« Rien n’est jamais perdu ». C’est la phrase qui m’est venue à l’esprit au moment de prendre la parole lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’ICIAD à Lillebonne. Rien n’est jamais perdu, c’est l’expression de la volonté. La volonté de Nicole Duramé, présidente de cette association très active dans le domaine de l’insertion. Entourée d’abord de Claudine Verneulen, puis de Ludovic Laurence, directeur de la structure, Nicole Duramé a su convaincre les partenaires institutionnels de coutenir les projets de l’ICIAD. Rien n’est jamais perdu en effet quand c’est la passion qui sert de carburant et le progrès qui joue le rôle de moteur. Il faut beaucoup d’énergie pour bousculer les habitudes, lever les obstacles et agir dans l’innovation. La promotion du projet de combustible à partir de déchets de textiles n’a pas été évidente. La réglementation est parfois en retard sur l’innovation. Les financements absents. Et les réticences nombreuses. Rien n’est jamais perdu c’est aussi l’expression de la solidarité. L’idée que porte l’ICIAD depuis sa création est finalement assez simple. Chacun a le droit à une seconde chance. L’échec dans son parcours de formation ne doit pas fermer toutes les portes. L’accès à l’emploi est primordial. Il est source de dignité et permet de se reconstruire. L’ICIAD accueille des personnes qui ont besoin de s’insérer grâce au travail. Et comme le dit si bien, Paul Dhaille, président de l’Agence du développement dans le CVS, l’ICIAD c’est une vraie entreprise. Elle offre de vraies conditions de travail. Elle est une étape vers le retour à l’emploi dans de vraies conditions de travail. Il a raison d’insister sur ce point. Rien n’est jamais perdu c’est enfin l’expression d’une réalité. Nous le savons, les ressources s’épuisent. Nous sommes dans un monde fini. Il faut tourner le dos à la société de l’obsolescence programmée. Il nous faut changer nos modes de consommation et de production. Les gaspillages coûtent. Notre environnement en souffre. Notre économie aussi. Jean-Claude Weiss, Président de la CVS, a défendu le principe de l’économie circulaire, instaurée à la CVS par Dominique Anetta, maire de la Frenaye. Récupérer les déchets pour les réutiliser comme matière. La recette est vieille comme le monde. On avait fini par l’oublier. J’ai eu l’occasion de rédiger un rapport parlementaire sur la gestion durable des matières stratégiques. Cette réalité m’a sauté aux yeux. Voir un déchet comme une matière, c’est bien pour l’environnement et bon pour l’emploi. En inaugurant les nouveaux locaux de l’ICIAD, la semaine dernière, nous avons découvert non seulement des espaces plus fonctionnels et plus grands comme s’est plu à le rappeler Nicolas Beaussart, maire de Lillebonne, nous avons aussi encourage les responsables de l’ICIAD à poursuivre leur œuvre car rien n’est jamais gagné !