises du sport qui s’étaient tenues en mai 2011. « Depuis 3 ans, nous déclinons tous les enseignements tirés de cette consultation » explique le premier adjoint Martial Obin, « peu à peu, en collaboration avec les services, des formules sont activées, que ce soit pour les plus jeunes ou pour les seniors ». Il en va ainsi pour « Animaludo », un accueil original à la demi-journée proposée aux enfants âgés de 6 à 12 ans. Ils sont accueillis dans la maison de l’enfance Alphonse Daudet. Durant les vacances d’été,  animations et séjours sont possibles pour les enfants de 3 ans à 5 ans et demi  qui sont accueillis au centre de la Bulle Bleue et Henri Wallon. Pour ceux que l’on appelle dorénavant les « jeunes seniors », des activités sportives conviviales et variées de type remise en forme, cyclo ou gym en musique sont proposées de même que du fitness, zumba, step ou bodyscult pour des parents qui souhaitent s’accorder un moment de liberté pendant que leur enfant est pris en charge par le « Baby sport ». Avec une augmentation de 20% des licenciés durant la saison 2013, l’offre loisirs, sports et culture à Petit-Quevilly s’efforce de répondre aux attentes des habitants.

Saint-Etienne du Rouvray. Depuis 2010, le fonctionnement du site du Madrillet est émaillé de conflits avec la direction.

Halte au mépris.

Ainsi que cela avait été prévu, des employés de la plateforme industrielle courrier (PIC) à Saint-Etienne-du-Rouvray, ont observé un arrêt de travail hier entre 12 h 30 et 14 h 30, profitant de ce moment pour se réunir devant les grilles de l’entreprise et partager un barbecue. « Malgré la rétention d’information de la direction concernant le nombre de grévistes, nous pouvons l’estimer à plus de 50% » devait déclarer Jacky Pitard, représentant du syndicat Sud en intersyndicale avec la CGT. Ainsi que nous le rappelions dans notre édition du 10 septembre, les salariés grévistes entendaient dénoncer « le mépris affiché par la direction à l’égard des organisations syndicales et du personnel entraînant ainsi une détérioration des conditions de vie au travail et des conditions de travail ». Pour le représentant syndical, « ce conflit, tantôt larvé, tantôt exprimé, dure depuis plusieurs années et les diverses fin de non-recevoir à nos doléances de la part de la direction sont la goutte qui fait déborder le vase ».

Grand-Couronne – Assemblée générale HOPE

Hope, l’espoir entretenu.

« C’est l’occasion de revoir les copains, de faire le point sur les situations de chacun après la fermeture de l’usine… ». De la nostalgie mais également de l’espoir dans les propos de la centaine d’adhérents qui se sont réunis vendredi soir dans la salle de « l’Avant-Scène » prêtée par la municipalité de Grand-Couronne pour la première assemblée générale de l’association « Hope ». Rapport financier, rapport moral, questions diverses… La parole a été donnée à tous ceux qui voulaient apporter leurs idées afin de faire fonctionner au mieux cette structure qui vise à remplacer l’ancien comité d’entreprise et à faire perdurer l’esprit de famille qui régnait du temps de l’activité de la raffinerie. « Nous sommes avant tout une association d’assistance et de bienfaisance », a rappelé son président Bruno Capron, « Elle a pour but, indépendamment de toute appartenance politique, syndicale ou religieuse, d’aider tous les ex-salariés ayant travaillé chez Petroplus, en détresse morale et/ou financière, en les épaulant dans des démarches pour la recherche d’un emploi, d’une formation ou d’un logement. Elle permet également de renforcer les liens amicaux qui existent déjà entre ses futurs membres au moyen de réunions, activités sportives ou culturelles ». 

Rouen – Jacky Mabille

Jacky Mabille, 55 ans, restaurateur. Jacky Mabille a toujours vécu à Saint-Sever. Il y travaille depuis 2001.

