Les potentiels repreneurs de la raffinerie de Petit-Couronne ont jusqu’au 5 novembre pour déposer une offre. En attendant, salariés et syndicats occupent le terrain. Calendrier.
Dès le 17 octobre, Net Oil, débouté par le tribunal la veille, faisait part de sa volonté de présenter une nouvelle offre. Alafandi Petroleum Group a également signalé à l’intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC, qu’il maintenait sa candidature. En attendant, l’intersyndicale du site prévoit plusieurs actions. Objectif : occuper le terrain.
Mobiliser les troupes
« Il faut mobiliser nos propres troupes, explique Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale. Avec la mise en liquidation, chacun a pris un coup derrière la tête et nous avons tous été au plus bas. Mais cela ne change rien. Il faut absolument qu’au soir du 5 novembre, il y ait des dossiers assez construits pour être validés. »
Une nouvelle assemblée générale se tiendra ce vendredi 26 octobre, à 12h45, devant la raffinerie de Petit-Couronne. Suivra une nouvelle action, dont la nature et le lieu ne sont pas encore connus.
Mardi 30 octobre, salariés et intersyndicale seront reçus par le président de Shell, à Colombes, au siège de l’entreprise qui a été propriétaire du site pendant 80 ans, et qui avait proposé, en février dernier, un « contrat de processing » de six mois à Petroplus.
« Nous n’y allons pas pour discuter du “contrat de processing”, précise Yvon Scornet, mais pour dire à Shell qu’il va falloir prendre ses responsabilités, et cela quelque soit l’issue. Shell reste redevable de notre dette sociale. »
Grève nationale
Lundi 5 novembre, date limite de dépôt des offres de reprise de la raffinerie Petroplus, l’intersyndicale appelle à une grève de 24 heures, reconductible, dans les raffineries et dépôts de carburant de France.
« Nous continuerons à faire tourner des unités avec des personnes réquisitionnées, annonce Yvon Scornet. Ce n’est pas le moment d’arrêter la production, la situation est trop fragile. Tous les autres employés seront en grève. »
« Si la raffinerie ferme ses portes, ce sera 10 ou 15 % du chiffre d’affaires en moins pour les petits commerçants, souligne Yvon Scornet. Surtout les commerces de bouche, comme les boulangeries, les snacks et les traiteurs. L’impact ne se limitera pas aux salariés de Petroplus. Il faut comprendre que cela coûterait beaucoup plus cher à la France de fermer la raffinerie que de nous aider à vivre. »
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