Pour le président de la CREA, la crise valide le choix d’une communauté élargie

(fil-fax 20/10/12)

Les difficultés des entreprises qui frappent le bassin économique de Rouen valident un des aspects qui avaient conduit à la création de la CREA en 2009, a estimé vendredi Frédéric Sanchez, président (PS) de la communauté d’agglomération de Rouen, Elbeuf, Austreberthe, qui s’exprimait devant la presse. En plein dans la tourmente Petroplus, M. Sanchez a insisté à plusieurs reprises sur « l’avenir industriel » du site de Petit-Couronne qui, en l’état reste celui d’une raffinerie, jusqu’au 5 novembre qui sera la date butoir. « Affronter a liquidation éventuelle de Petroplus, c’est plus facile quand on est à une échelle qui permet de prendre en considération les problèmes que ça pose et d’accompagner des projets ambitieux »

Quatre mois avoir remplacé Laurent Fabius, le nouveau président de la CREA se trouve donc confronté à « un choc psychologique et humain » qui, dit-il, le confirme dans l’idée qu’il y avait « intérêt à se doter d’un moyen d’action capable de manœuvre, y compris dans la tempête »  De cela, la CREA est capable, pas l’ancienne agglomération.

Si les actions de la CREA se portent vers les communes, les transports et les grands équipements, l’action économique apparaît clairement comme le socle du projet de la communauté pour les prochaines années. Dans ce domaine, Frédéric Sanchez annonce des « initiatives nouvelles dès 2013 ». La priorité sera donnée à la création d’entreprises sous des formes diverses. La CREA va mettre en place avec les grandes écoles et l’université, un nouveau dispositif de soutien aux plate-forme technologiques, la mise en place d’une plate-forme de l’entreprenariat étudiant pour aider des projets. Des crédits importants y seront affectés en collaboration avec la Région, notamment par un Fonds de l’Innovation.

Sur le terrain, la CREA veut également se donner des moyens pour utiliser les friches industrielles avec notamment les 600 ha de Seine Sud (de Sotteville les Rouen à Oissel) qui attendent que soit fixé le sort et l’éventuel tracé du contournement-Est de Rouen qui déboucherait au milieu Seine Sud. Les espoirs d’implantation portent sur l’industrie de la chimie verte, d’une nouvelle logistique.

La CREA entend également être un « pionnier » de la mobilité électrique. « On a la chance d’accompagner le pari industriel de Renault sur le véhicule électrique », remarque M. Sanchez en citant le développement des fabrications de moteurs à l’usine de Cléon. Ça se fera par l’implantation de nouvelles bornes de recharge publique, l’encouragement à l’installation dans des locaux privés.

Sur un plan institutionnel, la CREA va anticiper « l’acte III de la décentralisation » que prépare le gouvernement. « Nous travaillons activement avec la région à la rédaction d’une convention fixant nos champs d’action », explique Frédéric Sanchez qui se dit confiant sur la bonne répartition des taches entre une agglomération qui « pilote » sur le terrain des projets précis et la Région qui les finance.

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