J’AIME

. «Plutôt de parler de ce que j’aime dans ce quartier, je devrais plutôt évoquer ce que j’aimais… Cette ambiance village qui y régnait et qui, malheureusement tend à disparaître. Bien sûr je pourrai me réjouir du multiculturalisme qui, peu à peu, a remplacé la société d’autrefois, mais je crois que cette nouveauté ne s’est pas faite dans des conditions idéales… Et cela se ressent au niveau de l’offre commerciale. Pour exemple, la rue Saint-Sever et celles adjacentes ne proposent plus la diversité qui en faisait une référence auparavant. Restauration rapide, coiffeurs… ont poussé comme des champignons. Je pense que la mairie pourrait parfois faire valoir son droit de préemption pour racheter du foncier et, peu à peu, réorienter l’offre. Pour autant, j’aime voir les constructions de nouveaux logements car synonyme de chalandise mais là encore je reviens sur l’offre commerciale. Pour garder ces éventuels consommateurs il faudra mettre en face de la qualité et de la diversité ».

JE N’AIME PAS

. «La politique menée contre la voiture ! Pas ou peu de stationnement pour de courtes durée. Il y a le parking du centre commercial un point c’est tout. Pas de possibilité de s’arrêter pour faire une course de cinq minutes et gare à celui qui fait fi du code de la route. La semaine dernière j’ai été verbalisé trois fois alors que je déchargeais des marchandises pour mon restaurant. Certes il y a les lignes de bus dont il faut préserver la libre circulation mais là, on est tombé dans l’absurde, qui plus est avec la fermeture du pont Mathilde qui a drainé des centaines d’automobilistes perdus dans un sens de circulation incompréhensible. Cela devrait s’améliorer avec sa réouverture ».

J’AIMERAIS

. «Une concertation plus évidente avec les riverains pour tout ce qui touche les grands changements. Bientôt, la nouvelle halle des Emmurés va être mise en service. Il serait bon de connaître quels seront les commerces qui y seront présents. Si c’est pour faire du neuf avec du vieux, l’allure du quartier n’est pas prête de changer ».

Sahurs – Geneviève Eggersdorfer – Chef de choeur chorale Val de La Haye

Partager le plaisir de chanter ensemble.

Une nouvelle saison s’annonce pour la chorale du Val de La Haye avec, pour objectif, « le plaisir de se faire plaisir », ainsi que l’annonce Geneviève Eggersdorfer, le nouveau chef de chœur qui vient de rejoindre l’ensemble de chant choral. Cette native de Brive la Gaillard (19), diplômée de piano au conservatoire de Metz va en effet mettre son expertise de soprano au service de la trentaine de membres de l’association vaudésienne soutenue par les communes de Sahurs, Saint-Pierre de Manneville et le département de Seine-Maritime. « Au sein de notre chorale nous allons explorer les chants profanes. Il n’y a, pour cela, aucune obligation de connaître la musique. Nous pratiquons en amateur et ne sommes là que pour nous faire plaisir. Pour autant, nous recherchons toujours des chanteurs, dans tous les registres. Tous seront les bienvenus et il encore possible de s’inscrire». L’activité chant choral reprend en effet le mercredi 17 septembre prochain, de 20 h 30 à 22 h 30 au foyer André Maurois du Val de La Haye. La cotisation annuelle est de 20 euros et la participation aux frais de l’activité de 40 euros. Pour tous renseignements, prendre contact avec le président au 06.29.55.44.95 ou le chef de chœur au 06.26.61.72.61 ou par mail via chorale.valdelahaye@orange.fr.

Rouen – Isabelle Cramilly – (C’est mon quartier)

Isabelle Cramilly, 44 ans, est boulangère. Elle vit et travaille sur l’ile Lacroix depuis dix ans.

J’aime

. « J’aime l’ambiance village de l’ile. La majorité des habitants se connaissent. Plus que des voisins ou des clients, ceux-ci sont devenus de véritables amis ».

. « L’accessibilité du quartier, notamment depuis que la voie d’accès dédiée a été remise en place. Au niveau des transports en commun nous sommes bien desservis. Mes enfants n’ont pas loin à aller (pont Corneille) pour attraper un bus et aller à leurs différentes activités ».

. « Moi-même qui suis commerçante, je loue la présence d’autres boutiques. La supérette, la boucherie… On peut faire ses courses sans quitter le quartier ».

. « Et puis il y a toutes ces activités sportives qui sont proposées sur l’ile au premier rang desquelles il y a bien sûr le hockey ou le bassin olympique. De nombreuses personnes viennent là pour ça et cela assure une fréquentation massive du quartier.

Je n’aime pas

. « Je n’ai pas aimé la fermeture du pont Mathilde. Cela a contribué à la désertion du quartier. Mais, heureusement, cela est en passe de n’être qu’un mauvais souvenir ».

. « L’absence de mise en valeur de l’ile. Lorsque l’on est rive droite, la simple vue de notre quartier ne donne pas envie d’y venir ».

. « Le manque de stationnement pour de courtes durée, le temps d’aller faire une course ».

J’aimerai

. « Un aménagement des berges de la Seine et la mise en place, comme cela avait été prévu, d’un parcours de santé tout autour de l’ile, agrémenté d’un promenade. Cela rendrait l’endroit plus accueillant, un peu comme ce qui a été réalisé sur les quais rive gauche. C’est mignon, ça donne envie de s’y arrêter ».

. « La remise en état des terrain de tennis qui n’invitent pas vraiment à aller y jouer. Ou alors leur transformation. Sur l’ile il y a trop d’espaces perdus pour rien. L’ancien complexe aquatique par exemple. Un endroit de détente comme celui de Grammont pourrait y prendre place… ».

. « Et puis, surtout, qu’on nous rende les 24 heures motonautiques dans leur version d’origine ! De l’animation, durant 24 heures, voilà qui peut redonner de la vie dans notre ville de Rouen et surtout sur l’ile ».

Petit-Quevilly. Encore une belle édition du tournoi de football de l’USQ réservé au moins de 17 ans.

Un spectacle que Mahmoud n’aurait pas renié.

Encore une fois, le tournoi national de l’USQ réservé aux footballeurs de moins de 17 ans aura tenu toutes ses promesses. Les 240 sportifs de 12 équipes représentant une partie de l’élite du foot français ont donné une belle image de ce sport au cours des matchs disputés sur le complexe du stade Lozai. Si les Canaris n’ont pu s’attribuer qu’une dixième place, il est cependant à noter que les équipes les précédant sont toutes issues de clubs formateurs. C’est néanmoins un autre club haut-Normand qui a brillé en finale en « atomisant Rennes » sur le score de 4 buts à 0 après avoir indubitablement survolé ce tournoi. Victoire également pour l’ensemble des bénévoles, des éducateurs et des membres salariés du club ayant participé à cette organisation, eux qui, dans un coin de leur tête, n’ont cessé de penser à Mahmoud Tiarci, décédé il y a deux semaines. A cet effet, le club a décidé, afin de lui rendre un hommage qu’il mérite, de rendre l’accès au stade gratuit le 30 août prochain lors de la venue de Sedan, pour le compte de la 3ejournée de championnat CFA. Attention ! Bien que gratuit, l’accès au stade sera soumis à la présentation d’un billet aux portes (c’est une obligation réglementaire). Les billets seront distribués gratuitement à la billetterie du stade.

Rouen. Initialement engagé dans la voie du commerce, Jean-Marie Minguez s’est finalement fait un nom dans la bande dessinée.

La génétique du dessinateur.

Il est des destinées auxquelles  on ne peut échapper. Celle de Jean-Marie Minguez est de celles-là. « Du plus loin que je me souvienne, on était, dans ma famille, très portés sur le dessin. Maman dessinait, moi-même, petit, je gribouillais déjà très bien m’a-t-on dit… ». Pourtant, ce natif de Perpignan embrassera des études de commerces. Mais le ver est dans le fruit ! « La passion, inexorable, me tient. Rien d’autre que le dessin ne semble trouver grâce à mes yeux ! ». Il décide alors de s´orienter vers la création graphique. Ses nuits se résument à travailler et perfectionner son coup de crayon, à affiner ses couleurs. Car son objectif est maintenant clair : devenir dessinateur de bandes dessinées. Ses efforts sont récompensés. Il débute comme coloriste dans des magazines puis comme dessinateur dans les pages de la revue Zembla. Il illustre la série « Le Grimoire de Féerie » ainsi qu´un conte dans le tome 5 des Contes du Korrigan (Ed. Soleil Celtic). Parallèlement, il illustre la nouvelle version du célèbre jeu de plateau « Mr Jack » aux éditions Hurrican. Puis s’enchaîneront deux tomes de « Carabosse » chez Le Lombard ainsi qu’un un nouveau jeu, « Lady Alice » chez Hurrican. L’an dernier, paraît enfin « Exil », un récit sur les émigrants de la guerre civile espagnole, inspiré de la propre vie de son grand-père, aux éditions Vents d’Ouest. Entretemps, Jean-Marie Minguez s’est exilé en Angleterre. Il en tire un premier artbook, « Made in England », un recueil sur l’ensemble de ses travaux réalisés pendant sa période londonienne. « Cet ouvrage a été un franc succès et l’ensemble du tirage a été écoulé en un an ! » se félicite l’artiste. « Deux ans ont passés, et j’ai eu envie de retenter l’aventure… ». Pour financer l’édition de cet Artwork 2, intitulé « Moving Forward », Jean-Marie fait appel à un site de financement participatif (crowdfunding) très connu. Et, à sa grande surprise, sa cible est atteinte en… 6 heures ! Depuis, le dessinateur augmente régulièrement les objectifs, le dernier en date frôlant dorénavant les 500% du défi initial. A la clef pour les contributeurs, toujours plus de cadeaux et de bonus. Il est encore possible de le supporter via http://fr.ulule.com/artwork-2_moving-forward/. Jean-marie Minguez sera également présent au prochain festival de Darnétal du 27 et 28 septembre prochains.

Rouen. La grande migration des pèlerins de Lourdes.

Grâce à une organisation millimétrée et dans une ambiance bon enfant, sept-cent vingt et un pèlerins ont pris place hier lundi dans un double TGV en gare de Rouen afin de participer au 119epèlerinage du diocèse de Rouen à Lourdes sous la présidence de Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen. Parmi ces pèlerins : 100 malades accompagnés par 130 membres de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et 40 Scouts et Guides de France, 54 jeunes avec le Service diocésain de la Pastorale des Jeunes, 18 membres du groupe des Amis de Lourdes (gens de la rue), une délégation du Secours Catholique de 30 personnes (principalement des familles) et une quinzaine de prêtres. Jusqu’au 23 août tous ces pénitents seront animés par un thème : Lourdes, la joie de la conversion.

Rouen. Arnaud Bertereau et Monsieur Rêve, unis dans leur imaginaire, proposent Confrontation à la galerie Mona.

Portraits-robots.

Cette nouvelle double exposition réalisée par Arnaud Bertereau et Mickaël Féron alias « Monsieur Rêve » est intitulée « Confrontation ». Mais en est-ce bien  une ? Car dans le petit cocon de la galerie Mona, siège de leur expression, les quinze photographies de singes (gorilles) sélectionnées par Arnaud Bertereau, semblent discourir et échanger avec les quinze têtes d’argiles et les quinze « robots » fabriqués par Monsieur « Rêve ». Le lien, entre ces portraits animaliers en noir et blanc où le regard des primates paraît accusateur et tellement humain, et les cubes de technologies concoctés à partir des vieux outils du grand-père de l’artiste, résume l’histoire du monde avec un grand H. Cette préhistoire que l’on attribuerait à nos ancêtres se déplaçant à quatre pattes répond parfaitement aux objets inanimés détenteurs de savoirs et de fonctions… « Ces images ont été prises dans un zoo » explique le photographe, « ces animaux sont enfermés parce que l’on veut les protéger. Mais, subitement, on réalise en les regardant que ce sont eux qui nous regardent… ». Étrange malaise en effet que cette situation de regardant regardé, collant si justement à cette présentation où l’on ne distingue plus franchement qui du robot ou du primate regarde l’autre, dépend de l’autre… Encore une fois, le diplômé de l’école des Gobelins laisse libre court à la perception de ses installations par le visiteur mais ce dernier devra obligatoirement s’interroger. Que cachent donc ces regards de singes, quel mystère entoure les numéros ou les clefs figurant sur les robots ? Monsieur Rêve élude la question. « Il y a des surprises… à découvrir ! Chacun des robots a un nom, que je dévoile… ou pas ! Protagoras, Timée, Gorgias… ». Le mieux est encore d’aller voir et c’est à la galerie Mona jusqu’au 21 août. Prévenir avant au 02.35.71.18.10.

Rouen. Le musée dans la rue. Découverte cet été des statues qui peuplent nos cités. La visite se poursuit à la Grand-Mare.

En quête de la fontaine Tolmer.

La Grand-Mare, en plein après-midi, arrêt Couperin de la ligne de bus T2. Des enfants profitent de l’aire de jeux, des adolescents discutent football et petites copines … « Savez-vous où je pourrais trouver la fontaine Tolmer ? ». De grands yeux écarquillés sur le visage de Soulemane, une quinzaine d’années et, enfin, une réponse. « Si tu sais pas dans quel immeuble il habite, je peux pas te renseigner. Je ne connais pas tout le monde ici… ». Evidemment ! Il faut dire que, même si l’artiste est connu, peu d’informations intéressantes figurent sur l’internet et encore moins d’images de cette fameuse fontaine monumentale. Un couple de sexagénaires profitant du soleil dénouera la quête. « Oui bien sûr, on connaît, elle n’est pas loin… ». Chemin faisant, Monique et Laurent se font un plaisir de conter la vie de leur quartier depuis qu’ils y sont arrivés en 1968, dressant le contexte entourant l’installation de cette sculpture monumentale. « C’était en 1970 ou 1972 » se souvient Laurent, « il n’y avait alors pas de bâtiments autour ». « Bien sûr », renchérit Monique, « nous étions encore sur les terres de la ferme de la Grand-Mare. Certains allaient même y chercher du lait… ». Au 110 de l’avenue Couperin, enfin, elle se dresse, adossée aux bureaux de la direction des eaux de la CREA. Elle paraît plus petite que sur l’unique photo disponible sur le web. « C’est logique », élude Laurent, « elle n’est plus isolée, elle épouse la perspective des constructions alentour… Et puis elle a été restaurée il y a une quinzaine d’années après qu’elle eut été vandalisée. En plus, dans le temps, il y avait de l’eau qui coulait dessus ». Cette eau, dont la fontaine Tolmer semble maintenant être l’élément central, installée dans l’enceinte du bureau de gestion de l’eau de la CREA, non loin de la piscine Salomon, sur les terres fertiles de la ferme de la Grand-Mare…

Petit-Couronne. Ils sont artisans, amoureux de leur métier et s’érigent en ambassadeurs de la bel ouvrage. Aujourd’hui, Christian Sublin, artisan ébéniste à Petit-Couronne.

La passion au bout des doigts.

Un atelier, des machines modernes, un outillage manuel, des odeurs de bois, de cire et de vernis. Christian Sublin n’a pas encore parlé et pourtant, il est clair qu’il a envie de raconter. De livrer sa passion pour le bois, les belles choses, le travail manuel… Ses souvenirs ne mettent pas longtemps à ressurgir ! « Je suis né dans la Manche, il y a 65 ans… Sur la route qui menait à l’école il y avait un atelier d’ébénisterie. Je m’y arrêtais. Je prenais un plaisir fou à regarder le patron travailler, utiliser les gouges, ciseaux, racloirs, bédanes ou trusquins, ces outils aux noms bizarres… Mon grand-père était tonnelier charron, encore le bois ! A croire que je ne pouvais échapper à ma destinée… » De fait, Christian ira en apprentissage à Marigny, non loin de Saint-Lôt (50) où il décrochera son certificat. En 1967 il débarque en région rouennaise. « Il y avait de l’embauche à cette époque-là ! ». Très vite en effet il intègre des sociétés fabriquant des meubles, il y fait ses preuves et décide, en 1978, de se mettre à son compte. Il s’installera à Petit-Couronne. Commodes, encoignures, secrétaires, cabinets, bureaux, bibliothèques, armoires et cuisines naissent sous ses doigts et ses longues heures de travail passionnées. « Le bois est une matière vivante, unique. Je travaille un bois aujourd’hui et, même si j’en prends un autre de la même essence demain, il sera veiné différemment. Ce qui me plaît vraiment dans ce métier, c’est de suivre la réalisation d’un meuble depuis sa conception jusqu’à sa fabrication. Chaque fois c’est nouveau ». Néanmoins, les ébénistes se font rares. « Les jeunes peinent à trouver un maître d’apprentissage. Le meuble en « bois d’arbre » est moins couru qu’avant. Les gens préfèrent le kit, en particules, pas cher et jetable… ». La retraite ? « J’y pense comme tout le monde. J’aimerai que quelqu’un prenne ma suite évidemment ». Pour l’instant, Christian met une dernière touche à la cuisine qu’il droit livrer, en attendant d’autres commandes. Christian Sublin, ébéniste – 1465, rue Aristide Briand – 76650 Petit-Couronne – 02.35.69.35.76.

Rouen. L’heure est aux derniers préparatifs pour le 119e pèlerinage à Lourdes du diocèse de Rouen.

Aimer c’est tout donner.

Ce slogan, affiché sur les bracelets remis à chaque participant, sera certainement le leitmotiv de ce 119e pèlerinage à Lourdes organisé par le diocèse de Rouen sous la présidence de Monseigneur Jean-Charles Descubes. Un double TGV s’ébranlera lundi prochain de la gare de Rouen avec, à son bord, pas moins de 721 pèlerins dont 100 malades accompagnés par 130 membres de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et 40 Scouts et Guides de France, 54 jeunes avec le Service diocésain de la Pastorale des Jeunes, 18 membres du groupe des Amis de Lourdes (gens de la rue), une délégation du Secours Catholique de 30 personnes et une quinzaine de prêtres. Au programme de cette excursion dans la cité mariale, des conférences, des rencontres, des ateliers mais également des messes, des chemins de croix et des processions eucharistique. « Aimer c’est tout donner » est également le refrain qui motive les organisateurs bénévoles sous la houlette du Père Jacky-Marie Lhermitte, le directeur du pèlerinage. « C’est de la logistique » avoue Serge Boué qui, en compagnie de Martine Bazire, participe à la conception du voyage depuis plusieurs années. « Même si l’organisation est décentralisée sur les paroisses, il faut faire le point en général et en détails ». Ainsi, mardi matin, était-ce l’heure de certaines mises au point avec les responsables de groupes. Parmi ceux-ci, l’excitation du départ était déjà perceptible. « Lourdes, c’est la fraternité avec le message de Bernadette » prônait Marc, de La Feuillie, « j’arrive même à emmener avec nous des gens qui sont en vacances dans mon village… ». Pour Pierre, bénévole à la cathédrale Notre-Dame de Rouen, « l’événement est incontournable ! Ma « première fois fut en 1958 lors du 2epèlerinage militaire et cette année sera ma 20e visite à Lourde. C’est une nécessité, une façon de se ressourcer, d’échanger, de comprendre… ». Marie-Thérèse elle, accompagnera ses paroissiens de Barentin. « C’est en 1990 que cela a commencé. Une copine m’a invité à participer. Depuis je ne peux plus m’en passer ! ». Le 15 août, ils participeront tous à la grand-messe dans la basilique Saint-Pie XII. Ils n’y seront pas seuls puisque, tous les ans, en ce jour de l’Assomption, ce sont des milliers de personnes venues du monde entier qui y communient. Ceux qui voudraient être du voyage peuvent encore s’inscrire via le 06.07.12.80.62.

Oissel. Frédéric Pélican a participé pour la première fois aux championnats du monde de tir, catégorie 22 Hunter.

A la recherche de l’ultime précision.

« Je n’aime pas les armes à feu… ». Malgré ce paradoxe avoué, Frédéric Pélican vient de participer pour la première fois aux épreuves du championnat du monde de tir « 22 hunter » qui se sont déroulées à Volmerange-les-Mines (57), près de la frontière avec le Luxembourg. S’il n’est pas monté sur un podium, cet événement n’en a pas moins été une sorte de consécration pour cet Osselien de 56 ans, venu sur le tard à la pratique de cette jeune discipline. « J’ai commencé le tir il y a 5 ans. C’était une idée d’une amie. Nous avons alors intégré l’Association de tir de Criquebeuf sur Seine (ATCS). Pendant un an, j’ai fait des cartons avec une carabine à plomb ! C’est un noviciat obligatoire pour tous les débutants. Et comme je l’ai précisé, je n’aime pas les armes à feu, ce qui fait du bruit, qui semble violent… Je suis plutôt dans la recherche de la performance, de la méticulosité. La pratique du « 22 hunter » correspondant parfaitement à ces aspirations ». Littéralement « chasseur au 22 long rifle », si ce tir sportif n’est apparu en France qu’à à la fin des années 70 comme dans la plupart des pays européens, il existait depuis fort longtemps dans l’Ouest américain sous la forme de concours d’habilité et de précision. Il s’agissait alors de tirer sur de petits animaux sauvages.  Il est pratiqué chez nous par une centaine de tireurs. Plus de  la moitié des tireurs français sont d’ailleurs d’un niveau international.

« Mais nous ne sommes pas des cowboys » précise Frédéric Pélican, « c’est même tout le contraire ! Nous sommes vraiment dans l’univers de la balistique. Plein de facteurs sont ainsi à prendre en compte afin d’effectuer le tir parfait. Vitesse du vent, hygrométrie, température, qualité de la munition, assise et position de l’arme et, surtout, un mental à toute épreuve. Calme, relaxation, concentration… ». Effectivement, sur le pas de tir, Frédéric mettra de longues minutes avant d’obtenir par sa recherche et son approche technique, la précision absolue. Il disposera alors de 30 minutes pour « faire mouche » sur les 25 cibles, minuscules à 50 mètres. « Dans la recherche de la perfection, le but du jeu est de se poser toujours et encore les même questions… ». Pour assouvir sa passion, Frédéric s’entraîne à l’Association de tir de Criquebeuf sur Seine qui dispose d’installations couvrant de nombreuses pratiques allant du tir au plomb à 10 mètres jusqu’au tir longue distance à 300 mètres. Fort de ces centaines d’adhérents, le club présidé par Michel Chambron offre ainsi une palette complète de moyens pour les éventuels compétiteurs intéressés. Plus de renseignements au 06.25.03.13.62.

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